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 (#1005) Alice & Raphaël | No escape

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MessageSujet: (#1005) Alice & Raphaël | No escape   Dim 13 Juil - 22:00

No escape

Alice & Raphaël
Déjà plus d’un mois qu’ils avaient débarqué ici, dans un pays totalement inconnu, dans une maison un peu abandonnée au milieu de nulle part. Raphaël n’avait pas vraiment eu le choix, et dans sa panique, il avait emmené Alice avec lui, cette femme qu’il ne connaissait absolument pas et qui avait eu la malchance de se retrouver entre lui et les policiers français. Désormais, il était obligé de l’enfermer chez lui, sans téléphone, sans moyen de joindre sa famille, sans qu’elle puisse revoir la lumière du jour. Il détestait ça, il aurait tellement voulu la laisser partir, qu’elle s’échappe, mais il ne pouvait pas se le permettre. Si elle sortait il était fichu, et il ne voulait surtout pas retourner en prison, pas encore, pas pour un crime qu’il n’avait pas commis. Cette fois il savait que s’il y entrait, plus jamais il n’en ressortirait, et cette perspective le terrorisait. Il aurait dû fuir directement en apercevant le corps, avant que la police n’arrive sur place et le voie, ainsi tout aurait été différent et il n’aurait pas entraîné une innocente dans cette horrible histoire. Qu’allait-il faire à présent ? Il attendait dans la peur, espérant bêtement que la situation s’arrangerait toute seule, qu’il puisse la délivrer sans rien craindre, mais c’était sans doute bien trop espérer. Il avait pensé à la tuer, en arrivant ici, pointant le pistolet qu’il avait ramassé le soir du meurtre sur elle, presque prêt à tirer, mais il s’était dégonflé. Il ne voulait pas devenir ce qu’on pensait de lui, il ne voulait pas finir en enfer. Avec toute cette histoire, il avait presque tourné meurtrier pour de vrai. Ca le rendait fou.

Malgré tout, il s’efforçait de faire son travail, content d’avoir été accepté dans cet hôpital où personne ne le connaissait ni ne le jugeait. Il pouvait faire ce qui le passionnait dans la vie, malgré sa situation. Il ne se mêlait pas vraiment aux autres, trop méfiant pour tenter le moindre rapprochement, mais il appréciait son temps passé à l’hôpital à soigner les enfants et à les voir sourire lorsque tout allait mieux. C’était sa seule consolation. Cependant, il avait peur que ses supérieurs, ainsi que ses collègues, découvrent son histoire et se mettent à penser qu’il était un tueur sanguinaire. Si ça devait arriver, il serait fichu, il n’aurait plus d’endroit où se cacher, et aucune option pour échapper à la prison. On le traiterait encore de monstre, ses parents le regarderaient à nouveau avec ce même air de dégoût mêlé au mépris, peut-être qu’il finirait, comme énormément de prisonniers, par se pendre avec ses draps, n’ayant plus rien à faire de cette vie. Il refusait que ça arrive, il voulait vivre, il voulait qu’on cesse de le prendre pour ce qu’il n’était pas, que cette malchance se termine. Ce n’était pas prêt d’arriver vu la façon dont il s’était enfui, confirmant sans doute l’hypothèse déjà formulée par les policiers. Selon eux, il avait du sang sur les mains, au sens propre comme au figuré.

Lorsqu’il rentrait ‘chez lui’, il refermait aussitôt la porte à double tours derrière lui. Les fenêtres restaient closes, barricadées, les volets fermés, plongeant l’ensemble de l’habitacle dans le noir. Il aurait tellement voulu ouvrir, laisser passer la lumière, laisser entrer l’air, se sentir bien dans cette maison, mais il ne pouvait pas. Il y avait trop de risques, et il était devenu paranoïaque avec le temps. Pauvre Alice, elle restait toute la journée ici, ne pouvant que lire pour se distraire, si c’était possible. Ca lui faisait terriblement mal au cœur. Il tentait d’apaiser sa peine en étant le plus gentil possible, lui rapportant toujours plus de romans, des vêtements, lui préparant à manger, mais il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’elle le repousse toujours autant. Après tout, à ses yeux, il était un monstre, et ça ne changerait certainement jamais. Il l’avait prise en otage, dans la panique, et maintenant, il regrettait amèrement. Il était dans la cuisine, à penser à tout ce qui était arrivé en préparant le dîner, tâchant de cuisiner le mieux possible pour lui faire plaisir, qu’elle mange au moins. Comment réparer ce qu’il avait fait à présent ? Elle ne pourrait jamais le croire s’il disait qu’il était innocent.

