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 #14 Happiness is always where love dwells, so they say — Lana&Jules

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Invité

MessageSujet: #14 Happiness is always where love dwells, so they say — Lana&Jules   Jeu 24 Juil - 1:54


serre-moi que je respire
lana & jules
Il y a toujours des jours avec et des jours sans. Les jours sans semblaient depuis quelques temps plus nombreux cependant. Vivre avec la femme de sa vie sans jamais pouvoir la toucher, l'embrasser, la posséder comme on avait pu le faire était plus frustrant qu'on ne pouvait l'imaginer. Jules n'avait pas à imaginer cette situation. Il la vivait au jour le jour. Il la vivait dès le réveil et jusqu'à ce que Morphée l'emporte (du moins quand cette dernière ne faisait pas grève). Il aimait désespérément son épouse, sa magnifique épouse qui semblait pourtant aujourd'hui lui échapper. Non pas qu'elle le délaissait, ça n'avait rien à voir. Jules n'avait rien à lui reprocher. Il la comprenait. Mais toujours est-il qu'il savait pertinemment l'avoir perdu. Avoir perdu ce qu'ils avaient. Leur passion, leur bel amour mordant et brillant. Ce qui avait été eux jusqu'à il y avait encore de ça quelques années n'était plus. Tout ça à cause de la vie qui était la pire garce qu'on puisse jamais trouver. Certes elle avait été clémente de les mettre sur la route l'un de l'autre. Mais elle avait troqué le bonheur offert pour un malheur non mérité. Ca n'était pas mérité n'est-ce pas ? Lana comme Jules n'avaient rien fait de mal pour qu'ainsi le destin s'acharne ? Pour que jamais le petit ventre de son amour ne devienne rebondi, pour que jamais la vie ne se crée de la fusion de leur corps, pour que jamais ils n'aient d'enfant ? Non. Non ! Personne ne peut mériter ça. C'était juste... la faute à pas de chance. Une poisse qui leur collait à la peau sans raison valable. Il n'y a pas de raison à l'amour. Il n'y a pas de raison à la vie. Il n'y a pas de raison au bonheur. Et il n'y a pas de raison au malheur. Parfois, Jules se disait que tout s'arrangerait. Que peut-être un matin, il se réveillerait et que tout ça, tous ces jours sombres où il faisait face à son épouse ne ressemblant plus qu'à l'ombre d'elle-même, tout ça ne serait qu'un cauchemar. Que peut-être un jour il se lèverait avec cette horrible poids dans le ventre loin derrière lui. Peut-être...

Mais pas aujourd'hui. On était samedi matin. La veille au soir, Jules était rentré tard. Il avait passé la soirée en compagnie de Capucine, son élève. Il savait pertinemment que c'était une mauvaise idée que de continuer à fréquenter la brunette. Bien sûr, Lana lui avait dit oui. Lana avait donné son accord pour qu'il voit d'autres femmes. Pour qu'il la "trompe" sans avoir à se sentir coupable. Pourtant, la culpabilité était là. Bien présente. Dévorante. Et chaque fois que Jules s'adressait à Capucine, il se sentait à la fois bien et affreusement mal. Il avait cédé à ses charmes. Une fois. Moment de faiblesse et depuis, c'était comme si chaque parcelle de sa peau était attirée par chaque parcelle de la peau de la jeune femme. Seulement la vingtaine, un visage de poupée et un corps à se damner. Jules avait toujours haït l'adultère et de faire partie du lot des hommes infidèles le tuait. Il se détestait. Lorsqu'il se regardait le matin dans le miroir et qu'il se souvenait de cette nuit pendant le voyage scolaire, il se donnait envie de vomir. Et lorsqu'il faisait face à sa femme, comme ce matin là, ouvrant les yeux sur son visage endormi et fatigué, c'était pire encore. La sensation qui lui tordait les entrailles était bien entendu la culpabilité, le dégoût de lui-même mais aussi un cruel manque d'espoir. Car il n'avait aucune idée de comment agir, de quoi faire. Pour la faire sourire, pour la faire rire juste un peu. Pour qu'un semblant de joie anime ses joues autrefois toutes roses. Il ignorait aussi s'il devait lui confier son incartade ou si ça devait rester une fleur cachée dans son jardin secret.

