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 Louise & Raphaël | Don't make it bad

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MessageSujet: Louise & Raphaël | Don't make it bad   Ven 25 Juil - 7:36

Don't make it bad

Louise & Raphaël

Travailler, c’était ce qui lui permettait d’oublier ce qui lui était arrivé. A l’hôpital, on ne le prenait pas pour un monstre, on le voyait comme celui qu’il était vraiment : un médecin sympathique qui ne cherchait qu’à soigner les gens. Il était reconnaissant d’avoir eu la possibilité d’être vite pris dans cet hôpital. A croire qu’ils manquaient énormément de personnel pour embaucher un étranger aussi rapidement. Lui, ça l’arrangeait. Au moins il avait le droit à un peu de bonheur chaque jour. Voir les sourires des enfants une fois rétablis le rassurait. Il était doué pour quelque chose, il faisait bien son boulot, et personne ne pouvait lui reprocher ça. Il n’était pas le monstre qu’on décrivait sans doute en ce moment-même dans la presse française. Maintenant, il ne restait plus qu’à prier pour qu’on ne découvre jamais ici ce dont on le soupçonnait. Un meurtre et une prise d’otage, ce n’était pas terrible pour un pédiatre. Si seulement il pouvait dire qu’il n’y était pour rien, que ce n’était qu’un piège, une malheureuse erreur, mais personne ne le croirait, comme la première fois. Il avait hurlé trois ans son innocence et personne ne l’avait cru jusqu’à ce qu’on retrouve cette folle à lier. Il ne reproduirait ce schéma-là pour rien au monde.

Pour l’instant, ça se passait plutôt bien, quand on oubliait qu’il enfermait quelqu’un chez lui et qu’il était recherché pour meurtre. Ses collègues l’appréciaient, lui demandant régulièrement de sortir boire un verre avec le sourire, ce à quoi il répondait souvent qu’il ne pouvait pas, ayant des impératifs. Il ne voulait pas se mêler aux autres, trop méfiant désormais. Deux trahisons avaient suffi à le faire douter de tout. Il n’avait plus aucune confiance et préférait largement rester seul. Et pourtant, ça ne l’empêchait pas de s’inquiéter. Louise, son interne, était hospitalisée suite à un malaise. Il ne savait pas exactement ce qu’elle avait, mais elle semblait rester assez de temps à l’hôpital pour que ce soit assez grave. Il gérait à sa place sans trop de problème, mais ça l’inquiétait. Décidément trop soucieux des autres pour son bien –il l’avait déjà prouvé à de multiples reprises-, il décida de lui rendre visite pour prendre de ses nouvelles et s’assurer qu’elle se rétablissait bien.

Comme il avait du temps dans son planning du jour, il quitta l’aile pédiatrique de l’hôpital pour rejoindre l’aile centrale, là où se trouvait Louise. Il demanda le numéro de sa chambre et s’y dirigea, saluant au passage les quelques collègues qu’il connaissait depuis le peu de temps qu’il avait passé ici. Devant sa porte, il s’arrêta un instant. Est-ce que c’était une bonne idée de lui rendre visite ? S’attacher aux gens, ça ne lui avait jamais réussi. Il souffla cependant avant de frapper et d’ouvrir la porte. En entrant, il esquissa un sourire légèrement gêné, pouvant passer pour de la timidité ou une certaine réserve. « Hey. Tu vas bien ? » C’était peut-être un peu idiot à demander vu qu’elle était alitée, mais il ne voyait que ça à dire. C’était la première fois qu’il lui rendait visite, et elle devait sans doute se demander ce qu’il faisait là. A vrai dire, il hésitait à quitter la pièce pour éviter de recommencer les mêmes erreurs.

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Louise Everdeen
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les imparfaits
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MessageSujet: Re: Louise & Raphaël | Don't make it bad   Ven 25 Juil - 9:41

La veille, j’avais fait un malaise pendant mon service. Mes addictions et mon problème de santé avaient fait que s’en était beaucoup trop pour mon corps. Je ne tenais plus le choc. J’avais enchaîné gardes sur gardes. Mon métier était mon échappatoire, je m’y sentais tellement bien. Mais je m’y étais investie tellement que j’en avais oublié de prendre mes médicaments et me rendre aux dialyses. Voilà pourquoi je me retrouvais là, allongée sur un lit d’hôpital. J’avais passé tout le jour précédent aux côtés d’Aymeric. Il ne m’avait pas lâchée d’une seconde. Je pense qu’il devait s’inquiéter pour moi. L’état de manque s’était fait sentir assez rapidement. Et il m’était difficile de combattre cela. L’envie de boire était plus forte que moi. Mais j’essayais de passer au – dessus, je l’avais promis à Aymeric. Et je devais tenir ma promesse.
J’étais inquiète pour mes patients. Je ne connaissais pas leur état. Il m’était impossible d’aller leur rendre visite. Je m’y étais attachée à ces petites têtes blondes. Mon petit ami avait donc été voir pour moi. Il avait demandé à ce que quelqu’un passe pour me donner des nouvelles. Une infirmière avec qui je m’entendais très bien était passée la veille. Elle m’avait assuré que tout se passait bien pour eux. Je ne sais pas si elle mentait ou si elle me disait la vérité. Aymeric lui aurait sûrement dit que j’étais capable de tout arracher pour aller voir ce qu’il se passe. D’ailleurs, j’avais gardé mon bipeur sur ma table de nuit. Oh, le service devait être au courant que je n’étais pas joignable. Mais tout de même, on ne sait jamais. Cela me rassurait d’un côté.
J’étais allongée, je lisais un bouquin. Un de ces bouquins qui raconte des histoires d’amour : 50 nuances de Grey. Beaucoup de mes connaissances me l’avaient conseillé. Et je n’avais que ça à faire. Aymeric devant encore m’apporter les livres de chirurgie. Une infirmière de l’aile centrale m’avait donc prêté le premier tome. J’étais en train de lire une scène assez hot lorsque quelqu’un frappa à la porte. J’avais de la chance d’être dans une chambre particulière. Mes parents avaient toujours payé une assurance complémentaire en temps et en heure au cas où. Je les remerciais d’ailleurs par pensée. Quoi qu’il en soit, je lui dis d’entrer pensant que c’était mon petit ami. Je souriais donc, contente de le voir. Qu’elle ne fut pas ma surprise d’y voir un titulaire de pédiatrie. Machinalement, je passais ma main sur mes cheveux afin de les mettre dans un état convenable. « Bonjour Docteur ! Oui oui, je vais bien. ». Je lui souris alors et rangeais rapidement mon livre sur la table de nuit. Je veillais à ce que la première de couverture soit cachée, un peu gênée par ma lecture. « Je suis surprise de vous voir ici. Il y a un problème avec un patient ? ». Je ne m’attendais pas du tout à ce qu’il vienne pour me voir et prendre de mes nouvelles. Il était nouveau ici et ne parlait pas beaucoup. J’avais de la chance de travailler fréquemment avec lui. Il était très bon dans son domaine et m’apprenait plein de choses que j’ignorais encore. J’étais quelqu’un de plutôt avenante. Je lui montrais alors la chaise qui se trouvait près de mon lit, l’invitant à s’y asseoir. « Vous voulez boire quelque chose ? ». Bon, je n’avais pas grand chose à ma disposition mais je pouvais toujours trouver…
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MessageSujet: Re: Louise & Raphaël | Don't make it bad   Lun 28 Juil - 18:32

