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 And what about us now ? (feat Caerwyn)

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Lorena Mandez
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MessageSujet: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Jeu 5 Juin - 16:28


   

   
   

And what about us now ?
I've never been good at this temptation
   

   Après une dure semaine de travail rien de mieux pour décompresser qu'une soirée entre amis. Depuis son arrivée à Caerphilly Lorena a eu la chance de se faire quelques amis proches sur qui elle peut compter. Que ce soit Nolan son voisin ou Fauna une collègue avec qui elle s'entend à merveille, elle sait qu'elle peut se tourner vers eux quand tout va mal. Ce soir elle a décidé de se laisser embarquer dans un bar pour boire quelques verres et se changer les idées. Rien de mieux pour commencer le week-end. Lorena avait hésité avant d'accepter. Depuis que Caerwyn est sortit de prison elle ne sait plus trop où elle en est. Elle garde encore en tête les mots qu'il lui a adressé le jour où ils avaient faillit dépasser les limites. Finalement elle est peut-être trop fleur bleue, trop stupide. Comment avait-elle pu croire qu'elle pouvait lui plaire, qu'il ressentait vraiment quelque chose pour elle ? C'était idiot de sa part et avec le recul elle s'en rend compte. C'est donc avec l'idée d'oublier cette mauvaise période qu'elle rentra chez elle pour se préparer. Habituée de ce genre de sortie la jeune femme a toute une armada de tenues qu'elle n'a encore jamais mises. Elle n'a jamais eu l'occasion de faire autant les boutiques que depuis qu'elle vit ici, sa penderie le démontre d'ailleurs. La fièvre acheteuse l'a envahie si bien que la mexicaine ne sait pas se retenir devant une jolie robe ou de beaux escarpins. La jeune femme resta plantée un moment devant son placard avant d'opter pour une robe de cocktail classique, rouge. Une robe qui lui arrive légèrement au dessus des genoux et qui est discrètement fendue sur le côté droit. Ni trop chic ni trop déshabillé. Pas besoin d'être vulgaire pour être sexy. La jeune femme laissa ses cheveux onduler en cascade sur ses épaules et se contenta d'un maquillage très léger, juste de quoi illuminer son regard. Une pochette, une paire d'escarpins et la voilà fin prête pour sa soirée. Elle espérait bien s'amuser un peu ce soir, même si elle n'est pas du genre à abuser de la boisson. Elle savait déjà qu'elle allait s'amuser, reste à savoir comment finira la soirée. C'est toujours la grande question dans ce genre d'ambiance. Mais passons. Lorena prit les clefs de sa voiture et conduisit jusqu'au bar où elle avait rendez-vous. En avance comme toujours elle décida dans un premier temps de rester dehors à attendre ses amis. Mais il faisait assez froid ce soir là et la chaleur qui semblait se dégager de l'établissement l'attira vers l'intérieur. Elle chercha ses amis du regard, qui sait s'il ne sont pas déjà entrés. La jolie brune ne reconnu personne au premier regard, jusqu'à ce que ses yeux se posent sur une silhouette familière.

  A croire qu'elle est destinée à croiser cet homme à longueur de semaine. Un beau blond qu'elle ne connait que trop bien se trouvait à l'opposé d'elle. Elle ne voulait pas le voir et elle voulait encore moins que lui la voit. Elle ne saurait pas comment réagir face à lui. Lorena se précipita alors vers le bar où elle se posa sur un tabouret avant de commander un cocktail de fruits non alcoolisé. Commencer à boire seule ce n'est pas son style, mais si elle ne voulait pas attirer l'attention s'était le seul moyen de se fondre dans la masse. Le siège à côté d'elle était vide et elle croisa les doigts pour que quelqu'un vienne le prendre. Elle tourna volontairement la tête du côté opposé à Caerwyn pour qu'il ne la regarde pas. Seulement avec une robe rouge comme la sienne difficile de ne pas être vue. Elle se sentait vraiment bizarre, tiraillée entre la joie de voir qu'il allait bien, qu'il avait reprit une vie quasi normale et la colère. la colère face à ce qu'il lui avait dit, face à la stupidité dont elle avait fait preuve en prison. Elle ne savait pas quoi faire, quoi dire ou quoi penser. C'était trop inattendu pour qu'elle sache comment réagir.

   
   
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Sam 14 Juin - 23:54


Right from the start. You were a thief you stole my heart and I your willing victim. I let you see the parts of me. That weren't all that pretty and with every touch you fixed them. Now you've been talking in your sleep. Lorena & Caerwyn

And what about us now ?

Depuis qu'il était sortir de prison, il ne faisait que se perdre de plus en plus. Incapable de sortir de cette carapace trop solide qui s'était formée avec le temps, avec les dix années qu'il avait pu passer en prison. Ça changeait un homme. Ça changeait trop de choses et il s'en rendait compte. Caerwyn était renfermé, il ne parlait plus de lui, il semblait froid et avait parfaitement l'apparence d'un tueur. Il perdait le goût de changer les choses, il ne savait plus réellement s'il allait finir par y arriver ou s'il avait simplement envie de le faire. Les bars étaient les endroits où il traînait le plus souvent depuis sa sortie de prison. Il ne s'attachait. Le blond ne s'ouvrait, ne parlait pas. Il n'était qu'un foutu mur de glace impossible à faire fondre. Cet homme n'était pas Caerwyn. Les simples éclats d'un passé trop tumultueux, trop indésirable qui ne le concernait pas. Ça le tuait d'avoir perdu dix ans de sa vie et c'est ce que sa libération conditionnelle lui avait fait comprendre. Caerwyn se rendait compte qu'il avait manqué trop de choses. Dix années de sa vie. De folie. De connerie. D'amour. De famille. Il n'était que les affres de ces années perdues, des souvenirs d'antan dont il s'était lentement détaché. Dans le fond du bar, il se posait en solitaire comme la majeure partie du temps. Le blond n'était pas très bavard. Sa barbe de quelques jours ne lui donnait pas un air inspirant ainsi que ses cheveux longs qui tombaient de façon nonchalante contre ses épaules. La seule chose qui le différenciait d'avant était ses vêtements. Jeans. T-shirt blanc. Rien de prenant, de surprenant. Il se fichait complètement de ce dont il pouvait avoir l'air, il ne venait pas ici pour se trouver une future femme.

Une silhouette rouge attira son attention. Parce que cette couleur avait tout de voyante et parce que la demoiselle à l'intérieur du morceau de tissu lui était familière. Lorena. Cette part de douceur dans son monde de noirceur. L'ancien prisonnier se mordit la lèvre un instant tout en laissant son regard se poser autre part que sur elle. Il avait du mal à oublier la douceur de ses lèvres, sa peau tentante et entêtante. Le blond s'était dit que la repousser était la meilleure chose à faire même si au fond de lui c'était autre chose qu'il aurait pu ressentir. Le Gallois ne croyait plus en l'amour, en ce qu'il avait pu ressentir pour Alana. Ce sentiment qu'il se sentait incapable de ressentir à nouveau. Il serra les dents un moment se demandant ce qu'il devait faire. Il n'avait pas envie de la laisser en plan. Il n'avait pas envie de s'approcher d'elle pour parler de sujet complètement inutile. Il avait encore du mal à parler, à s'exprimer. Caerwyn s'était complètement perdu avec le temps. Avec les années. L'homme attrapa son verre entre ses doigts pour avaler une longue gorgée. L'alcool ne lui faisait plus rien. Ça faisait des semaines qu'elle accumulait les soirées arrosées et les verres trop remplis. Il posa la carcasse vide contre sa table, son regard se perdait sur elle. Elle qui tentait de l'éviter. Il pouvait le comprendre. Un homme s'approcha d'elle. Il le lorgna. Ce genre d'endroit ne renfermait, trop souvent, que des hommes désireux de combler leur manque au niveau de l'entrejambe. Gerrish le savait parfaitement. Ce n'était pas son cas. Il avait tendance à trouver les femmes fades. Les femmes inintéressantes.    

Hors de question qu'elle se fasse approcher par un de ceux avides de sexe, de perversion. Ca le dérangeait, un peu plus qu'il ne voulait le l'avouer, qu'il ne voulait le comprendre. Il se leva de son siège pour se mettre en marche vers la jeune femme. Sa main se posa contre l'épaule de cet homme, surement un peu trop ferme, un peu trop froid. « Je pense que ça serait bien de partir. Elle m'attendait.» Mensonge. Que pure invention de son esprit. L'homme le lorgna pendant un instant. Le regard de Caerwyn était glacial. Il s'éclipsa. Le Gallois posa ses iris céruléens dans ceux de la demoiselle, gardant une distance raisonnable entre eux. Qu'est-ce qu'il allait dire? Qu'est-ce qu'il allait lui raconter? Il n'en savait rien et c'est surement ce qui le rendait un peu nerveux. Il passa une main dans ses cheveux avant de lancer la première chose qui lui passa en tête. « Jolie robe.» Il avait un sens de la séduction fou. C'était un peu ridicule. Caerwyn ne savait pas réellement comment s'y prendre. Approcher des femmes ne faisait plus partie de sa vie depuis bien longtemps. Surtout elle. Il avait vraiment l'air stupide à ce moment précis, mais c'était impossible qu'il la laisse en plan sans venir lui parler. Ce n'était pas le genre d'homme à lui glisser des mots doux dans le creux du cou, lui dire qu'il rêvait à elle sans arrêt. Son esprit était torturé par tellement de choses, mais il ne l'avait pas oublié. « Je ne pensais pas vous croiser en dehors, mais Caerphilly est une petite ville. Je ne veux pas vous importuner.» Il a vouvoyait encore. Question d'habitude.

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Lorena Mandez
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Mer 18 Juin - 10:59


 

 
 

And what about us now ?
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  Difficile pour la mexicaine de passer inaperçue dans ce bar bondé. Sa robe rouge ne fait qu'attirer les regards ou est-ce seulement sa plastique qui attire les yeux des hommes présents dans la pièce. Elle sent leurs regards se poser sur elle même si elle feint de les ignorer, se moquant éperdument de  trouver un homme en ces lieux. Elle vient pour s'amuser et elle sait que lorsque ses amis arriveront elle finira par se fondre dans la masse. Après tout elle ne compte pas passer la nuit ici, elle sait d'avance qu'ils partiront dans un club passé minuit pour pouvoir se défouler sur la piste de danse. Lorena n'a pas pour habitude de s'arrêter sur les dires ou les regards des autres, elle vit sa vie et se moque pertinemment de ce que les autres peuvent penser. Du moins c'est ce qu'elle pensait. Car finalement il y a une personne dont l'avis compte pour elle, un homme qui lui a brisé le cœur, enfin presque. A une époque elle aurait tellement aimé savoir ce que Caerwyn pensait d'elle, ce qu'il ressentait pour elle. Cette tension entre eux l'a toujours troublé, jusqu'au jour où il a été très clair. Ce fameux jour où ils auraient pu déraper. Ses mots raisonnent encore dans l'esprit de la mexicaine. Il avait eu le courage d'être honnête il faut le souligner. Mais pour elle s'était difficile d'encaisser ses paroles. Lorena espérait donc oublier tout cela l'espace d'une soirée entre amis. C'était trop demandé visiblement. Son regard se posa presque immédiatement sur Caerwyn, comment ne pas voir ce beau blond assis seul à une table au fond de la pièce. La belle brune se précipita alors au bar, commandant un verre en espérant qu'il ne la reconnaisse pas, qu'il ne la voit pas. Elle fixa la porte d'entrée du bar, espérant voir ses amis faire irruption dans la pièce mais rien. Elle devrait peut-être leur envoyer un sms après tout, ce serait une bonne idée. Elle n'aura toutefois pas le temps de sortir son téléphone portable. Elle entendit le tabouret à côté d'elle glisser sur le sol comme si quelqu'un venait s'asseoir à ses côtés. Sur le moment elle trouva cela plutôt sympa, si la place est prise il y a moins de chance que l'ex détenu vienne s'y asseoir.

