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 #84, and then there's you

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Invité

MessageSujet: #84, and then there's you    Ven 8 Aoû - 21:48

Samuel ∞ Sloane
And then there's you
Une nouvelle journée s'était déroulée sous les yeux de Sloane. Elle avait agit, réagit comme un robot durant ses heures de travail ce qui lui évitait de laisser libre cours à ses pensées et à la morosité qui la guettait. Tous ses gestes, ses sourires et ses paroles n'étaient plus que des automatismes destinés à satisfaire le patron du magasin et la clientèle. Il n'y avait rien de plus faux et hypocrite que ce job, heureusement qu'il lui permettait de payer les factures en fin de mois. La jeune femme ne s'était jamais imaginée vendeuse, encore moins en barmaid, mais elle n'avait pas vraiment eu le luxe de choisir, elle avait accepté la meilleure proposition dans un contexte sombre.  Sloane espérait secrètement qu'elle allait pouvoir commencer à économiser, que bientôt elle pourrait se trouver un autre job, un peu plus valorisant à ses yeux et peut-être même qu'elle pourrait enfin terminer ses études. Oui, elle en rêvait et elle ne l'avouerait sans doute jamais, bien trop bloquée par la réalité des choses, de l'instant présent. Un futur pour l'instant n'était pas envisageable, elle essayait tant bien que mal de ne pas sombrer chaque jour, à ses yeux seul le présent compte. Les fins de mois étaient difficiles, elle était apeurée à l'idée de ne pas y arriver tout autant qu'elle était effrayée à l'idée de s'endormir. Son manque de sommeil expliquait sans doute aussi le fait que tout ne soit plus que mécanismes pour la jeune femme. Parfois Sloane craquait, la fatigue la submergeait et elle finissait par s'endormir avant de se réveiller en sursauts, faisant place à la panique et aux cris car la même scène se déroulait sans cesse, systématiquement et elle n'arrivait pas à la sortir de son esprit. Un bon thérapeute l'aiderait sans doute, il lui diagnostiquerait un syndrome post-traumatique ou une autre maladie au nom farfelu mais la jeune femme était trop fière pour se rendre chez un médecin, elle était persuadée qu'avec le temps tous ses maux passeraient. Sloane avait juste besoin de temps, du moins c'était ce qu'elle se répétait sans cesse.
Ce soir là, comme presque chaque soir d'ailleurs depuis l'incident, c'était le même rituel dans son appartement. En y entrant elle vérifiait  chaque pièce, chaque placard pour vérifier que personne n'était entré  puis elle dînait avec ce qui restait dans son maigre réfrigérateur. Heureusement pour elle, elle profitait d'une soirée de congé et elle n'avait donc pas à se rendre au bar en courant comme la plupart du temps. Étrangement et comme à son habitude, elle ne verrouilla pas la porte d'entrée de son logement ; elle guettait l'arrivée d'un visiteur très spécial, celui qu'elle considérait comme son sauveur. Sloane était persuadée que sans la présence de Samuel le jour de son agression elle ne serait plus de ce monde, alors elle pouvait bien laisser sa porte ouverte durant quelques heures. De plus elle se sentait apaisée en sa présence, c'était comme si tous ses soucis s'évaporaient lorsque Samuel était dans la même pièce qu'elle. La jeune femme se sentait mieux, juste bien et elle était toujours impatiente à l'idée de le voir même si elle ne le montrait pas vraiment. Néanmoins elle n'était pas toujours certaine qu'il passerait, elle le voyait régulièrement certes mais il n'y avait pas d'horaire ou de moment spécifique. Sloane eu le temps de se doucher, d'enfiler une tenue plus confortable pour la nuit et elle s'allongea dans son lit, épuisée. Elle ferma les yeux l'espace d'un instant et les rouvrit pour l'apercevoir dans l'encadrement de la porte, surprise. « Ça devient une mauvaise habitude.. »  déclara la jeune femme, sans vraiment le penser. Elle ne savait pas l'heure qu'il était mais elle se doutait qu'il était plus que tard, or ce n'était pas la première fois qu'il se présentait à de telles heures. Sloane se redressa alors et ne pu s'empêcher d'afficher un sourire en coin, soulagée qu'il soit présent.   
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Samuel Blake
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les imparfaits
vos messages : 216
Date d'inscription : 29/04/2014