Il prit une assiette pour y servir la part d’Alice, puis se dirigea vers sa chambre à elle, frappant timidement à la porte pour lui apporter son repas, sachant déjà qu’elle ne voudrait pas le partager avec lui. « Je t’ai préparé à manger… » Au regard qu’elle lui lançait, il comprit bien vite qu’elle n’y toucherait pas. Mais il n’abandonna pas pour autant. « Tu devrais manger, ce n’est pas bon de ne rien avaler comme ça… Tu veux peut-être que je te prépare quelque chose d’autre ? » Il était prêt à tout pour qu’elle se nourrisse. Il savait que ce n’était pas facile, c’était évident, mais il essayait de faire des efforts. Il déglutit, se passa une main dans le cou et déposa l’assiette sur le petit bureau qu’il y avait dans la pièce. Il fit ensuite demi-tour pour sortir. « Mange, Alice, s’il-te-plaît… » Il se souciait de sa santé, ne voulant certainement pas qu’elle tombe malade à cause de lui, il ne pourrait pas le supporter. Il passa la porte et la referma derrière lui, la laissant seule pour ne pas lui imposer sa présence. Il revint ensuite dans la cuisine pour se servir lui-même à manger, mais au moment d’avaler son repas, il se stoppa. Il en avait assez, il n’avait même pas faim tant il était dégoûté. Il paniquait complètement, ne sachant plus quoi faire désormais. Finalement, il se leva d’un bond et jeta l’assiette contre le mur de la cuisine, en larmes, persuadé que sa vie était définitivement fichue.

Il fonça ensuite dans sa chambre et s’y enferma, s’installant déjà devant son lit, à genoux, les mains jointes. Il ferma les yeux, pleurant toujours malgré lui, et se mit à prier. « Je t’en supplie, sors-moi de là… Tu l’as déjà fait une fois, tu peux m’aider encore, je t’en prie… J’ai besoin de toi… Je n’ai rien fait ! » Sa foi, c’était peut-être la seule chose qui le sauvait. Il croyait encore, naïvement, mais c’était son seul réconfort, son salut, ce qui lui permettait de tenir bon. Dieu le sauverait, il le fallait.

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Wendy Sheppard
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MessageSujet: Re: (#1005) Alice & Raphaël | No escape   Lun 21 Juil - 22:54

No escape
raphaël & alice
Cela fait exactement un mois que ce malade m'a prise en otage alors qu'il faisait la course avec des flics à Paris... Je ne l'avais jamais vu auparavant et je n'ai certainement pas besoin de le connaître pour me rendre compte que c'est un véritable détraqué. Certes, il n'est pas non plus aussi psychopathe que ceux qu'on voit dans les films. J'ai des doutes à son propos. Je ne sais pas s'il a vraiment tué la personne dont il avait le sang sur les mains. J'en ai aucune idée parce qu'une fois, il a essayé d'en finir avec moi, mais il n'a pas réussi. S'il avait été un tueur, il n'aurait pas hésité un seul instant pour me faire subir le même sort.

Je m'ennuie à mourir ici. Jamais je n'ai pu sortir, il m'a toujours laissée dans le noir complet ou presque, étant souvent exposée à un très faible éclairage, et la peur du noir s'est développée... La claustrophobie quant à elle s'est accentuée et ce serait un euphémisme de dire que de ne pas voir la lumière du jour ne me rend pas dingue. J'aimerais aller dehors, rien que quelques minutes, au moins pour voir à quoi ressemble la maison de l'extérieur. Je ne demande pas non plus à découvrir cette ville parce que je sais que c'est impossible et qu'il ne me laissera jamais faire... Pourtant j'en rêve. J'aimerais tellement sortir... Est-ce que je suis condamnée à rester là pour toujours ?