Elle garda la tête tournée à l'opposé, ne voulant pas immédiatement poser ses yeux sur son voisin de comptoir. Elle espérait que ce soit une femme avec qui elle pourrait discuter ou un homme marié venu simplement boire un verre après le travail. Elle n'aura finalement pas le temps de faire la connaissance de l'homme puisqu'il se fit gentiment remballer par une voix masculine, une voix qu'elle ne connait que trop bien, qu'elle a entendu pendant plus d'une année. La mexicaine tourna finalement le regard pour assister à la scène, entendant Caerwyn prétexter que la place était prise. Elle arqua un sourcil pour témoigner de son étonnement. Elle grimaça quand l'homme la regarda puis il laissa sa place à Caerwyn. La jeune femme se sentit alors tiraillée de l'intérieur par des sentiments à l'opposé l'un de l'autre. D'un côté elle était contente de voir que le beau blond avait fait en quelque sorte le premier pas, mais elle lui en voulait de son attitude. Si ça se trouve cet homme aurait pu être l'homme de sa vie, qui sait ? Elle n'aura pas l'occasion de le savoir. Les yeux de la jeune femme étaient posés dans ceux de l'ex détenu, mais elle ne voulait rien laisser paraître. Le regard neutre elle le regarda se passer une main dans les cheveux. Elle ne savait pas quoi lui dire. Elle ne savait même pas si elle voulait lui parler. Finalement c'est lui qui ouvrit la bouche en premier, la complimentant sur sa tenue. Lorena baissa les yeux sur sa robe avant de les reposer sur le visage de son interlocuteur. En temps normal elle aurait rougit, mais elle lui en veut tellement pour ce qui s'est passé qu'elle tenta de rester indifférente. "Merci". Elle ne voulait pas en dire plus. Les yeux toujours posés sur lui, elle sentit facilement la gène qu'il pouvait éprouver. Elle ressentait la même chose. Une main posée sur son verre, l'autre jouant avec une de ses mèches de cheveux, elle ne pouvait détacher son regard de lui. Il avait changé, physiquement parlant. Des cheveux plus longs et surtout une barbe mal rasée voire pas du tout rasée. Le blond finit par relancer la conversation, lui expliquant qu'il ne voulait pas la déranger. A vrai dire il ne la dérange pas. Il la perturbe. Son cœur s'est arrêté dès qu'elle a posé ses yeux sur lui.  La mexicaine baissa les yeux sur le tabouret libre à côté d'elle, se demandant encore ce qu'elle devait faire. Finalement elle se décida. Elle posa son regard sur Caerwyn et désigna le tabouret vide. "Je n'imaginais pas te revoir non plus à vrai dire ... mais à ce qu'il parait cette place t'es réservée donc pourquoi ne pas t'asseoir ? " Elle n'était pas froide, elle lui adressa un léger sourire même si ce dernier est bien loin de ceux qu'elle affiche d'habitude, plus faible, moins lumineux. Elle ne savait pas comment se comporter avec lui car à vrai dire elle ne sait pas ce qu'il veut. Il lui dit des choses mais semble faire le contraire. Elle ne releva même pas le fait qu'il la vouvoie, elle en a toujours eu l'habitude. Lorsque le beau blond fut assit Lorena appela le serveur en levant la main et ce dernier arriva presque aussitôt. " Tu veux quelque chose Lorena ? " La jeune femme n'est pas une habituée des bars mais elle connait bien celui-ci, c'est ici qu'elle vient presque tous les week-ends avec ses amis alors elle connait plutôt bien le barman. "Tu veux bien lui servir un verre s'il te plait ? C'est moi qui offre." Un petit clin d'œil au jeune homme et elle fit de nouveau face à Caerwyn. "Je te dois bien ça, tu m'as évité de passer la soirée avec un boulet ..." lui dit-elle en désignant de la tête l'homme que le blond avait fait fuir quelques minutes plus tôt. Il était déjà en train de draguer d'autres femmes à une table. Finalement Lorena n'aura pas à supporter ce gros lourd toute la soirée.


 
 
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Lun 23 Juin - 21:47


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And what about us now ?

Cette situation était particulièrement étrange. Il ne pensait pas la croiser dans un bar ou dans sa vie de tous les jours. Le simple fruit du hasard. Ce foutu hasard qu'il méprisait fortement. C'était aussi par le fruit du hasard qu'il s'était retrouvé inculpé d'un crime qu'il n'avait pas commis. Caerrwyn ne pouvait pas rester en plan et laisser la demoiselle dans son coin. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il allait lui raconter, de ce qu'il allait lui dire parce qu'elle savait qu'il était très peu doué pour les conversations. Qu'importe. Il ne pouvait pas laisser passer cette occasion, de faire semblant qu'il n'en avait rien à faire d'elle. Il ne ressentait plus rien depuis tellement longtemps. Il se fermait complètement aux moindres sentiments et c'est surement ce qui était le plus dérangeant. La laisser en plan. L'ignorer. Faire semblant qu'elle n'était rien. Il ne savait pas vraiment ce qu'elle était à ses yeux. La douceur dans ce monde qui aurait pu l'emporter encore plus rapidement. Cette douceur qui avait troublé son esprit pendant tellement de temps et se retrouver près d'elle dans ce genre de circonstance était encore plus déroutant. La demoiselle avait ce quelque chose à même de le faire se sentir bien. Elle ne faisait pas que panser ses plaies, elle calmait son esprit malade. Pendant quelques secondes, il oubliait ce qui le tuait à petit feu.

Il ne savait pas comment réagir, parce qu'il n'avait pas envie de la blesser. L'ancien prisonnier n'avait pas été tendre, avait lancé des mots à même de la blesser sans se poser la moindre question. En fait, il avait agi de la sorte parce qu'il ne savait pas ce qu'il attendait d'elle. Caerwyn ne voulait pas coucher avec elle simplement parce que le manque était trop présent, il ne voulait pas lui faire du mal. Il était loin d'avoir l'âme d'un méchant, d'un être indigne. Il était juste et droit avant de finir par croupir en prison. Elle l'invita. Il ne put faire autrement que de se poser, que de prendre place à côté d'elle. Pour dire quoi? Le blond n'avait pas envie qu'elle se sente mal à l'aise et il ne voulait pas non plus gâcher sa soirée. La Mexicaine avait surement d'autres choses de prévues que de parler avec lui, que de perdre son temps avec un homme qui ne ressentait plus rien, qui était complètement perdu. « Je ne veux pas prendre de ton temps, tu as surement mieux à faire que de parler avec un ancien patient.» Il le voyait. Il le sentait au fond de ses yeux que quelque chose avait changé, qu'il avait brisé une petite part d'elle et ce n'est pas ce qu'il voulait. Le Gallois s'en voulait. Il s'en voulait d'avoir cédé, mais il se souvenait encore parfaitement de la douceur de ses lèvres, de cette façon qu'elle avait de passer ses mains sur sa peau, de se coller à lui. Il avait crevé d'envie de la faire sienne et maintenant, elle était encore plus attirante que jamais. Il n'avait pas envie de rester là sans savoir quoi dire ou quoi faire. Ça le rendait terriblement mal à l'aise.   

Le jeune homme se commanda quelque chose à boire. Depuis qu'il était sorti, il ne faisait qu'errer sans savoir réellement où commencer. Il voulait se venger, c'était mauvais. Il avait cette rage à même de l'animer, de le rendre de plus en plus fou. Gerrish était en train de se perdre et il n'avait personne à qui s'accrocher, à qui se confier. Les gens jetaient des regards méfiants sur lui et il n'avait pas envie de lutter, de leur faire comprendre qu'il n'avait rien fait. Ce ne serait que ses actes qui allaient faire bouger les choses. Son verre de whisky entre les doigts, il se tourna un peu afin de pouvoir poser son regard directement dans celui de la jeune femme. Elle était toujours aussi belle et diablement plus attirante qu'entre les murs de la prison. « Je.» Il se racla la gorge doucement. « Je ne suis vraiment pas doué pour ce genre de chose, mais je ne pouvais pas ne pas venir te voir.» Son regard restait dans celui de la jeune femme. Caerwyn avait fini par la tutoyer. Le contexte était différent. « Je ne voulais pas te blesser et je ne voulais pas non plus me rendre plus loin juste parce que je suis en prison depuis dix ans. Tu ne méritais pas ça. J'ai simplement lancé ça pour partir. C'était plus facile pour moi et je ne voulais pas te blesser. Disons que.. Passer dix ans en prison ça change quelqu'un.» C'est bien la première fois qu'il parlait autant, mais il avait besoin de lui dire et de lui expliquer ce qu'il pensait réellement. Elle était libre de partir ou de l'écouter.

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Lorena Mandez
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Mar 24 Juin - 20:57


 

 
 

And what about us now ?
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 C'était difficile pour Lorena de se trouver dans ce genre de situation. Elle qui lutte depuis des jours pour oublier cet homme, son visage, sa voix. Elle qui fait de son mieux pour retrouver une vie simple et facile loin des cris que pousse son cœur, loin des tumultes de son esprit. Il fallait qu'elle tombe sur lui aujourd'hui, un jour où elle est le plus vulnérable. Après une journée difficile où elle n'avait eu envie que de s'enfermer dans sa chambre pour écouter les grands classiques de Steevie Wonder. La mexicaine est faible depuis ce jour où Caerwyn lui a fait ouvrir les yeux, depuis qu'il a eu la franchise de lui dire les choses en face. Et pourtant pas un jour ne se passe sans qu'elle ne se rappelle cette journée, ses mains sur ses hanches, ses lèvres contre les siennes et son corps plaqué contre le sien. Elle se souvient encore de l'envie qui les avait envie tous les deux. Cette tension entre eux, la chaleur de la pièce. Pas un jour ne se passe sans que la jeune femme ne revive cette scène, des brides de souvenirs traversent son esprit dès qu'elle pose les yeux sur cette table d'examen à l'infirmerie. Dieu sait jusqu'où elle aurait été capable d'aller si un bruit sourd ne les avait pas stoppé. Lorena ne sait pas, ou plutôt elle ne sait plus. Sur le moment elle se serait laissée aller, se donnant entièrement au jeune homme. Elle le voulait. Cette attraction incontrôlable qui la déchire de l'intérieur finira par avoir sa peau, surtout si elle continue de croiser l'objet de ce désir. Et c'était le cas ce soir. Après tout ce qu'il s'est passé entre eux il osait quand même venir l'aborder, et il se permit même un compliment. De quoi totalement faire perdre pieds à la mexicaine qui ne s'était pas préparé à le voir faire le premier pas. C'était pourtant un atout pour lui. La jeune femme apprécia l'initiative, si bien qu'elle l'invita à se joindre à elle. Non pas par pitié mais parce qu'elle en avait envie. Elle lui paya un verre histoire de détendre l'atmosphère un peu trop pesante à son goût. Elle ne savait pas quoi lui dire de plus, elle ne savait même pas comment elle voulait se comporter avec lui. Devait-elle être froide et le haïr ou devait-elle simplement lui donner une chance ? Une fois encore c'est l'ancien détenu qui brisa le silence. « Je ne veux pas prendre de ton temps, tu as surement mieux à faire que de parler avec un ancien patient.» Alors maintenant il la tutoie ? Les choses deviennent un peu plus sérieuse visiblement. Du moins pour la jeune femme. Avec le vouvoiement elle avait une barrière, les choses ne la touchaient pas de la même façon. Mais maintenant elle se sent bien plus concernée par ses paroles, sa carapace venait de disparaître. Elle le toisa du regard, le regardant de haut en bas avant de poser ses yeux sur le verre qu'elle avait à la main. " Tu ne me déranges pas, comme tu peux le voir je ne suis pas vraiment occupée pour le moment ... Et si je t'ai proposé de t'asseoir ce n'est pas juste par politesse... " Oh que non ! Si elle avait vraiment eut envie de l'éloigner d'elle elle l'aurait fait dès le début. Et malgré tout elle l'avait invité.