Il pinça les lèvres et observa sa femme longuement. Hésitant il se rapprocha et embrassa délicatement ses lèvres, profitant du fait qu'elle dorme encore. Frôlant son épaule du bout des doigts, il se détacha d'elle finalement et se leva. Il partît vers la cuisine, dans son pantalon de pyjama et ses chaussons en forme de tête de lapin. Il prépara le café, regardant parfois par-dessus son épaule, espérant la voir arriver avec un sourire, ou juste arriver au fond. Mais ce matin, il redoutait le tête à tête avec sa chère et tendre. Il le redoutait du fait qu'il était rentré tard. Très tard. Plus tard que d'habitude. Allait-elle le questionner ? Allait-elle demander où il était ? Voudrait-elle savoir ? Si oui, devrait-il lui dire ? Toutes questions fusaient dans son esprit lorsqu'il entendît quelques pas dans le couloir, tandis qu'il déposait des bols de café sur la table et sortait du pain qu'il fît griller légèrement. Il s'assit et s'empara de son bol, souriant à la silhouette qui entra. « Bonjour mon amour... » lâcha-t-il sur un ton doux, comme chaque matin depuis... toujours semblait-il. Sa vie avait vraiment débuté en sa compagnie après tout. Buvant une gorgée de sa boisson caféinée, il cherchait déjà quel sujet aborder. « Tu as bien dormi ? » plutôt banal, mais ça éloignait pour le moment le sujet tabou concernant son retour à la maison tardif.
electric bird.
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Invité

MessageSujet: Re: #14 Happiness is always where love dwells, so they say — Lana&Jules   Dim 27 Juil - 18:40

que désirs deviennent souvenirs.

   
Je naviguais entre deux rives : La vie, la mort. La nuit j’étais belle et bien vivante, dans mes rêves les plus fous j’étais heureuse. J’étais amoureuse de l’homme de ma vie, de Jules, et notre enfant vivait. Il sautait et courrais dans le jardin, Jules à sa poursuite et moi les regardant, brûlant d’amour pour les deux hommes de ma vie… Puis à chaque fois, Jules reviens vers moi notre fils dans les bras et me saute dessus, le rire de notre enfant emplissant tous les bruits environnants… Et c’est à ce moment-là que je me réveille… Seule dans notre lit, avec cette peine écrasante qui m’étouffe un peu plus chaque jour. Je me réveille en sursaut, en pleurs dans le lit, et toute cette joie dans le rêve se dissipe en voyant mon corps squelettique, sans enfant… Je me dégoute…

Depuis que j’ai perdu notre enfant, je me déteste, je hais ce corps qui est le mien, je me hais d’avoir détruit notre rêve commun, d’avoir tout perdu… Et je savais que plus je me laissais glisser vers la mort, plus je perdais Jules… Je le savais et je ne parvenais pas à réagir cependant... Mais Jules était là, tout le temps. Il prenait soin de moi alors que moi je n’étais plus capable de le toucher, plus capable de rien… Comment faisait-il pour me supporter, alors que je me détestais autant ? Comment pouvait-il encore m’aimer alors que j’avais tué notre enfant… Pourtant ce matin, j’avais envie de m’en sortir. J’en avais marre de me lever avec cette peine immense, marre de tout, marre de vivre… J’essuyais alors mes larmes et regardais autour de moi, ne voyant pas Jules… Il était rentré si tard, et j’avais tellement pris de calmant que je ne l’avais pas entendu se coucher, ni même se lever… J’avais cru sentir ses lèvres sur les miennes, sa peau contre la mienne… Mais j’avais surement rêvé… Il n’osait plus me toucher…
Je me levais du lit, évitant tout contact avec un miroir, refusant de me regarder… Je ne supportais plus mon reflet… J’essuyais mes larmes du revers de ma chemise pour dormir, une à Jules, et me rendais dans la cuisine. Il s’affairait déjà à faire la cuisine, son éternel sourire au coin de la bouche, comme s’il parvenait à tenir tête face à cette situation… Et je crois qu’à jamais je le remercierais d’être présent pour moi comme il le fait… J’entrais alors, entendis sa phrase, et poussais enfin à ma raison de lui répondre convenablement… Je levais mon regard vers Jules, mes yeux bouffés par les larmes, et lui fis un sourire pour répondre au sien… Je savais à quel point il l’avait attendu ce sourire. Je m’installais à table près de lui, sans jamais le toucher…

« - Bonjour mon héros. Un sommeil artificiel comme depuis des mois et toi ? »

Je soupirais puis baissais mon regard sur le café, entourant mes mains autour du récipient chaud… J’avais tout le temps froid depuis… Le drame. Je ne parvenais jamais à me réchauffer comme si mon corps mourrait à petit feu… Je n’arrivais plus à rien de toute manière. Je buvais une gorgée et mon cœur se serrait sous la chaleur… N’ayant plus aucun contact chaud depuis des mois… La chaleur me faisait du bien, et je me rendis compte que beaucoup de chose avait changé depuis tout ça… Ne serait-ce que mon rituel du matin d’avant… Ce matin il me manquait même que trop… Je posais le bol de café et me tournais entièrement vers Jules, me mordant la lèvre, mon visage triste éternellement présent…

« - Jules ? Ça me manque… Tout me manque, notre vie d’avant, tout… Et j’aimerais essayer quelque chose si tu me le permets… Le câlin du matin. Je le voudrais maintenant mais… à mon rythme… Est-ce que c’est possible tu crois ? »
   
lumos maxima
   
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