Quand il me voit, on dirait qu'il essaie d'être gentil mais je crois que c'est peine perdue. Tout ce que je veux c'est partir, reprendre ma vie là où je l'avais laissée et essayer de poursuivre ma carrière malgré tout. C'était la seule chose que j'étais en train d'accomplir en partant de Paris, ma vie sentimentale étant vraiment une catastrophe... Enfin, je ne fais rien de mes journées à part essayer d'oublier tout ça à travers la lecture, quand je ne me lamente pas. Lui, il n'est pas là de la journée, il est au travail. Je sais qu'il travaille dans un hôpital mais je ne cherche pas à en savoir plus. Comment un homme qui bosse dans le domaine médical peut en arriver à être menacé par les flics ? Ça semble assez surréaliste... Surtout si on admet qu'il ait déjà tué quelqu'un.

Je suis plongée dans un roman quand j'entends frapper. Malheureusement, ça ne peut être personne d'autre que lui... A peine est-il entré dans ma chambre que je lui lance un regard noir. Je suppose qu'il ne s'attendait pas à un accueil chaleureux. Il m'apporte mon repas mais je ne veux pas manger. Je n'ai même pas faim et je ne mange presque plus, même si avant j'avais déjà un petit appétit... Je n'ai pas l'intention de manger quoi que ce soit qui vienne de lui, autant me laisser dépérir puisque je ne sortirai jamais de cet endroit... Si la seule issue est la mort, soit... Ce n'est pas bon de ne rien avaler... Et me tenir captive, est-ce que c'est bon ça ? Il a beau me préparer tout ce qu'il veut, je m'en fiche, je n'en veux pas. Je refuse catégoriquement qu'il prépare autre chose en disant d'un ton froid :

« Je ne veux rien. »

En sortant de la pièce, il laisse le repas sur le bureau et me supplie de manger. Il peut toujours se mettre à genoux, je n'y toucherai pas. Je fais abstraction de sa venue et me plonge de nouveau dans mon roman, puisque c'est la seule chose qui m'emmène loin d'ici... Même pas quelques minutes plus tard, j'entends un bruit venant de la cuisine, comme de la vaisselle cassée. Il est vraiment dingue et je m'estime heureusement de ne pas être à la place de l'assiette qui doit être en morceaux. J'en ai marre... Je ne peux plus supporter tout ça, rester confinée ici, à ne voir personne, ça me rend dingue... Je veux être libre, je veux juste rentrer chez moi et oublier toute cette histoire même si ça restera à jamais gravé en moi. C'est sur la pointe des pieds que je sors de ma chambre, tendant l'oreille pour m'assurer qu'il ne me verra ni ne m'entendra descendre.

Je vais dans le salon et me place devant une des fenêtres barricadées, plongeant la pièce dans une obscurité totale. Je m'empare d'une chaise et prends du recul avant de foncer en direction de la fenêtre pour en briser la vitre. Des morceaux de vitre tombent sur le plancher au point de faire un bruit bel et bien audible. La vitre est cassée mais impossible de sortir car les volets eux, ne peuvent pas céder. Un morceau de verre a percuté ma main droite quand la vitre a explosé si bien que celui-ci a fait une entaille assez profonde dans ma peau. Ça me fait un mal de chien et je ne réfléchis pas en arrachant le verre de ma main, mais la douleur est double - je me retiens de pas hurler tellement c'est affreux - et le sang coule si abondamment que celui-là tâche mes vêtements ainsi que le sol. Je tente de faire pression sur la blessure pour faire cesser l'hémorragie mais je ne dois pas bien m'y prendre puisque le sang coule toujours autant.
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MessageSujet: Re: (#1005) Alice & Raphaël | No escape   Jeu 24 Juil - 12:22

No escape

Alice & Raphaël
Raphaël ne voulait faire de mal à personne, même si on croyait le contraire vu ce qu’il avait fait. Il s’efforçait de prendre soin d’Alice, de lui préparer à manger, qu’elle aille bien, qu’elle s’alimente correctement et se sente le mieux possible malgré la situation, mais celle-ci refusait catégoriquement d’avaler le moindre plat qu’il lui proposait. Avait-elle l’intention de se laisser mourir ? Il ne la laisserait pas faire. Si un jour il devait en arriver à l’obliger à manger, il le ferait, tant pis s’il devait passer encore plus pour un monstre. De toute façon de ce côté-là il était déjà fichu. La prendre en otage, quelle idée stupide, mais sur le coup il n’avait pensé qu’à ça. Il paniquait tellement facilement, et lorsque ça arrivait il faisait n’importe quoi. Sauf que cette fois, il avait privé une femme de sa liberté. Peut-être que quelqu’un l’attendait dehors, un mari, peut-être même un enfant, ses parents, ses amis. Elle était sans doute plutôt bien entourée, ils devaient tous s’inquiéter pour elle, sans avoir aucune nouvelle, et lui, il devait être recherché partout en France, il devait faire le tour les journaux télévisés pour des appels à témoin, et les journalistes devaient certainement répéter qu’il pouvait être très dangereux, qu’il avait déjà tué au moins une personne. Ses parents devaient porter la honte sur eux, comme la dernière fois, quand il était allé en prison. Il fallait croire que le sort s’acharnait réellement sur lui. Une malchance pareille, c’était rare.