La commande du beau blond arriva enfin et Lorena préféra regarder ailleurs. Elle ne savait plus comment se comporter avec lui. Elle ne l'a jamais vraiment su en fin de compte. Lorena le vit du coin de l'œil se tourner vers elle et commencer une phrase. Elle décida de se tourner à son tour vers lui pour lui faire face, question de politesse. Les yeux bleus de son interlocuteur se plongèrent immédiatement dans son regard et elle sentit son cœur s'accélérer dans sa poitrine. Elle l'écouta balbutier une première phrase et cette fois son cœur s'arrêta net. Il ne pouvait pas ne pas venir la voir ? Et pourquoi ça ? Il n'a pourtant eu aucun remord à la laisser en plan la dernière fois. Elle grimaça, laissant ses doigts glisser le long de la paroi de son verre. Que répondre à cela ? Rien. Strictement rien ne lui passa par la tête. Elle continua seulement de le fixer, attendant une possible suite à son histoire. Elle l'écouta. Puis elle baissa les yeux. Non pas parce qu'elle était touchée par ses paroles mais parce qu'elle avait envie de le gifler à cet instant. Ou de lui lancer son verre à la figure. Comment pouvait-il oser lui dire ce genre de choses ? Il ne voulait pas la blesser, la bonne blague ! Lorena resta les yeux posés dans le vide de longues secondes, tentant de se calmer pour ne pas attirer l'attention sur eux. Lorsqu'elle replongea son regard dans celui de Caerwyn ses yeux étaient sombres, noirs. Un regard qui ne fait son apparition que très rarement. Un regard qu'elle ne se connait pas. Mais c'était plus fort qu'elle, après tout il l'avait mérité non. " Tu ne voulais pas me blesser ? Laisses-moi rire Caerwyn ... Comment est-ce que tu as pu croire une seule seconde que les mots que tu m'as envoyé en plein visage n'allaient pas me blesser ? C'était plus facile pour toi ça je veux bien le croire, c'est plus facile de fuir que d'assumer ses actes ! " Elle n'avait pas haussé la voix, elle était calme et froide, une attitude totalement différente de ses habitudes. Lorena poussa un long soupir avant de boire une gorgée de son cocktail. Elle joua avec la paille qu'elle avait entre les doigts, fixant son breuvage quelques secondes de plus avant de pousser un petit rire moqueur. Elle se sentait tellement idiote de réagir de cette manière, de lui montrer ses faiblesses elle qui essaye d'être forte depuis son arrivée en ville. " Tu sais quoi ? Je ne sais même pas pourquoi je t'en veux, c'est à moi que je devrais en vouloir, c'est moi qui ait été assez stupide pour croire en cette histoire ... " La mexicaine l'écoutait, c'est tellement rare de l'entendre aligner plus de deux phrases mais pourtant elle avait envie de se lever et de quitter le bar. Elle n'était pas prête, pas prête à affronter cette situation, pas prête à encaisser ces vérités. Elle ne savait pas où il voulait vraiment en venir. Est-ce qu'il espérait que les choses se calment juste avec de vulgaires excuses ou explications ? Ce serait mal connaître la belle infirmière qui a la rancune tenace et qui ne supporte pas que l'on joue avec elle. Les paroles c'est bien beau mais les gestes valent bien mille mots et avec Caerwyn difficile de savoir ce qui lui passe vraiment par la tête.



 
 
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Ven 27 Juin - 0:31


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And what about us now ?

Il avait changé. Il était un autre un homme. Un homme qu'elle ne connaissait pas. La demoiselle ne savait pas sa vie d'avant, elle e savait pas réellement pourquoi il était en prison. Elle ne pouvait nullement comparer ce qu'il était par le passé et ce qu'il était maintenant. Une ombre. Un excès de colère qu'il ne pouvait contrôler. S'approcher d'elle ne lui ressemblait pas, encore moins lui glisser quelques excuses. Il ne savait pas comment le dire, quels mots étaient les plus appropriés pour parler avec elle. Caerwyn ne savait plus vivre depuis dix ans, il avait perdu la majeure partie de sa jeunesse en prison. Sa femme. Sa vie. Son métier dont il avait toujours rêvé. Maintenant, il devait se contenter de réparer des voitures. Ça n'avait rien à voir. Ce n'était pas lui et maintenant, il n'était que des éclats de vengeance, que du verre brisé. La voix de la demoiselle se faisait fermée, son regard se faisait noir et cela n'eut que le don de le renfermer. Il n'aimait pas parler. Il n'avait pas envie de le faire, mais pour lui ça avait semblé logique de la repousser à ce moment. C'était une mauvaise chose et ils le savaient tous les deux. Ses doigts se serrèrent autour de son verre. Ça le rendait fou cette situation et une fois encore il avait envie de se montrer froid. Ça le tuait. Ca le tuait d'être cet homme qui ne lui ressemblait pas, mais les choses étaient parfois indélébiles. Il n'arrivait pas à retrouver l'envie de changer, de redevenir ce qu'il était. Il s'en sentait simplement incapable. Il sentait qu'il allait s'emporter, qu'il allait avoir du mal à contrôler le flot de paroles qui allait sortir de ses lèvres. Ça faisait tellement de choses à avaler. Son retour à la vie normale. Ça lui faisait simplement rendre compte qu'il avait perdu trop de temps. Le blond lâcha son verre pour planter directement son regard dans ce lui de la jeune femme. « Je suis désolé Lorena, si mes paroles ont heurté ta sensibilité. Je dois t'avouer que perdre dix ans de ma vie en prison pour un crime que je n'ai pas commis, ça m'a changé. Je ne sais plus où j'en suis. Là, maintenant ou avant. C'est dix années foutu à la poubelle. Tu n'as pas idée de ce que j'ai perdu. Ça me semblait logique de te repousser, parce que je n'avais pas envie de rester en prison encore plus longtemps. Parce que oui c'était plus facile et parce que oui, je ne sais pas ce que je ressens pour toi. Parce que ça fait des années que je ne ressens plus rien.» Sa voix avait monté d'un cran. Il avait senti cette foutue colère prendre possession de ses sens, lui brouiller l'esprit pendant quelques instants. Cette ville. Sa vie. L'air pur. Ça ne faisait que lui montrer qu'il avait foutu sa vie en l'air. Que le vrai criminel avait volé les années qu'il avait perdues en prison.

ILe jeune homme se leva de sa chaise. Il ne savait pas comment réagir et il n'avait clairement pas envie de le crier dessus. Elle ne pouvait pas comprendre. Elle ne le connaissait pas. Son histoire. Cette vie qu'il avait perdue. Sa femme. Il soupira avant de jeter un regard sur elle. C'était trop pour lui. Ce foutu moment. Des aveux qu'elle lui relançait en plein visage. Caerwyn ne parlait pas. Il n'aimait pas s'ouvrir et maintenant, il ne crevait que d'envie de se braquer et de foutre le camp. Ça le rendait fou. Toute cette histoire. « Tu as raison. Tu ne devrais pas faire confiance à un criminel Lorena.» Il prit une pause avant de reprendre. « Je vais fumer.» Depuis qu'il était en dehors de la prison, le Gallois passait son temps à fumer. Là, il avait clairement besoin de se détendre parce qu'il venait de perdre le contrôle. C'était ainsi depuis sa sortie de prison et il n'avait pas envie de parler de sa vie. C'était quelque chose qui le déstabilisait, qui le rendait fou et qui faisait naître cette envie de vengeance au plus profond de ses entrailles. C'était mal. Il le savait. Il avait peur. Peur de tomber dans une folie, dans une soif de vengeance qu'il ne pourrait simplement pas contrôler. Il la quitta une fois de plus, mais il ne lui avait pas dit au revoir, il ne lui avait pas dit qu'il partait. Il avait simplement besoin de prendre l'air, de sentir la nicotine entrer dans ses poumons et brûler sa gorge. Il se crispa un peu, laissant l'air lui frapper le visage pour se poser sur le côté, son dos contre le mur. L'air n'était pas froid, mais humide comme la plupart du temps. Il plaça sa cigarette entre ses lèvres pour l'allumer, pour en imbiber ses poumons, pour s'intoxiquer à souhait. Se calmer. Ne plus penser. Il avait envie de partir, d'oublier, mais ca revenait trop souvent. Son mal. La perte. Cette envie de se venger. Il tentait pourtant de la repousser, mais ca ne cessait de passer dans son esprit. Se résonner était la chose à faire. Au fond de lui, il le savait.

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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Ven 27 Juin - 21:10


 

 
 

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  La situation était horrible, stressante et inattendue. La mexicaine n'avait pas imaginé même dans ses rêves se retrouver assise dans un bar avec Caerwyn comme camarade de soirée. A vrai dire elle ne s'était jamais imaginé le revoir depuis sa sortie de prison. Elle l'avait espéré mais cela semblait tellement impossible, surtout au vu des circonstances. Et pourtant il était bien là, à lui présenter ses excuses pour leur incartade de la dernière fois. A s'excuser pour ce qu'il avait dit. Le problème avec les excuses c'est qu'elles sont parfois difficiles à croire quand on a été blessé par cette même personne. C'était le cas de Lorena. Elle avait été blessée par la situation. Ou plutôt non, elle avait été blessée par les paroles du prisonnier et non par la situation en elle-même. Ils n'ont pas été jusqu'au bout ce jour là et c'était une bonne chose, elle ne s'en est jamais caché. Mais les paroles qui ont suivit n'étaient peut-être pas nécessaire selon elle. Sauf bien sur s'il pensait réellement ce qu'il avait dit. Le soucis avec Caerwyn c'est qu'il est difficile de savoir si ce qu'il dit est vrai ou s'il ne s'agit que du masque qu'il s'impose chaque jour. La mexicaine avait donc eu du mal à garder son sang froid face aux explications du beau blond, si bien que ses paroles ont peut-être légèrement dépassé sa pensée. La réaction de son interlocuteur ne se fit pas attendre très longtemps puisqu'il rétorqua presque immédiatement. Lui aussi semblait en colère, énervé par ce qu'il venait d'entendre. Pourtant il ne hurlait pas, il avait haussé d'un ton comme elle précédemment. Il planta son regard dans celui de la demoiselle avant de lui répondre à son tour. C'était étrange. Ils ne se connaissent pas, ou du moins presque pas et à les voir on dirait deux personnes en pleine dispute de couple. Ce qui n'était bien évidemment pas le cas. Elle l'écouta attentivement, même si au final elle n'avait retenu que les informations qui l'intéressaient. Il est désolé d'accord, il était en prison pour un crime qu'il n'a pas commis ok, mais surtout il ne sait pas ce qu'il ressent pour elle ... Jackpot ! Au moins elle lui fait ressentir quelque chose, c'est déjà un bon début. Lorsqu'il eut terminé la brunette baissa les yeux. Elle se sentait tout à coup mal à l'aise, sa colère avait momentanément disparu. Pourquoi est-ce qu'il doit toujours y avoir cette tension entre eux ? Pourquoi est-ce qu'il faut qu'ils se prennent la tête pour que Caerwyn accepte enfin de s'ouvrir un peu ?  Elle le sentit se lever, entendit vaguement ce qu'il venait de lui dire au sujet de la confiance puis le regarda s'éloigner en direction de la porte. Lorena grogna, souffla et laissa son visage s'écraser dans ses mains. "Et merde." lâcha-t-elle à haute voix. Lorsqu'elle releva les yeux elle tomba nez à nez avec le barman et elle n'hésita pas à lui commander quelque chose de plus fort. Une vodka pomme fera très bien l'affaire. Elle en avala une gorgée, puis une deuxième en l'espace de quelques secondes. Elle allait entamer la troisième quand un homme vint s'asseoir à côté d'elle, posant au passage sa main sur la cuisse de la jeune femme. Lorena tourna alors violemment la tête vers lui, le fusilla du regard avant de repousser sa main. "Même pas en rêve c'est clair ?! " Elle se leva, attrapa son verre et prit à son tour la direction de la sortie.