MessageSujet: Re: #84, and then there's you    Dim 31 Aoû - 16:35


Remember the promise you maid.
Ft. Sloane Wright & Samuel Blake


Une journée normale ? Ce mot n’était plus utilisé dans l’esprit du jeune homme depuis quelques années, chaque journée était une nouvelle lutte dans son esprit. Il tentait de se lever avec l’idée que demain ne serait qu’un moment meilleur, cependant son âme refusait de s’y perdre et son esprit semblait perdu dans les tourments d’une vie de mésaventures. Il lâcha un râle rauque avant de se pavaner dans son logement à la recherche d’une quelconque présence féminine, vestige d’une nuit mouvementée. Heureusement pour lui, il ne perdait pas cette habitude de mettre à la porte toute celle qui viendrait envahir son endroit, ces instants de quiétude profonde. Il prit la peine de se doucher, d’enfiler ce jean, ce haut noir et cette veste noir, d’enfiler son casque, d’enfourcher sa moto et se rendre jusqu’à la caserne. Ses lunettes de soleil, sur ses yeux, empêchaient quiconque de venir percer le reflet de son âme et de s’y inviter sans son accord. Il saluait simplement quelques collègues avant de s'engouffrer au sein de la caserne. Et c’est ainsi que le rituel s’installa, il tentait de s’occuper en attendant qu’une intervention vienne le sortir de sa monotonie. Affalé sur ce canapé, un débat politique vint faire hausser le ton de sa voix et certains rires se firent entendre au fond de la salle. Un endroit où les hommes montraient leur appartenance, leur virilité, leur besoin d’avoir constamment raison. Dans un énième souffle, il vint mettre fin à la conversation lorsque cette alarme se mit à retentir. Le rire présent sur son visage laissa place à cette expression neutre et signe d’un professionnalisme inégalable. Quelques minutes suffirent à son équipe afin de se positionner et tenter de se démener afin de sauver la vie d’un couple, dont la voiture n’avait pas tenu le choc face à un camion dont le chauffeur avait laissé la fatigue l’envahir. C’est ainsi que sa journée se tramait, enfin que toutes ses journées se passaient, depuis quelques années, il avait perdu le goût de tout. Alors que Samuel ne vivait que pour son emploi d’homme du feu, à présent, il considérait son emploi comme une obligation, un moyen de ne pas subir les claques du passé et ne pas s’isoler dans un monde abstrait, bercé de solitude.
Une fois sa journée terminée, il délaissait ses collégues, les saluant d’un signe de la main, après quelques verres bien mérités, il enfourcha, pour une deuxième fois de la journée, sa moto afin de retourner jusqu’à son domicile. En ouvrant la porte, son passé et sa solitude lui revinrent en pleine face, comme des coups de poignards à chaque fois. Il déposait ses clés à l’entrée avant de pénétrer un peu plus chez lui et passait par la cuisine, s’attrapant une bière et se rendit jusqu’au salon. Dans le couloir le menant à la pièce de séjour, il restait figé face à cette photo, celle d’un couple dont l’amour dépassait toutes les frontières, celle d’une once de bonheur dans un monde affublé par la laideur. Il laissait échapper un sourire repensant à ces moments de paix, mais la colère reprit vite le dessus, sa mâchoire se serra et son poing vint se cogner sur le mur. Dans un accès de colère, il décrocha ce cadre et le jetait au sol, comme pour ne plus devoir subir cette violence quotidienne. Sans même penser à l’heure qu’il pouvait être, il attrapait ses clés afin de quitter les lieux et d’enfourcher sa moto, il n’eut pas besoin de chercher l’endroit où son esprit serait tranquille ce soit, celui-ci s’y dirigeait instinctivement. Dix bonnes minutes furent nécessaires afin que le logement de la demoiselle en question puisse être perçu. Sans prendre la peine de s’annoncer, il entrait dans les lieux, comme si cela était devenu une habitude, une habitude qui pouvait se montrer malsaine connaissant l’état d’esprit de Samuel actuellement. Ses pas se voulaient lents et sans bruit, il ne voulait pas effrayer la jeune locataire de ce logement. Accolé sur l’encadrement de sa porte de chambre, il la regardait tel un ange, il se surprit à laisser échapper un sourire dont il n’était pas fier. Lorsque les yeux de la belle s’ouvrirent, Samuel restait impassible, il ne ressentait aucune gêne à se tenir là, à ce moment précis. « J’ai bien peur pour toi que cette habitude ne s’arrêtera pas de sitôt… » Malgré sa présence à cette heure tardive, il conservait cet air doux et attentionné dès qu’il se trouvait en présence de Sloane. Sa voix conservait cette intonation rassurante, il se décollait de l’encadrement, afin de se tenir debout, laissant sa carrure envahir la pièce. Ses yeux se perdirent sur Sloane, il ne décrochait pas son regard un seul instant, comme pour percer toutes les pensées de la jeune femme. « Comment s’est passé ta journée ? Et si j’entends qu’un homme au bar à tenter de profiter de toi, je n’hésiterais pas à aller lui montrer qui va profiter de qui. » Dans ces cas-là, Samuel avait ce regard violent, ce regard d’un homme de confiance, cet accès de colère qui pouvait le gagner de temps en temps. S’approchant doucement d’elle, il vint prendre place à côté d’elle, sans se soucier de la gêne que sa présence pouvait occasionner puis sa main vint chercher une mèche de ses cheveux et s’enrouler le long de son doigt.  

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