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 [#41] you are my destiny + ciarwen

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Invité

MessageSujet: [#41] you are my destiny + ciarwen   Mer 2 Juil - 21:53

You are my destiny
EIRWEN + CIARAN

J’étais une nouvelle fois dans un état un peu catatonique, oh bien sûr Cia’ faisait tout ce qu’il pouvait pour me remonter le moral, pour me changer les idées, mais c’était pas toujours évident. Probablement parce que j’étais pas la personne la plus heureuse du monde, et pourtant lui il avait toujours le sourire, j’avais l’impression que rien ne pouvait le toucher. Oh bien sûr je ne connaissais rien de sa vie. Je ne connaissais rien de son passé hormis ce jour où on s’était rencontré. Ce jour dont on n’avait jamais mentionné depuis presque un an qu’on était voisins. Quelle ironie du sort quand même. Mes mains posées sur mon ventre, et mon baladeur toujours sur les oreilles, je déambulait dans mon appartement presque vide, c’était une habitude, j’avais pas besoin de meubles, j’avais pas besoin de trop de nourriture. J’étais là, simplement habitant ces quatre murs, survivant, ce n’était qu’un endroit où reposer ma carcasse. Ce n’était pas là qu’il s’allumait, qu’il s’illuminait. C’était idiot. C’était probablement même totalement stupide. Mais je ne voulais pas sortir de ma bulle. Mon cocon que je m’étais forgée depuis des années. Et même avant la mort de l’enfant, même avant le divorce et l’incarcération de Rhys. J’avais toujours été solitaire. J’avais toujours été seule … toujours depuis cet après-midi ou j’avais perdu ma moitié. Mon âme sœur. Mon autre. Elle était la seconde partie de moi, elle était la joie, le bonheur et la douceur aussi. J’étais la grincheuse, la mystérieuse et sombre. Alors qu’elle était lumineuse, elle était la meilleure partie de moi et je l’avais perdue. Par ma faute.

Souvent je les imaginais ensemble. Et ça me faisait du mal. Et ça me faisait du bien. C’était paradoxal. Les imaginer ensemble. Eirlys et l’enfant. Au moins le petit aurait eu quelqu’un pour l’accueillir. Au moins Eirlys aurait eu un bout de moi. Au moins ils auraient un peu de repos. Ensemble. Eux n’étaient pas seuls tandis que je l’étais. Désolément et désespérément seule. Le soleil était absent. Et même quand il pourrait y être je m’en cachait derrière des lunettes de soleil, derrière des épais rideaux. C’était probablement morbide. C’était probablement glauque. Mais j’étais ainsi, je vivais par procuration, sur mon ordinateur, tous les jours. Et je vivais les nuits. Je m’animais, je devenais une personne plus sociable, sans besoin d’alcool, drogue ou quelque liant humain que ce soit. J’étais paradoxale et je ne saurais pas l’expliquer.

La sonnette retentit. Et comme à mon habitude je soupirais et laissais s’échapper quelques secondes avant de recommencer à bouger. Je ne répondais que rarement à la porte. Ou alors … la sonnette retentit de nouveau et je soupirais lourdement avant de me traîner vers la porte, laissant tomber mon casque sur mes épaules et mettant la musique en pause. Dans l’encadrement de la porte apparut Cia’ avec plusieurs sachets en kraft, son sourire radieux toujours sur le visage. Habitué aux lieux, et à moi par la même occasion depuis le temps, il se permit d’entrer. « J’étais occupée Cia’ » dis-je en soupirant un peu. Mais rien dans la pièce ne prouvait que j’eusse été occupée par quelque chose si ce n’est la musique. « Bon d’accord … c’est pas vrai …  » soupirais-je avant de grogner quand il ouvrait les lourds rideaux. Immédiatement je pris une paire de luntte de soleil posée sur la table basse et la mit sur le nez. Automatismes. « Qu’est ce que tu veux faire aujourd’hui ? » demandais-je consciente que de toutes manières il ne me laisserait pas tranquille de la journée. « C’est opur quoi tout ça ? » dis-je en désignant les paquets du menton dans lequel je vis dépasser un paquet de farine. Pourquoi venait il ici avec de la farine. Chez lui passe encore il pouvait faire ce qu’il voulait, mais chez moi … pourquoi chez moi ? « tu veux faire un gâteau !? » demandais-je en riant un peu alors que je sortais les ingrédients du sac. Ignorant totalement que … c’était en effet le cas.



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Invité

MessageSujet: Re: [#41] you are my destiny + ciarwen   Jeu 3 Juil - 19:07


You're my destiny.