Il était hors de question que Caerwyn s'en sorte cette fois-ci, hors de question qu'il se sauve en la laissant en plan avec ses mots encore en tête. Elle était déterminée à éclaircir les choses, à lui faire comprendre ses raisons et à essayer d'en savoir plus sur lui. Digne d'un Mission Impossible. Mais la mexicaine est tenace et elle ne baissera pas les bras, pas cette fois, pas ce soir et pas avec de la vodka dans les veines. Elle ne boit que très rarement ce qui fait que quelques gouttes d'alcool peuvent vite la terrasser. Mais pour le moment aucun effet ne se faisait ressentir, elle allait donc en profiter. Une fois dehors elle scuta un peu partout pour trouver le jeune homme. Ses yeux se posèrent finalement sur la silhouette du beau blond après quelques secondes. Il était légèrement à l'écart, parfait. Elle ne voulait pas attirer l'attention des autres clients. Une nouvelle gorgée pour se donner du courage et elle s'avança vers lui, confiante. Elle n'avait plus ce regard noir ni cette colère en elle, elle était seulement déterminée à régler les choses. Lorsqu'elle arriva à sa hauteur elle se plaça en face de Caerwyn et sans lui laisser le temps de réagir elle commença son monologue. "Que les choses soient claires, je ne t'ai JAMAIS reproché de m'avoir repoussé, au contraire. Ce que je te reproche c'est les paroles que tu as eu avant de partir. Comment veux tu que j'arrive à te suivre, à te comprendre ? Tu fais des choses et après tu dis le contraire,  tu as dis qu'il ne se passerait jamais rien entre nous mais c'est toi qui est venu me voir ce soir, qui me dit ne pas savoir quels sont tes sentiments  ... " elle se frotta le visage pour reprendre ses esprits. "Tu as raison je ne sais pas ce que tu as perdu mais comment est-ce que je pourrai le savoir puisque tu ne dis jamais rien ? Et c'est pas faute d'avoir essayé. Je ne sais même pas comment tu as atterrit en prison ... Tu ne me fais pas confiance Caerwyn comment est-ce que je pourrais te faire confiance en retour, comment est-ce que je pourrais croire ce que tu me dis ? " Elle n'était pas violente dans ses paroles ou dans son attitude, seulement honnête et franche. Elle voulait lui faire comprendre son point de vue, elle voulait qu'il sache qu'elle aussi est perdue. Lorena lui faisait toujours face, les yeux fixés sur le visage de l'ex détenu.  Elle n'attendait pas forcément de réponse immédiate. La brunette porta de nouveau son verra à ses lèvres et avala encore une gorgée de vodka comme pour se donner du courage avant de reprendre la parole. Cette fois elle voulait lui faire comprendre qu'il n'est pas le seul à avoir des problèmes, même si les siens sont certainement plus complexes que ceux des autres. Sa voix était toujours calme, aucun signe de violence ou d'agression. "Et pour ton information il en faut bien plus que ça pour heurter ma sensibilité ... Tu n'es pas le seul à avoir eu une vie merdique tu sais ? Alors oui c'est vrai je ne connais rien de ta vie passée ni actuelle mais là où tu as passé dix longues années à galérer dit toi que certains en ont passé 25. Tu es dehors, tu es libre de reprendre ta vie en main qu'est-ce que tu attends ? " Ses paroles pouvaient sembler brutale mais c'est ce qu'elle voulait. Lorena voulait lui faire réaliser les choses, lui faire comprendre qu'il est maître de son destin et que ce n'est certainement pas en faisant la tournée des bars que les choses vont s'améliorer. On trouve toujours pire que nous quand on cherche bien et se morfondre dans son coin ne sert à rien.

La mexicaine baissa finalement les yeux vers le sol et souffla un bon coup. Encore une fois elle n'avait pas retenu ses mots, elle lui avait dit ce qu'elle avait sur le cœur. Bien que ce soit d'une façon plus calme que la précédente. Le jeune femme n'osa pas relever les yeux tout de suite, bien trop effrayée de voir la réaction de son ancien patient. Allait-il bien le prendre ou allait-il une fois encore s'énerver et quitter les lieux ? C'était tellement difficile de savoir. Il est tellement difficile à comprendre. Sans relever la tête elle enchaina encore une fois. "Je... Je suis désolée de m'être énervée mais ... tu me mets hors de moi ! J'ai beau essayer je n'arrive pas à te comprendre et tu ne me rends pas la tâche facile. Je n'ai aucune intention de t'importuner, je voudrais seulement pouvoir t'aider ... " elle avala difficilement sa salive, bizarrement l'alcool coulait plus facilement dans sa gorge. Lorsqu'elle releva la tête c'était une toute autre femme. Plus fragile, moins sure d'elle que celle qui était présente depuis le début de la soirée. Elle pouvait avoir deux visages et Caerwyn en avait fait les frais ce soir. Les yeux humides et la voix frêle Lorena lui posa une ultime question non sans appréhender la réponse, si réponse il y a. "Soit honnête, ce que tu m'as dit en prison, comme quoi il ne se passera jamais rien entre nous tu le penses vraiment ? Dit le moi franchement, que je te laisser tranquille une fois pour toute ..." Les yeux de nouveau sur le sol, elle commença à frissonner. Le stress, la colère, la fatigue et le froid commençaient à avoir raison d'elle. Et même l'alcool n'avait pas réussi à la réchauffer.


 
 
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Dim 29 Juin - 3:02


Right from the start. You were a thief you stole my heart and I your willing victim. I let you see the parts of me. That weren't all that pretty and with every touch you fixed them. Now you've been talking in your sleep. Lorena & Caerwyn

And what about us now ?

Il n'avait plus envie de reprendre sa vie en main et c'était surement ça le problème. Il avait changé. Il avait perdu ce qu'il aimait le plus. Sa femme. Son travail. Pour du vent. Pour quelque de qui n'était pas vrai. Quelque chose qu'il n'avait pas fait. C'était facile de parler, de lui sortir les phrases clichées qu'elle lui lançait. À l'écart, il se contentait de l'écouter, de la laisser parler. Il avait toujours été silencieux avec elle et son attitude ne pouvait pas changer du jour au lendemain. Elle se défoulait. Ça le rendait fou. Cette histoire. Sa vie. Rien n'allait vraiment. Les phrases filaient entre ses lèvres sensuelles à la vitesse de la lumière et même s'il avait envie de la faire taire, il ne disait rien. Pas encore. Il tira longuement sur sa clope, laissant son regard observer les traits de la jeune femme. La confiance. Il ne lui faisait pas confiance à elle. Il ne faisait pas confiance à l'univers en entier. C'était surement sa le problème. Il avait servi les forces de l'ordre. Il avait été jugé et trahi. Il n'avait pas confiance envers le système judiciaire et envers qui que ce soit. C'était plus facile de se perdre dans cette solitude qui lui collait parfaitement à la peau. D'alimenter cette image du tueur que les autres avaient de lui. Si les mots brûlaient sa langue, il resta silencieux. Sa cigarette brûlait doucement entre ses lèvres. Son regard ne quittait pas la belle Mexicaine. Il y avait tellement de choses dont il n'était plus certain. Comme le fait de s'ouvrir. De s'attacher. Une partie de lui était totalement perplexe à cette idée. Il avait peur. Il prit une longue bouffée sur sa cigarette, tourna le visage pour ne pas lui cracher la fumée dessus. Il ne répondit pas et c'est surement ce qui rendait la demoiselle perplexe. Il avait autant envie de la repousser. Lui dire que c'était une erreur. Eux. Les conneries. Autant qu'il avait envie de la plaquer contre le mur et l'embrasser. Il se souvenait parfaitement du goût de ses lèvres sucrées.

Le blond finit par pousser en soupir en laissant son regard vaquer sur le sol. C'était surement ça le problème. Il n'y avait pas moyen de se glisser dans sa vie sans en souffrir. Surtout maintenant. Il le savait. Il le sentait. Le comportement de la belle changea complètement. Elle était redevenue celle qu'il connaissait un peu mieux. Celle qui se laissait prendre par le malaise, qui ne lançait pas des phrases à même de le faire réagir. Ça le dégoutait. Peu importe ce qu'elle allait dire. Ça le dégoutait d'avoir perdu dix ans de sa vie. Ca le rendait fou de ne pas pouvoir revenir en arrière pour changer le passé et reprendre sa vie. En même temps, il n'aurait jamais connu Lorena. Elle lui plaisait. De plus en plus. Un peu trop même. « C'est facile à dire.» Quoi. De quoi est-ce qu'il était en train de parler. « C'est plus facile à dire qu'à faire. De reprendre sa vie en main. Je voudrais bien reprendre ma vie, mais ce que j'avais avant a foutu le camp. Il n'y a rien à rattraper. Que cette foutue haine qui m'anime jour après jour. Je ne te fais pas confiance non. Je ne fais pas confiance à personne. Ça n'a rien à voir avec toi. Ce n'est rien de personnel. J'ai perdu ma vie et c'est impossible de la reprendre en main justement. Dix ans en prison ça change quelqu'un. J'ai eu beau m'acharner pour que ce ne soit pas le cas. Je ne ressens que cette haine sourde qui m'anime, qui me détruit. C'était plus facile là-bas, qu'ici.» Il était étrangement calme. Plus qu'il ne l'était il y avait quelques minutes. Il cessa de parler. Il n'avait même pas encore dit ce qu'il avait pu faire. « Tu veux savoir ce que j'ai fait. J'ai tué quelqu'un.» Ses doigts agrippèrent le visage de la demoiselle entre ses doigts pour plonger son regard directement dans celui de la brune. D'une main il lui tenait le visage fermement. Il ne lui ferait jamais de mal, mais il pouvait paraître particulièrement menaçant. « Enfin. Il parait et c'est ce que les autres disent autour de moi.» Il rit. « Meurtre au second degré. Tu ne trouves pas que ça me va bien? Tu t'attendais à ça? Dis-moi.» S'il était calme un moment plus tôt. Sa voix était maintenant pleine de sarcasme. Ça le rongeait de plus en plus. Se résonner était de moins en moins facile. Surtout ici. Libre. Affrontant jour après jour ce qu'il avait pu manquer. Il poussa un soupir avant de la relâcher. Qu'elle parte si elle en avait envie. Ça serait surement mieux pour elle.