Devant le refus catégorique de la jeune femme à manger, il n’eût d’autre choix que laisser l’assiette sur le côté, qu’il récupérerait certainement dans le même état le lendemain, lui demandant encore une dernière fois de s’alimenter avant de sortir. Elle ne voulait pas le voir, évidemment, elle le détestait, le prenait pour un monstre, pour un fou, un meurtrier. Si elle savait au moins qu’il n’y était pour rien… Il était à bout, sa vie n’avait plus aucun sens. Qu’est-ce qu’il avait bien pu faire pour mériter ça ? Il n’avait même plus faim. Il envoya valser son assiette contre le mur, qui s’y écrasa bruyamment, puis quitta la pièce pour retourner dans sa chambre et fermer la porte. Il n’en pouvait plus, et comme à chaque fois que ça arrivait, il s’en remettait à Dieu. Certains pourraient trouver ça stupide, mais c’était son seul moyen de tenir le coup. Il joignit ses mains et commença donc à prier, les larmes ruisselant sur ses joues. Il avait besoin d’un miracle pour que les choses s’arrangent, et il y croyait encore un peu. Après tout, c’était arrivé une fois, pourquoi pas deux ? Il n’avait rien fait, lui.

En plein milieu d’une énième prière, un grand fracas retentit. Du verre se brisait. Il rouvrit les yeux et se releva, chassant les larmes de ses joues. Qu’est-ce qu’elle faisait ? Il hésita un instant puis sortit de sa chambre pour rejoindre celle d’Alice, grande ouverte. Il y pénétra pour vérifier qu’elle n’avait rien fait de dangereux, inquiet pour sa vie. « Alice ? » Elle n’était pas là, la pièce était déserte. Il fit demi-tour et se précipita dans les escaliers. « ALICE !! » Ce bruit de verre l’inquiétait. Et si elle s’était blessée, et si elle avait tenté de se suicider en se servant d’un bout de verre ? Il envisageait toutes les possibilités, plus inquiet pour elle que pour sa fuite. Il la découvrit dans le salon, près de la fenêtre brisée. Elle avait tenté de s’échapper. « Qu’est-ce que tu fais ?! » Ce ne fut qu’en s’approchant qu’il remarqua la blessure à sa main et le sang qui en coulait, en plus du morceau de verre qu’elle tenait dans son autre main. « T’es complètement dingue ?! Regarde un peu, tu saignes ! IL NE FALLAIT PAS RETIRER LE BOUT DE VERRE ET ENCORE MOINS APPUYER SUR LA PLAIE ! » Il était complètement paniqué, même pas en colère contre elle pour avoir tenté de fuir, mais pour s’être blessée. Elle devait le prendre pour un fou, cette fois c’était certain.

Il lui attrapa le poignet pour qu’elle le suive, mais elle n’en avait pas l’intention. Il se retourna sur elle. Il fallait vraiment qu’il lui soigne cette plaie, qui semblait plus profonde, si elle ne voulait pas que ça s’infecte. « Ecoute-moi. Je ne te veux pas de mal, d’accord ? Là, je dois m’occuper de cette coupure, sinon ça va être pire encore ! Tu as fait exactement ce qu’il ne fallait pas, laisse-moi réparer tes bêtises maintenant ! » Il tentait de la convaincre tant bien que mal et finit par réussir à la faire s’asseoir pendant qu’il prenait sa sacoche médicale –heureusement, il en avait une- et qu’il se lavait les mains. Il prit ensuite un chiffon propre et l’imbiba d’eau tiède, pour ensuite venir s’asseoir en face d’elle. Il s’empara de ses lunettes et commença à nettoyer la plaie, concentré plus que nécessaire. « La prochaine fois essaie la porte, au moins tu te blesseras moins… » Autant essayer de détendre l’atmosphère, même si c’était peine perdue. Elle le haïssait, ça n’allait pas changer. « Tu ne peux pas sortir, c’est trop risqué. Ca ne sert à rien d’essayer, tu ne ferais que te blesser un peu plus. » Il pouvait paraître cruel de dire ça, mais il ne pouvait pas se permettre de prendre le risque qu’elle dévoile sa position. Il ne voulait pas retourner en prison pour un meurtre qu’il n’avait pas commis. Quand tout serait terminé, il la relâcherait. Est-ce qu’au moins il en aurait la possibilité ? Il était coincé maintenant, il ne pouvait plus retourner en France, il ne pouvait pas la laisser partir. Il était condamné.