Ciarán n'avait plus beaucoup de temps, c'était la sensation qu'il était censé avoir au creux du ventre dès qu'il sortait d'un de ses fameux rendez-vous à l'hôpital. Et pourtant, il ne sentait rien de tel: pas un grain de défaitisme, pas une once de peur à l'idée de ne pas survivre au mal qui lui rongeait la peau. Pas le coeur. C'était bien cela le plus important, Ciarán était toujours le même, peu importait si ses cellules se mettaient à déconner et à le rendre aussi faible et catatonique qu'une misérable poupée. Il avait du temps à dépenser, une vie à vivre, des conneries à raconter... L'irlandais restait le même, malgré la leucémie. Ce n'était même pas une malédiction pour lui, c'était quelque chose qui devait lui arriver, le destin comme on disait si souvent. La vie avait décidé pour lui et il acceptait aisément son sort, il ne se plaignait pas, il vivait. Tout simplement. C'était ce que Riggins avait toujours fait, malgré les déceptions, les moments de douleur et la fatalité qui le poursuivait. Le secouriste aurait très bien pu se laisser périr après la disparition de son frère jumeau et pourtant, deux ans plus tard, il était encore là et capable de sourire, par dessus le marché. Sa capacité à se dépasser, à ne pas laisser les événements le tourmenter restait la plus grande force de Ciarán Riggins. Le jeune blond serait certainement capable de déplacer des montagnes si cela signifiait rester en vie. Profiter de la vie. Faire profiter de la lumière qui l'entourait aux autres. Ciarán était généreux, toujours la pour les autres et pour sûr qu'il remuerait ciel et terre pour les personnes qui comptaient vraiment et en qui il voyait du potentiel.
C'était Ciarán, mystérieux, la plupart du temps discret mais pourtant, il était toujours là, dans un coin à attendre que la vie fasse son travail. Il suffisait d'un sourire parfois, d'une main tendue et c'était de cette manière qu'il avait sauvé des dizaines de personnes. Bien entendu, à l'heure d'aujourd'hui, Riggins ne sauvait plus grand monde, bien trop diminué par les quintes de toux, la fatigue extrême et les jours où le corps ne pouvait plus faire un pas. Il restait tout de même une personne dans l'histoire: Eirwen. Il l'avait sauvé, elle aussi, au milieu d'une manifestation dont il n'était plus très sûr de la revendication mais il se rappelait fort bien de la fausse couche de la jeune femme, des conséquences affreuses à l'hôpital mais il était resté là, avec elle, en soutien. Et puis, il s'en était allé, chacun reprenant sa vie comme si rien de tout cela n'était arrivé. Sauf qu'il se trouvait qu'il vint habiter à la porte voisine de Walsh, si cela n'était pas le destin franchement...

Après son horrible rendez-vous, Ciarán s'était mis en tête d'aller jusqu'à l'épicerie au coin de la rue, toussant de temps à autre mais prouvant par un sourire aux badauds que tout allait pour le mieux. Il prit les ingrédients nécessaires pour la préparation d'un succulent gâteau et se dirigea en sifflotant vers le quatrième étage de l'immeuble, tout sourire, les bras chargés de paquets. Sans même hésiter une seule seconde, l'irlandais s'arrêta devant la porte de l'appartement voisin et appuya sur la sonnette. Aujourd'hui, c'était l'anniversaire de sa rencontre avec Eirwen et comme à son habitude, Ciarán se sentait obligé de fêter tout et n'importe quoi, qu'importait le prétexte, l'important, c'était de la voir sourire. Après quelques secondes, toujours en sifflotant, la porte s'ouvrit finalement et il accueillit le visage d'Eirwen avec un large sourire même si elle semblait plus que reluctante à voir du monde. Comme souvent. Ciarán faisait comme s'il n'avait rien entendu de négatif, encore une fois, comme à son habitude. "Occupée à manger des popcorns devant The Notebook. Je te connais bien, ma chère, va." Et il se laissa entrer dans l'appartement, libérant les paquets de son emprise sur le comptoir de la cuisine, commençant à ouvrir le tout pour faire sortir du lait, de la farine, des oeufs et tout ce qui s'en suivait pour la confection de ce fameux gâteau d'anniversaire. Ciarán ne regardait même pas la tête d'Eirwen, il se doutait qu'elle devait faire de grands yeux avec un tel énergumène qui prenait possession de son appartement pour elle ne savait quel but exactement. Il finit par relever le regard, un large sourire aux lèvres, après avoir momentanément ignoré le flot de questions de son amie, lançant même un clin d'oeil avant de parler à nouveau. "Les plats, c'est le premier tiroir à gauche, c'est ça?" Et il était déjà en train de sortir le dit plat et verser la farine avant d'arrêter tous ses mouvements et regarder Eirwen. "Tu comptes m'aider à préparer le gâteau ou je dois venir te chercher moi même à coup de chatouillis ou blagues foireuses de mon grand cru?' Bien entendu, Ciarán n'allait pas lui dire ce qu'il était en train de faire, toujours aussi mystérieux et un brin cynique. Il savait fort bien qu'elle avait oublié l'occasion et peu importait finalement. L'important, c'était qu'ils étaient tous les deux là. Encore en vie. Après toutes leurs déconvenues.
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