Don't make it bad

Louise & Raphaël
En le voyant, personne n’aurait pu se douter de ce qu’il avait vécu, et heureusement. Qui aurait pu croire qu’il cachait Alice chez lui, enfermée ? Il se détestait tant à présent. Il était devenu le criminel que tout le monde voyait en lui, même s’il n’avait encore tué personne. Combien de temps avant qu’il ne craque ? Après tout la frontière entre être perçu comme un meurtrier et en devenir un était mince, il avait déjà failli en devenir un en visant sa malheureuse otage. La pauvre, elle n’y était pour rien, c’était injuste, et c’était sa faute à lui, il avait bêtement paniqué. C’était incroyable à quel point l’idée de retourner en prison faisait perdre tout sens moral aux choses. On en devenait fou tant l’endroit était terrifiant, encore plus quand on se savait pertinemment innocent. Il se demandait comment Mona supportait tout ça. Folle comme elle était, elle n’avait pas dû y rester très longtemps, soit placé en psychiatrie, soit tout simplement morte. Si Raphaël ne l’avait pas connu, ou s’il avait demandé de l’aide à des médecins, tout aurait été différent, il n’y aurait pas eu de mort, elle ne l’aurait pas trahi et à l’heure actuelle, il aurait sans doute été tranquillement chez lui, en France, peut-être même marié, ou en tout cas heureux. Une seule rencontre pouvait changer une vie.

Son métier, ainsi que sa foi, c’était ce qui lui permettait de tenir encore debout, de se lever tous les matins. Au moins, ici, on le voyait tel qu’il était et ça lui faisait un bien fou. Personne ne le prenait pour un monstre. Il passait donc le plus clair de son temps sur son lieu de travail, par passion, par dévotion également. Ses patients, il s’efforçait d’en prendre soin. Heureusement, on lui avait assigné une interne autant passionnée que lui à première vue. Elle prenait son métier très à cœur, peut-être même trop pour son bien. Cependant, on l’avait aujourd’hui averti qu’elle avait eu un malaise, sans en préciser la raison, et qu’elle était donc à l’hôpital en tant que patiente. Il avait donc profité du temps qu’il avait de libre pour lui rendre visite, sans savoir si c’était une bonne idée ou non, méfiant, comme toujours à présent. Devant la porte, il s’arrêta un moment pour y penser, mais il finit par l’ouvrir, cédant à son inquiétude.

Il entra dans la pièce avec un sourire légèrement gêné, jamais très à l’aise avec les gens, et la questionna rapidement sur son état. Elle était évidemment surprise de le voir, et répondit dans un sourire qu’elle allait bien. Il sourit à son tour, gentiment. « Tant mieux. » Il hésitait à sortir, mais elle le coupa rapidement. « Oh non ne t’en fais pas, il n’y a aucun problème, je m’en occupe. Je voulais simplement… Savoir si tu te remettais bien. » Ca devait paraître plutôt étonnant, vu qu’il n’était jamais très bavard et refusait toujours de se lier aux autres. Tant pis, il était du genre à toujours s’en faire pour les autres malgré lui. Il avait sans doute tort mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Il se passa la main derrière la tête, un peu gêné lorsqu’elle lui indiqua la chaise à côté de son lit. Est-ce qu’il pouvait vraiment rester et risquer de se rapprocher un peu d’elle ? Il hésita une seconde et finit par s’asseoir. Elle lui proposait à boire. Il eût envie de rire un instant, mais se retint, préférant ne communiquer aucune expression. « Non merci, ça ira. » Il pouvait paraître un peu froid peut-être, à vrai dire il avait fini par oublier d’être avenant avec les gens. « Ne t’inquiète pas pour le travail, prends tout le temps dont tu as besoin pour te soigner surtout. Je ne voudrais pas que tu te ruines la santé. » Il avait l’impression d’être terriblement maladroit, mais bon, il était sincère, toujours ce sourire mal à l’aise aux lèvres.


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