C 'était l'amertume qui se faisait entendre dans le fond de sa voix. Cette haine qui prenait trop souvent le dessus sur son esprit. Elle resta pourtant là, se contentant de lancer cette foutue phrase. Il ne savait pas. Il ne savait pas ce qu'il voulait. Il ne le savait plus depuis trop longtemps. Le jeune homme planta son regard dans celui de la tentatrice brune. "Soit honnête, ce que tu m'as dit en prison, comme quoi il ne se passera jamais rien entre nous tu le penses vraiment ? Dit le moi franchement, que je te laisser tranquille une fois pour toute ..." Il crispa la mâchoire un moment avant d'attraper doucement son bras pour l'attirer contre lui. Sa main libre vint se glisser sur sa joue et il prit possession de ses lèvres pour une deuxième fois. Ça lui avait pratiquement manqué. La douceur de sa peau. Ce goût dont il se souvenait parfaitement. Caerwyn ne la retenait pas, elle pouvait largement se dégager et partir en courant si l'envie lui prenait. Elle voulait une réponse. C'est ce qu'il était en train de lui offrir. Son corps se détendit alors qu'elle se retrouvait contre lui. Ses doigts remontèrent lentement de son poignet pour caresser la peau de son avant-bras et se poser dans son dos, question de la coller un peu plus à lui pendant qu'il l'embrassait. Lentement. Sensuellement. Voracement. Un instant. Un moment et il détacha finalement ses lèvres des siennes sans la détacher de lui. « C'est assez honnête pour toi?» Un souffle. Un souffle qui venait se perdre sur les lèvres de Lorena.  

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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Dim 29 Juin - 17:10


 

 
 

And what about us now ?
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 La belle mexicaine s’était laissée emportée par la colère, par ses sentiments. Elle n’avait pas réussi à maintenir ses mots, des mots qui lui résonnent encore en tête. Elle qui avait jusqu’à maintenant fait preuve de retenue venait de craquer, de se laisser emporter par la situation. Elle offrait de cette façon à Caerwyn la vision d’une femme qu’il ne connaissait pas. Durant toute l’année passée ensemble à l’infirmerie elle avait fait de son mieux pour ne jamais rien laisser paraître, pour rester le plus professionnel possible. Elle restait calme malgré les circonstances, elle tentait de ne pas s’immiscer dans la vie du beau blond. Elle restait simplement à sa place. Seulement à l’extérieur et dans ces circonstances particulières elle ne pouvait laisser passer ses paroles. Lorena est une battante, elle déteste ceux qui se morfondent dans leur coin. Ceux qui espèrent que les choses vont changer sans bouger. Comme si les choses arrivaient seules. C’était insupportable pour elle. Elle qui a dû se battre pour se sortir de cette vie misérable qui était la sienne, elle qui repousse chaque jour des souvenirs bien trop douloureux qui l’empêcheraient d’avancer si elle devait s’y attarder. C’était pourtant ce que le prisonnier faisait. Il se laissait aller, se contentait d’attendre que les choses se passent sans rien faire pour les embellir. Une attitude qui ne ressemble en rien à l’image qu’elle se faisait de lui. C’était peut-être ça qui la dérangeait le plus au fond. Elle l’avait peut-être idéalisé, s’imaginant qu’il lui offrirait une histoire digne d’un conte de fées. Comme en rêvent les petites filles. C’était impossible. Au fond d’elle elle le savait. C’était une erreur de s’accrocher à lui comme cela, d’espérer que les choses pourraient changer. Elle continuait de lui débiter ses paroles sans s’arrêter, à une vitesse folle, avec une colère monstre. Elle lui en voulait de se laisser aller, elle lui en voulait de rester là sans bouger. Et c’est ce qu’il faisait alors qu’elle passait ses nerfs sur lui. Cearwyn se contentait de tirer sur sa cigarette comme s’il était seul, comme s’il ne l’écoutait pas. Elle était énervée et il ne faisait rien pour la calmer. Finalement elle s’arrêta. Enfin. Il aurait un moment de répit. La jeune femme baissa les yeux, jusqu’à ce qu’elle entende de nouveau la voix du beau blond briser le silence ambiant. Il lui avoua qu’il avait changé en dix ans, ce qu’elle pouvait parfaitement comprendre. En seulement deux ans d’incarcération Lorena avait vu son frère changé, elle le voyait au travers de ses lettres. Alors dix ans. Elle resta silencieuse un moment, cherchant intérieurement le meilleur moyen de lui faire comprendre son point de vue. Elle peut facilement accepter le fait qu’il n’ait confiance en personne, mais c’est difficile pour elle d’accepter de le voir dans cet état. « Je ne te parle pas de récupérer ce que tu as perdu. Dix ans c’est long. Tu as perdu beaucoup d’après ce que tu dis et je comprends que ce soit difficile. Mais tu as la chance, si on peut le dire comme ça, de pouvoir recommencer à zéro, de te construire une nouvelle vie. Tout le monde n’a pas cette possibilité. Mais pour ça il faut que tu le veuilles et ce n’est pas l’impression que tu donnes. » Elle s’arrêta quelques secondes, le temps de reprendre son souffle puis elle enchaina, ne laissant pas à son interlocuteur la possibilité de répondre. « Je trouve ça dommage que tu ne te serves pas de cette haine pour avancer, pour passer au dessus de tout ça. C’est le mieux à faire … enfin c’est ce que je pense. » La mexicaine était beaucoup plus calme que les instants d’avant. S’énerver ne semble pas être la façon la plus efficace de l’aborder. Elle décida donc de retourner aux méthodes qui ont fait leurs preuves. Rester calme, essayer de comprendre et de percer sa carapace petit à petit. Elle avait réussit une fois, pourquoi pas aujourd’hui encore.

Avec tout cela elle n’en sait toujours pas plus sur les raisons de son incarcération. Elle ne reposerait pas la question, ne voulant pas relancer les tensions qui les animent tous les deux. D’ailleurs elle n’en eut pas besoin. Il reprit le sujet de lui-même. Il était calme. Trop calme même. Lorena s’attendait à tout sauf à cela. Lui un meurtrier ? C’était inconcevable pour elle. Et pourtant elle aurait pu s’en douter, on ne passe pas dix ans en prison pour avoir volé des sucettes dans une confiserie. Elle ne dit rien et elle n’en aurait pas eu le temps. Elle sentit les doigts de l’ancien détenu lui presser le visage, la forçant à le regarder droit dans les yeux. Son cœur s’accéléra. Pour la première fois elle avait peur de lui. Elle savait qu’il ne lui ferait pas de mal mais son sens de survie venait de se mettre en marche. Si ça n’avait pas été lui il y a longtemps qu’elle se serait défendue mais elle ne le pouvait pas, elle ne le voulait pas. Pourtant elle le pouvait, elle en avait les aptitudes physiques. Une qualité impérative pour pouvoir exercer son métier. Elle l’écouta attentivement. Il semblait menaçant mais elle ne baissa pas le regard, interdiction pour elle de lui montrer son inquiétude. Il termina par une question avant de la relâcher. Lorena eut comme réflexe de se toucher la mâchoire, là où se trouvaient les doigts de Caerwyn quelques secondes auparavant. En temps normal elle serait partit, le laissant là avec sa solitude. Mais elle ne pouvait pas, pas lui. Elle ne se serait jamais crue capable de lui faire face et pourtant c’est ce qu’elle faisait. Ses yeux plantés dans ceux du jeune homme elle reprit la parole, sans aucune crainte dans la voix. « Un meurtre toi ?  Non désolée j’y crois pas. Tu n’as jamais eu le comportement d’un meurtrier, même après dix ans dans une prison comme celle de Cardiff… » Elle baissa les yeux quelques secondes. Elle ne savait pas comment il allait réagir mais elle se devait lui dire. « Et tu as dis toi-même avoir été accusé à tord donc … Non je ne m’attendais pas à ça. Cambriolage peut-être mais certainement pas un meurtre. » Ça c’était dit. Elle n’était pourtant pas rassurée. Pas à cause de son crime mais à cause de son attitude. Elle se recula d’un pas, discrètement au cas où il recommencerait. On ne sait jamais. En totale contradiction avec ce que lui dit son esprit, son cœur semble soulagé par cette annonce. A choisir elle préfère le savoir meurtrier que violeur, c’était au final moins risqué pour elle. Lorena repensa immédiatement à son frère, emprisonné lui aussi pour meurtre. Son calvaire était certainement le même que celui de Caerwyn, à la différence près que Manuel lui est coupable.

Elle garda les yeux sur le sol encore quelques instants. Elle voulait réfléchir, analyser ce qu’elle venait d’apprendre. C’était la première fois qu’il s’ouvrait à elle de cette façon même s’il espérait peut-être lui faire peur. C’était raté. La mexicaine restait plantée là, à attendre que les choses se calment. Lorsqu’elle daigna reposer ses yeux sur lui c’était pour lui poser cette question qui la ronge depuis des semaines. Elle n’espérait pas forcément de réponse mais ce qu’elle eut était bien mieux. Sans rien comprendre elle se retrouva attirée dans les bras du détenu. Sa main sur son visage la renvoya à ses souvenirs interdits. Il l’embrassa pour la deuxième fois depuis leur rencontre. Il était beaucoup plus doux que lors des discussions précédentes, elle ne ressentait plus cette haine qu’il avait dans la voix. Lorena ne bougea pas, elle s’abandonnait totalement. Il avait toujours cette emprise sur elle. Elle le sentit la serrer un peu plus contre lui, elle ne sentait plus le froid lui fouetter le corps. La belle brune était bien contre lui, dans ses bras. Elle laissa une main se poser contre le torse de ce dieu grec, laissant ses doigts se balader le long de ses muscles. Elle sentait cette envie lui tirailler le bas ventre, c’était plus fort qu’elle. Lorsqu’il décolla ses lèvres des siennes Lorena se dit que c’était trop tôt, elle n’en avait pas eu assez. « C'est assez honnête pour toi?»  Elle se mordit la lèvre, ne voulant pas répondre à une question dont la réponse était déjà toute trouvée. Cette envie au fond d’elle était bien plus forte. Elle ne pouvait se détacher de lui, de son regard, de sa bouche.  Elle avait envie de sentir ses lèvres sur les siennes, sa peau contre la sienne. La brune ne résista qu’une fraction de secondes à cette envie et vint de nouveau poser ses lèvres contre celles de Caerwyn. Elle brûlait de désir. Elle ne contrôlait rien. La jeune femme passa une main sur la nuque du beau blond, laissant ses doigts se perdre dans ses cheveux tandis qu’elle l’embrassait avec une fougue qu’elle ne se connaissait pas, trahissant les pensées les plus intimes qui lui passaient par la tête à ce moment. Cela ne dura qu’un instant mais c’était suffisamment long pour la faire tituber. Le front posé contre le sien, elle se contenta d’un simple murmure « C’est honnête oui … » Un sourire. CE sourire qu’il lui connait si bien. Elle ne se desserra pas de lui, son corps toujours collé au sien. Elle ne bougerait pas, elle n’en avait pas envie. Ce désir allait la tuer, elle le savait. Mais elle aimait ça.