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MessageSujet: Re: (#1005) Alice & Raphaël | No escape   Mer 13 Aoû - 14:41

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raphaël&alice
Etre ici me rend tellement dingue que je songe à m'enfuir pour aller je ne sais où. De toute façon, aucun endroit ne peut être pire qu'ici tant qu'il n'est pas là. Je le hais, voilà. Quel genre d'homme faut-il être pour garder quelqu'un en otage en sauvant sa propre peau ? Je n'avais pas à payer pour ses crimes, moi je ne demandais rien à personne... Pour sortir de là, je suis plus discrète que jamais car j'ai conscience que ma vie en dépend si mon plan ne marche pas. Je marche sur la pointe des pieds jusqu'au rez-de-chaussée et une fois en bas, je m'empare d'une chaise que je balance dans une des fenêtres barricadées. Quand la vitre a explosé, un éclat de verre est rentré dans ma paume. Et juste à ce moment-là, j'ai entendu le monstre hurler mon prénom. Instinctivement je retire le verre.

Qu'est-ce que j'ai voulu faire ? Ce n'est pas évident ? Je soupire alors, tout en évitant de me concentrer sur la douleur qui me lance sans arrêt. Il remarque enfin la plaie et je me dis que c'est pas trop tôt... Vu comment ça saigne, y en a même sur le sol. Il se met à me gueuler dessus, mais la faute à qui hein ? Là il s'empare de mon poignet et j'essaie de me dégager de son emprise :

« Lâche-moi ! J'ai pas besoin de toi, laisse moi tranquille. »

Pardon ? Il ne me veut pas de mal ? Je savais pas qu'il avait fait l'école du rire... Il veut quand même pas me faire croire que c'est lui le gentil dans l'histoire, si ? Ce serait la meilleure quand même... J'ai fait ce qu'il fallait pas faire, peut-être mais tout ça, ce n'est rien d'autre que sa faute. Malgré tout, je finis par le laisser me soigner, rien que pour avoir moins mal parce que la douleur est à la limite du supportable, peut-être même que la plaie est infectée. Je le fusille du regard et hausse assez le ton pour être cinglante :

« Je rectifie : TES bêtises. Et arrête de prétendre que tu ne me veux pas de mal, tu veux ? Je ne serais pas là si c'était le cas. Est-ce que je dois vraiment te rappeler que tu as essayé de me tuer une fois ? »

Essayer la porte la prochaine fois... Décidément, monsieur fait de l'humour. Ça n'aurait pas mieux marché avec la porte, il a verrouille en permanence et elle est assez blindée pour ne céder en aucun cas... J'ignore sa remarque. Il pensait vraiment que j'allais en rire ? Déjà que je n'ai plus goût à rien alors rire avec lui me semble tout juste inenvisageable.

Est-ce qu'il essaye vraiment de me dissuader de sortir de là un jour ? Je le crois bien et ça me fait l'effet d'un poignard en plein cœur, si bien qu'en entendant ses mots, je lui mets une gifle de ma main valide. C'est un geste que je n'aurais jamais fait avant, ne supportant pas la violence. Comme quoi cette histoire a fait de moi quelqu'un que je déteste... Mes peurs ne se sont pas arrangées et en plus de ça, j'en suis venue à avoir peur de l'obscurité. Pour sortir d'ici et essayer de mener de nouveau une vie normale, je ferai tout. Et si pour être libre le prix était de garder le silence, je le ferai sans hésiter. La gorge nouée, me retenant de ne pas fondre en larmes, je reprends de nouveau la parole :

« Je veux sortir. Je te jure que si tu me laisses partir, je ne dirais rien à personne, je dirais juste que j'étais partie de mon plein gré. Je veux revoir mes parents... »
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