 
 
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Mer 9 Juil - 0:33


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Contre elle, il se sentait bien. Ça avait toujours été le cas. Quand elle glissait ses doigts doucement contre sa peau pour panser ses blessures, quand elle posait son regard foncé dans le sien. Là. Il ne pendait plus. Caerwyn n'avait pas envie de repousser la jeune femme, de faire semblant. Il n'en ressentait pas l'envie et malgré le fait qu'il avait du mal à savoir, à comprendre ce qui se passait en lui, il n'avait pas envie qu'elle parte. Ses doigts passaient contre la peau de sa joue pour terminer contre sa nuque. Sa main libre se pressa dans le creux de ses reins pour qu'elle se rapproche un peu plus de lui. Il ressentait encore ce foutu manque qui le prenait depuis dix ans. Parce qu'il n'avait pas couché avec qui que ce soit depuis sa sortie, parce qu'aucune ne lui plaisait et parce que les femmes lui semblaient fades. Peut-être parce qu'il avait du mal à s'ouvrir, à faire confiance à qui que ce soit. Lorena en savait un peu plus sur lui, même si ce soir était la fois où elle avait pu apprendre des choses qu'elle ne connaissait pas. Son corps se tendait. Son coeur se perdait doucement alors qu'il embrassait la brune. Ça lui faisait trop d'effet. Cette douceur. Le goût de ses lèvres. Ça le rendait fou. Depuis la dernière fois, il n'avait pu se sortir la demoiselle des pensées, il n'avait pu oublier la saveur de sa peau, le satin de son épiderme. Il avait voulu en avoir le coeur net et il pensait qu'elle ne méritait pas d'être qu'un simple qui passait sous lui par le biais de ce manque, de contact qu'il n'avait pas pu ressentir depuis trop longtemps. Il poussa un soupir quand leurs lèvres se séparèrent et son regard se posa dans celui de la jeune femme. « C’est honnête oui … » Il ne voulait plu parler de lui, parce qu'il n'avait pas la moindre idée de comment il pouvait se sentir. Il perdait pied. C'est ce qu'il ressentait et la haine le rongeait jour après jour. Caerwyn tentait de passer à autre chose, d'oublier, de refouler cette envie de se venger parce qu'il ne voulait pas retourner en prison. C'était pourtant là, dans le fond de ses entrailles et ça ne faisait que s'accroître jour après jour. Il ferma les yeux un moment pour profiter de la chaleur du corps de la Mexicaine. Ses doigts montèrent lentement le long de son échine, traçant simplement la ligne de sa colonne pour redescendre et reprendre sa place au creux de ses reins.

LIl serra les dents avant d'ouvrir ses yeux pour regarder la demoiselle une fois de plus. Il avait envie de lui dire. Parler le soulageait le temps d'un instant et Lorena était la seule avec en qui il avait assez confiance pour s'ouvrir. Ils ne risquaient plus rien et d'une certaine façon, le blond savait qu'elle le croyait, qu'elle voyait ce fond de vérité dans ses yeux. « J'ai été accusé d'un meurtre que je n'ai pas commis.» Le jeune homme prit une pause avant de continuer. « J'étais dans la police. C'était un coup monté. Je n'ai rien pu faire. J'ai perdu mon travail qui me tenait à coeur et ma femme, parce qu'elle ne m'a pas crue.» Un souffle. Ca lui faisait autant de mal que de bien de s'ouvrir, de souffler les mots sur sa vie, sur cette vraie histoire. « C'est pour cette raison que je n'ai jamais cherché à me battre, parce que je ne voulais pas allonger ma peine, mais en sortant, je me rends simplement compte de tout ce que j'ai pu perdre et c'est bien plus douloureux que je ne le pensais.» Il soupira. « Et je ne suis plus le même.» Ça, elle pouvait le comprendre et Gerrish se sentait incapable de retourner vers cette vie d'avant. Il n'en avait pas envie. Il en voulait à sa femme, au système judiciaire et au monde entier. Calmer cette rage n'avait rien de facile, mais quand Lorena se trouvait dans les parages, il avait tendance à se sentir mieux. Elle avait toujours su mettre un baume sur sa colère, sur son mal. Sa main, contre la nuque de la jeune femme, remonta doucement pour se poser contre sa joue et il vint caresser ses lèvres de son pouce. « Tu as toujours été apaisante pour moi.» C'est la première fois qu'ils avaient une discussion aussi complète. C'était étrange, mais il se sentait bien. Le blond caressa sa lèvre pendant un instant et il se recula de la demoiselle pour attraper son poignet afin qu'elle le suive. « Si on allait autre part?» Sans attendre qu'elle lui réponde, il ne lui demanda pas son avis et se mit en marche. « En temps normal, je t'aurais bien invité à prendre un verre chez moi, mais mon appartement est tellement minable que j'ai honte d'y faire venir qui que ce soit.» Il était mécanicien. Il ne faisait pas beaucoup d'argent.

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Lorena Mandez
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Ven 11 Juil - 19:51


 

 
 

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  Si on lui avait dit que cette soirée lui réservait tant de surprises la mexicaine se serait peut-être préparée autrement. Elle aurait certainement bu plus d'alcool que cela juste pour réussir à encaisser toutes les révélations qu'était en train de lui faire Caerwyn. Lui qui en général n'est pas un grand bavard il avait la langue plutôt bien pendue ce soir. Et ce n'est pas pour déplaire à la jeune femme. En réalité ça ne déplairait à aucun femme dans ce genre de situation, si on oublie le côté meurtrier de la chose. Toutes les femmes ne sont pas prêtes à croire innocent un homme accusé d'homicide alors qu'elle ne le connaisse presque pas. Pourtant c'est que Lorena était en train de faire. Sans savoir pourquoi elle fait confiance au beau blond malgré tout ce qu'elle a apprit à son sujet ces dernières minutes. Et elle a beau essayer de nier son cœur lui dit le contraire. Si elle n'avait pas cette confiance aveugle en lui elle ne serait pas actuellement blottie dans ses bras à l'extérieur d'un bar alors qu'elle devrait attendre ses amis au bar. Des amis qu'elle a nettement oublié depuis que son regard a croisé celui de Gerrish. Lorsque leurs lèvres se séparèrent une nouvelle fois, la mexicaine baissa la tête, posant son front contre le torse du jeune homme. Les yeux fermés elle l'écoutait respirait, suivait les battements de son cœur. Elle n'aurait jamais pensé se retrouver dans cette position, avec lui. Jusqu'à maintenant elle se l'interdisait, elle n'avait pas le droit d'y penser. On ne fricote pas avec un patient, encore moins quand celui-ci est un détenu. Mais maintenant qu'il est dehors qu'est-ce qu'il peut leur arriver ? Elle sentit sa main se promener le long de sa colonne vertébrale ce qui amplifia instantanément le désir qui lui déchirait le bas ventre. Un désir qu'elle dissimule au mieux mais qui est bien présent. Une attraction contre laquelle elle ne peut lutter. Une envie qu'elle ne devrait pas éprouver au vue de sa situation, au vue de ce qu'il s'est passé et de ce qu'il se passe encore dans sa vie. Mais elle était bien là, plus forte encore qu'auparavant. Lorsqu'elle releva la tête pour faire face au beau blond il avait déjà planté ses yeux dans les siens. A cet instant Lorena comprit qu'elle n'en avait pas fini avec les révélations, mais que celles-ci n'allaient pas forcément être joyeuses. Elle l'écouta attentivement et se pinça les lèvres au fur et à mesure que ses mots parvenaient à ses oreilles. Elle sentit son cœur se serrer, son histoire était loin d'être celle à laquelle elle s'attendait. Elle ne l'aurait pas imaginé policier et encore moins marié, lui qui est si réservé, si froid et si secret. Elle ne montra rien de sa surprise, le laissant continuer. Pourtant elle ne comprenait pas comment une femme pouvait abandonner son mari de la sorte, comment pouvait-elle le laisser tomber dans une période si délicate. Pour le meilleur et pour le pire c'est ce que l'on dit. Lorsqu'il fit une pause la jeune femme en profita pour laisser sa main se poser sur la nuque du beau blond comme pour le rassurer. Elle savait que se livrer de la sorte lui coûtait beaucoup et en aucun cas elle ne voulait qu'il se ferme de nouveau à elle. "Je comprends mieux pourquoi tous le monde s'acharnait sur toi, un policier en prison ce n'est jamais bien vu..." Elle souffla à son tour, ne sachant pas vraiment quoi ajouter d'autre. Elle sait pertinemment qu'aucun mot ne pourra calmer ce qu'il ressent, ni combler le vide de ce qu'il a perdu. Pourtant une question lui brûle les lèvres et sa curiosité prit une fois de plus le dessus sur sa raison. " Tu. Tu as étais marié ? Pendant longtemps ? " Toujours blottie contre lui elle haussa un sourcil qui traduisit son étonnement avant de se raviser. Après tout cela ne la regarde pas. "Excuses-moi, tu ne dois pas avoir envie d'en parler et puis ça ne me regarde pas..." La mexicaine baissa timidement les yeux, gênée de la situation.

La jeune femme resta là, immobile et silencieuse. Elle ne voulait plus rien ajouter, elle ne savait plus quoi dire. Elle attendait une réponse, ou peut-être pas. S'il ne voulait pas parler de sa femme il en avait tout à fait le droit et elle comprendrait. Qui voudrait évoquer de douloureux souvenirs ? Et après tout Lorena avait-elle vraiment envie d'en savoir plus ? Rien n'est moins sur. Mais ses pensées furent stoppées par le contact de la main de Caerwyn sur ses lèvres. Ses doigts étaient rugueux mais cette sensation l'enivra en une fraction de secondes. Elle sentit de nouveau le désir s'emparer d'elle, comme à chaque fois que leur peau entre en contact. Elle se laissa faire, esquissant un sourire lorsqu'il reprit la parole pour lui dire qu'elle l'apaisait. "Tu n'as pas tout perdu finalement" lui lança-t-elle avec un air amusé, essayant de détendre la situation. Finalement celle-ci sembla s'éclaircir. Si bien qu'il l'attrapa par le poignet pour l'emmener ailleurs. Lorena ne se fit pas prier, elle le suivit un instant avant de se souvenir qu'elle attendait des amis. Au diable les amis, la soirée se passait beaucoup trop bien pour qu'elle renonce à la compagnie du beau gallois. La mexicaine lui emboita le pas, le suivant sans montrer la moindre résistance. Pourtant un doute persistait dans son esprit. Ici ils étaient en terrain neutre mais ailleurs ? Il lui annonça qu'il voulait l'emmener chez lui mais que les conditions n'étaient pas appropriées. Lorena sentit alors un soulagement la traverser de part en part, elle ne se sentait pas prête à aller chez qui que ce soit. Chez elle au moins elle était en terrain conquis, elle avait un avantage. Non pas qu'elle s'inquiète des intentions de Caerwyn mais qui sait comment ces soirées peuvent se terminer. La jeune femme a vécu bien trop de situations étranges pour ne pas avoir de pressentiments. Elle tira alors sur le bras de l'ancien détenu pour le stopper dans sa course. "Caerwyn attends j'ai ... j'ai ma voiture garée de l'autre côté. On peut... on peut aller chez moi si tu veux, j'habite à cinq minutes à peine." La jeune femme passa nerveusement une main sur sa nuque, sans pour autant arracher l'autre à l'emprise du gallois. Elle n'a pas l'habitude de faire ce genre de chose, d'inviter des hommes chez elle et son appréhension se faisait facilement voir. Pourtant elle restait souriante, elle voulait prolonger cette soirée quoi qu'il arrive. C'était bien trop beau pour être vrai, elle craint maintenant que les choses s'arrêtent trop vite. Elle ne veut pas se réveiller demain en se disant qu'elle est passée à côté de quelque chose.


 
 
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Mer 16 Juil - 16:04


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Il se doutait que la situation n'était pas aisée, puis il en avait assez d'être dehors. Ils seraient largement mieux au calme pour discuter. Il n'avait pas envie de rester dans un bar quand la musique venait lui percuter les tympans. C'était surement le mauvais endroit pour en apprendre un peu plus, quoiqu'il commençait à en avoir assez de parler de lui, de tourner le couteau dans la plaie et de ressasser le passé. Ça le tuait doucement. Ça lui faisait plus de mal que de bien. Il en voulait à son ex-femme, qui avait été la femme de sa vie. Maintenant, il ne lui accordait plus sa confiance. Il lui en voulait et il ne voulait plus d'elle dans sa vie. C'était une situation complexe et qui le rongeait jour après jour. Il avait envie de partir. De la prendre dans ses bras. D'arrêter de penser à son passé et oublier le temps d'une nuit. Elle était la seule à faire tomber les barrières qui se tenaient sans cesse autour de lui et il se rendait compte qu'il était attaché à la jeune femme. Pourtant, un tas de choses lui faisaient peur. Il ne voulait pas la blesser et Caerwyn savait parfaitement qu'il n'était pas l'homme parfait, l'homme stable. Ça le tuait. Ça le rongeait. Il avait cette parte de noirceur qui était en train de l'annihiler complètement et ca le rendait fou, ça le rendait froid. Elle lui posait des questions qui semblaient légitimes, mais le sujet de sa femme était le plus délicat qu'ils pouvaient aborder. Ça le rendait fou de rage. Il lui e voulait et était incapable de rester calme quand il commençait sur ce sujet. C'était malsain. Ça l'avait blessé et changé sans qu'il ne puisse y faire quoi que ce soit. « Et maintenant je dois me contenter d'être mécanicien.» Un soupir passa entre ses lèvres. Ce travail. Ce n'était pas le sien. Ça ne lui plaisait pas, mais il n'avait rien d'autre. Personne n'avait envie d'engager quelqu'un avec un dossier criminel de la sorte. Ça avait ruiné sa vie. Sa carrière. Sa vie de famille. Son mariage. C'était la pire chose qui pouvait lui arriver. Il ne répondit pas à la dernière question, parce qu'il s'en sentait incapable. Incapable d'en dire plus sur le sujet.

Il se décolla du mur pour se mettre en route. Il avait envie de partir. De passer du temps avec elle et se rendit rapidement compte qu'elle pouvait ne pas avoir confiance en lui, surtout avec ce qu'il venait de lui avouer. C'était logique et légitime. Gerrish n'avait pas la moindre envie de forcer la brune et c'est pour cette raison qu'il s'arrêta quand il entendit le son de sa voix. Elle était hésitante. Il sourit un peu avant de s'approcher une fois de plus et prendre son visage entre ses mains. Caerwyn tentait d'être rassurant, mais il avait simplement envie de se poser, d'être seul avec elle pour la première fois de sa vie. Ils n'avaient jamais réellement pu passer un moment en solitaire, surtout pas en prison. Son regard se planta directement dans celui de la jeune femme. « Écoute. Je ne veux pas que tu sois mal à l'aise. Je me doute que ça fait pas mal à digérer pour toi en une seule soirée. Je n'ai jamais parlé de ma vie avant, à toi ou à personne d'autre. Tu peux rester ici, si tu veux. Tu avais surement mieux à faire que de passer la soirée avec moi.» Un sourire en coin passa sur les lèvres du blond. « Tu ne sais même pas si ce que je ta raconte est vrai.» Il soupira doucement avant de relâcher son visage, mais il ne la quittait pas des yeux. « J'ai envie de te dire de me faire confiance, mais je sais que ce n'est surement pas facile.» Il haussa les épaules avant de mettre ses mains dans le fond de ses poches. Pour lui aussi, c'était étrange de lui avouer, de lui lancer les mots qu'il tentait de garder secrets depuis des années. Il ne voulait pas la presser, la pousser. Il voulait qu'elle soit libre de ses choix et il ne voulait surtout pas la rendre nerveuse. Il posa sa main doucement dans le bas de son dos pour l'inciter à marcher vers le bar et vers sa voiture par la même occasion. « Tu préfères rester ici ou sinon on se rend chez toi. Je n'ai pas envie de te forcer Lorena. Je n'ai pas envie de te rendre nerveuse ou mal à l'aise.» Il posa son regard une nouvelle fois dans celui de la demoiselle. Il lui laissait le choix. Qu'elle voit ce qu'elle avait envie de faire, mais il ne se sentait pas à son aise dans la ruelle. Surtout que les gens avaient tendance à le dévisager, parce que certains d'entre eux savaient son histoire.

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Lorena Mandez
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Lun 21 Juil - 16:16


 

 
 

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 Ces retrouvailles, si l'on peut appeler cela de la sorte, avaient été inattendue pour la mexicaine. Elle ne pensait pas le revoir et encore moins de cette façon. Cela la laisse d'ailleurs perplexe. Il faut dire que les choses n'ont pas commencé sous les meilleurs hospices. Un début de soirée tendu avait bien risqué de réduire à néant leur relation déjà bien compliquée, rendant par la même occasion leurs échanges plutôt tumultueux. Du moins jusqu'à ce qu'ils en arrivent à un semblant de réconciliation, éclaircissant un peu les choses. Comme quoi une bonne discussion est parfois nécessaire. Contente et à la fois anxieuse d'en apprendre encore un peu plus sur Caerwyn, la jeune femme se laissa aller à des questions qu'elle ne devrait pas forcément poser. Et au vue de la façon dont il avait esquivé le sujet de sa femme, Lorena préféra ne pas en rajouter. Il avait déjà fait tellement d'effort pour se confier à elle qu'elle ne voulait pas tout foutre en l'air en une fraction de seconde et tout ça pour satisfaire sa curiosité. Il en parlera un jour, quand il sera prêt. Et ce n'est visiblement pas pour le moment. Finalement le beau blond l'entraina un peu plus loin, il voulait quitter le bar pour être pus au calme. Ce qui provoqua une légère tension chez la jeune femme. Non pas qu'elle ne voulait pas être avec lui, bien au contraire, mais passer la soirée seule avec un homme est une chose qu'elle n'a pas fait depuis longtemps, bien trop longtemps. Alors passer la soirée avec un homme accusé de meurtre et qu'elle a rencontré en prison était une chose peu rassurante. Pourtant elle sait qu'elle n'a rien à craindre de lui, ou du moins c'est ce qu'elle essaye de se dire pour se convaincre qu'elle ne fait pas une erreur. C'est lorsqu'elle sentit les mains du blond se poser sur son visage que ses doutes se dissipèrent quelque peu. " Je ne vois pas quel serait ton avantage à me raconter des mensonges. Le côté mec accusé de meurtre je suis pas sure que ce soit un atout pour draguer en temps normal. " Elle leva les yeux en l'air, un sourire en coin. Elle savait qu'il ne mentait pas, ou alors il était un excellent acteur. Elle lui faisait confiance, un peu trop même pour quelqu'un dans sa situation, mais elle voulait vraiment continuer cette soirée avec lui. Et au moins chez elle elle aurait l'avantage du terrain en cas de problème. Il posa sa main dans son dos, l'incitant à avancer vers l'entrée du bar et donc vers le parking. Lorena se laissa faire, guidée par une envie qui était bien trop intense pour qu'elle puisse y faire face. La voix de Caerwyn la sortit rapidement de sa rêverie, il lui laissait encore le choix. Mais son choix était fait, même si elle n'était pas sure de faire le bon. La mexicaine lui fit face de nouveau, plongeant son regard dans ses yeux bleus. " C'est pas toi qui me rend nerveuse c'est juste que ... j'ai pas l'habitude d'inviter du monde chez moi ..." comprenez qu'elle n'a pas l'habitude d'inviter des hommes chez elle. "Je. Je suis pas ce genre de filles, je ne sais pas vraiment comment on fait dans ces situations. " Elle sentit le rouge lui monter aux joues, tellement stupide de devoir lui confier ce genre de chose. Lorena passa une main sur son visage pour se cacher du regard du jeune homme avant de la laisser glisser sur sa nuque pour tenter de se détendre. "Je me sens stupide ... " elle en plaisantait, son sourire amusé pouvait en témoigner. Mais pourtant cette appréhension ne la quittait pas. Un soupir s'échappa de ses lèvres et après avoir fixé un moment le goudron du parking elle attrapa la main de Caerwyn pour l'attirer vers sa voiture. Elle n'avait pas de voiture de collection ni de cabriolet ou autre sportive. Seulement une voiture datant de quelques années et capricieuse au possible. Le genre de tas de ferraille que l'on espère pouvoir abandonner dans les mois à venir pour pouvoir s'en payer une autre. La mexicaine ouvrit les portes à l'aide de l'ouverture centralisée puis se tourna vers le jeune homme, essayant de se donner un air sur d'elle. " Y a trop de monde ici alors montes, c'est moi qui t'invite à prendre un verre."

Le trajet se fit assez rapidement, si vite qu'ils n'eurent pas vraiment l'occasion de profiter du voyage pour discuter. Elle habite au centre ville, à seulement cinq minutes du bar où ils se sont retrouvés alors pas le temps de se lancer dans de grandes conversations philosophiques. La jeune femme gara son véhicule juste en face de son appartement et sortit les clés de son sac à main avant d'ouvrir la porte du hall. Elle entraina Caewyn jusqu'au deuxième étage là où se trouve son petit nid douillet. Lorena fit une halte devant la porte, plongeant alors son regard dans celui de son invité. Elle était toujours aussi anxieuse mais elle essayait de le cacher tant bien que mal. "Bon je te préviens ce n'est pas un quatre étoiles, je suis même pas sure d'avoir fait le ménage récemment ..." Un air malicieux sur le visage elle lui adressa un sourire amusé, c'était sa façon de cacher son angoisse. En entrant chez elle il entrait également dans sa vie d'une certaine façon. Les choses devenaient réelles, concrètes et elle ne sait pas si elle est réellement prête à s'ouvrir et se confier sur tout ce qu'elle a vécu. Pourtant elle se devait de le faire, il avait été assez honnête pour le faire, elle lui devait au moins cela. Lorena n'attendit pas de réponse et finit par ouvrir la porte avant de l'inviter à entrer. Elle referma la porte à clé et la laissa dans le verrou. Au moins en cas de nécessité elle pourrait fuir rapidement. La mexicaine attrapa de nouveau la main de son invité et l'entraina dans le salon, la seule partie de l'appartement qui pouvait les intéresser pour le moment. La pièce était simple, lumineuse et parfaitement bien rangée. La jeune femme avait opté pour des couleurs claires, du blanc pour les murs, du parquet pour le sol et des meubles en bois clairs. On se serait presque cru dans un magazine de déco. Seules des photos personnelles trônaient sur les murs, apportant un peu de vie à cette pièce trop calme. Ces photos étaient les seules souvenirs qu'elle avait de ses parents, de ses frères, son seul et unique lien avec son Mexique natal. La brunette finit par lâcher la main de Caerwyn et commença à s'éloigner. "Fais comme chez toi, je vais nous chercher des verres." Et elle disparut dans la cuisine où elle resta un petit moment. Son cœur battait tellement fort qu'elle n'arrivait plus à avoir les idées claires. Il était là, chez elle et surtout pour elle. S'était tellement irréel. Lorena souffla longuement, se passa les mains sur son visage pour se ressaisir et retourna dans le salon avec deux verres à la main. Elle se dirigea immédiatement vers le bar qui se trouvait dans un coin de la pièce et n'adressa pas un seul regard à l'homme qui se trouvait là. Elle était gênée et ne savait pas comment reprendre les choses en main. "J'ai de la bière, du whisky ou du vin c'est comme tu veux ..." Les yeux posés sur les verres elle attendit sa réponse, laissant ses doigts s'entremêler pour tenter de faire disparaitre son stress.



 
 
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Mar 29 Juil - 18:15


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C e n'était pas son but de la rendre mal à l'aise. Il faut dire qu'il ne savait pas non plus réellement comment se comporter avec elle. Ça faisait dix ans qu'il tentait de lutter contre sa vie en prison, qu'il tentait de ne pas devenir un homme trop sombre, mais ça avait changé son âme. C'était impossible de rester le même après avoir vécu pendant trop longtemps derrière les barreaux. Lorena était la seule à le rendre bien. À le faire se sentir bien. Si elle n'avait pas été là pendant les dernières années, il serait surement encore plus fou. Elle avait donné un peu de douceur à son monde de rage. Avec le temps, il ne savait plus comment aimer. Il ne savait plus comment se sentir, comment s'ouvrir. Ça n'avait rien de facile. Ca avait tout de difficile pour lui de lui avouer. D'une certaine façon, il n'avait pas envie de lui faire peur. Il n'avait pas envie de faire fuir la Mexicaine. " Je ne vois pas quel serait ton avantage à me raconter des mensonges. Le côté mec accusé de meurtre je suis pas sure que ce soit un atout pour draguer en temps normal. " Il lâcha un rire. Elle avait raison. Ce n'était surement pas le meilleur moyen d'attirer une femme dans ses bras. Il avait juste voulu être honnête, mais il s'avérait que parler de sa vie ne lui faisait plus de mal que de bien. Le blond se remit en route vers le bar. Il ne fallait pas qu'il force les choses. Qu'elle fasse ce que bon lui semblait. Ils avaient encore le temps. Encore du temps devant eux. " C'est pas toi qui me rends nerveuse c'est juste que ... j'ai pas l'habitude d'inviter du monde chez moi. Je me sens stupide ... " Il sourit un peu, s'arrêtant pour poser son regard sur la jeune femme. « J'ai pas l'habitude de parler de ma vie. De passer du temps avec une femme autre part que dans une infirmerie. Ça fait dix ans, alors je pense que je bats ton record.» Il disait cela pour la rassurer. Ils étaient dans le même bateau. Ça faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas passé du bon temps. Du temps sans se prendre la tête ou se complaire dans la rage qu'il ressentait moins en présence de la jeune femme.

Elle fit son choix et le blond se contenta de la suivre sans tenter de la mettre mal à l'aise. Il faut dire que lui non plus ne savait pas réellement comment se comporter. Il ne savait pas ce qu'il voulait réellement dire ou faire. Ça le rendait nerveux, mais son visage restait toujours aussi impassible. Il faut dire que Caerwyn n'était pas l'homme le plus expressif qui soit. Plus depuis son séjour en prison. Les quelques escaliers montés, il laissa son regard parcourir les murs, l'endroit, avant de s'arrêter devant la porte de la jeune femme. " "Bon je te préviens ce n'est pas un quatre étoiles, je suis même pas sure d'avoir fait le ménage récemment ..." Un haussement d'épaules de sa part. « Ça ne peut pas être pire que mon appartement.» Le sien. Il avait tout de miteux et jamais il ne ferait venir la demoiselle entre ces murs. Elle ouvrit la porte et il referma derrière eux. Son regard observa les alentours un moment, puis il suivit la jeune femme dans le salon. Il retira sa veste de cuir pour la poser sur le coin d'une chaise. " "Fais comme chez toi, je vais nous chercher des verres. J'ai de la bière, du whisky ou du vin c'est comme tu veux ..." C'était étrange. Tellement étrange qu'il ne savait pas du tout comment se comporter. Comment mettre la jeune femme à son aise. Il venait tout de même de lui avouer qu'il avait tué quelqu'un, même si c'était une fausse accusation. Il se demandait pour quelle raison elle lui faisait confiance. Ça le rongeait. Ça le troublait. « Je vais prendre du whisky. Merci.» Le blond finit par se poser dans le fond du canapé en attendant qu'elle ne revienne dans son champ de vision. Ce ne fut pas long. Elle s'approcha et il attrapa le verre qu'elle lui tendit. Son regard se posait une nouvelle fois dans celui de la jeune femme. « Pourquoi tu me fais confiance?» Ça le préoccupait. Peut-être qu'il voulait juste abuser d'elle. Il y avait tellement de scénarios possibles qu'il se demandait. Il se demandait pourquoi. Pourquoi lui. La Mexicaine savait parfaitement qu'il avait été en prison. Il aurait pu lui mentir pour lui faire du mal. Les gens changent en prison et ce n'est jamais pour le mieux. Gerrish prit une gorgée de son verre. « Tu sais. Je ne suis pas particulièrement à l'aise non plus.» Il rit un peu. Dix ans. Dix ans c'est long. Il avait subi les coups. Il avait tenté de ne pas devenir froid, mais ça n'avait pas été un franc succès. Là. Il n'était pas dans son élément. Surtout qu'avant il était marié alors ça avait tout d'étrange pour lui aussi.
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MessageSujet: Re: And what about us now ? (feat Caerwyn)   Mar 5 Aoû - 17:29






And what about us now ?
I've never been good at this temptation

L'appartement de Lorena n'a rien d'un palace, même s'il ne ressemble pas non plus à la chambre miteuse d'un hôtel bon marché. Elle n'avait pas besoin d'un espace luxueux. Une chambre, un salon et une cuisine lui conviennent très bien. Quand on a partagé une chambre avec ses deux frères pendant 25 ans on se contente facilement de strict minimum. Malgré tout la jeune femme prend un malin plaisir à tout décorer de façon harmonieuse. C'est ce qui lui permet de s'occuper l'esprit, ce qui l'empêche de penser à sa vie d'avant et à toutes les mésaventures qu'elle a vécu depuis son arrivée en ville. Autant vous dire qu'il lui faut une sacrée occupation pour lui permettre de se vider l'esprit. Et jusqu'à maintenant elle y parvenait assez bien. Mais la présence de Caerwyn chez elle semble tout foutre en l'air. Elle a beau essayer de se calmer, de penser à autre chose ce sont toujours les mêmes scènes qui lui reviennent à l'esprit. Ses visites à l'infirmerie, leurs baisers, leur engueulade de tout à l'heure et surtout ses aveux inattendus. De quoi troubler la belle brune qui malgré tout avait prit le risque de le faire venir chez elle. Pourquoi ? Elle n'en sait rien. La logique aurait voulu qu'ils restent dans un lieu public ou même qu'elle mette un terme à la soirée pour réfléchir calmement. Mais Lorena n'est pas toujours logique, elle a surtout tendance à suivre son instinct plutôt que sa raison. Un instinct qui l'a rarement trompé jusqu'à présent même si personne n'est infaillible et elle le sait. Prenant sur elle, la brune se comporta en hôte exemplaire en proposant à son invité un dernier verre pour conclure la soirée. Elle ne boit jamais à outrance mais elle a toujours de quoi recevoir en cas de besoin, on n'est jamais à l'abri d'une visite surprise. Caerwyn opta pour un whisky alors que la jeune femme préféra un bon verre de vin rouge français. Elle remplit leurs verres avant de prendre la direction du canapé où le blond avait déjà prit. Elle lui donna son verre avant de s'asseoir à son tour, laissant un espace raisonnable entre eux pour ne pas augmenter la tension qui règne déjà dans l'appartement. Puis la mexicaine posa ses yeux dans ceux du beau blond avant qu'il ne prenne la parole. « Pourquoi tu me fais confiance? ». La jeune femme arqua les sourcils, surprise par cette question venue de nulle part et pourtant totalement justifiée. Elle n'en savait rien, et à vrai dire elle ne veut pas y réfléchir. Elle a confiance en lui c'est tout ce qu'elle sait, la raison de tout cela elle s'en moque éperdument. La belle baissa les yeux sur son verre de vin avant d'en boire une gorgée. Elle ne voulait pas répondre, enfin elle ne savait surtout pas quoi répondre. Elle hésitait alors que le regard de Caerwyn pesait sur ses épaules. Lorena avala une nouvelle gorgée de vin avant de reposer ses yeux sur les traits durs du jeune homme. Elle ouvrit une première fois la bouche mais aucun mot n'en sortit. La demoiselle se ravisa avant de faire une nouvelle tentative. " Honnêtement ? J'en sais rien ... " Les yeux de nouveau posés sur son verre elle laissa un moment le silence s'installer avant de reprendre, non sans une certaine appréhension. " Je me dis que si jamais tu voulais ... enfin si ton plan était de me torturer avant de sauvagement m'assassiner tu aurais déjà eu pas mal d'occasions de le faire, pas besoin de jouer à ce petit jeu ... " Elle laissa un rire s'échapper de ses lèvres, la plaisanterie était une façon qu'elle avait de se rassurer, de se dire que les choses ne pouvaient pas tourner aussi mal. " J'aime me dire que malgré tout ce qui peut se passer dans une vie les gens ne changent pas totalement, il y a toujours du bon en chacun de nous. Et en toi aussi malgré l'image que tu sembles avoir de toi même. "  Lorena ne le regarda pas, elle n'osait pas, elle avait peur. Non pas de sa réaction ni de Gerrish lui-même, mais peur qu'en le regardant elle ne sente de nouveau son cœur s'arrêter. Peur de se rendre compte en posant ses yeux sur lui qu'elle commence à s'attacher à un homme qu'elle ne devrait pas fréquenter. Peur de ses sentiments, de ses envies qui lui torturent l'esprit depuis des mois.

« Tu sais. Je ne suis pas particulièrement à l'aise non plus.» Elle se mit à rire avec lui, au moins ils partageaient la même vision des choses. Même si pour lui cela devait être encore plus étrange. Dix ans en prison et un mariage foutu en l'air, il n'a surement pas eu l'occasion de passer beaucoup de temps avec une femme autre que la sienne depuis très longtemps. Et même si les choses sont tout à fait platoniques entre eux pour le moment, la tension reste bien là, toujours pesante. La demoiselle laissa son habituel sourire revenir sur ses lèvres. Malgré tout elle se sentait bien ce soir, à ses côtés. "C'est pour ça qu'on a inventé l'alcool ... " Elle leva les yeux au ciel, l'air innocent avant de lever son verre et d'en boire une gorgée. La jeune femme posa par la suite son verre sur la table basse pour se lever du canapé. Elle ressentait encore ce besoin de s'éloigner de lui pour se calmer, reprendre ses esprits. Le besoin de s'isoler pour prendre pleinement conscience des choses. "Je reviens je vais me changer, j'ai l'impression d'être déguisée dans cette robe. " Simple prétexte. Elle se sentait bien dans cette tenue, belle et attirante. Une sensation qu'elle n'éprouve que rarement et qui la met tout aussi mal à l'aise que la présence de Caerwyn dans son appartement. "Si tu as besoin de quelque chose je suis juste à côté. " lui dit-elle avant de s'éclipser dans la pièce au bout du couloir. Lorena ne ferma pas totalement la porte, elle la poussa simplement de façon à entendre son invité s'il lui parlait. Elle devrait se méfier elle le sait, il pourrait la voler et s'enfuir lâchement. Sauf qu'il n'y a rien de valeur chez elle, il se casserait les dents. La jeune femme ôta sa robe de cocktail pour la jeter sur son lit, apparaissant en sous-vêtements rouges à dentelles dans l'entrebâillement de la porte. Porte à laquelle elle tournait le dos pour se concentrer sur sa penderie à la recherche d'une robe plus simple et plus légère. Elle n'avait que l'embarras du choix mais prendre son temps lui permettait de souffler un peu. " Allez Lorena ça va aller respire." se dit-elle à voix basse, tentant de se rassurer elle même.






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And what about us now ? (feat Caerwyn)

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