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 Stop trying to fix me - PV Nell

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MessageSujet: Stop trying to fix me - PV Nell   Dim 1 Juin - 19:21

Stop trying to fix me

Il était très tôt et le soleil tapait déjà très fort en ce mois de mai.  Des températures exceptionnelles, on n’arrêtait pas de le dire à la météo, qui avaient déjà fait sortir la climatisation portable aux chanceux qui en possédaient.  Avant qu’il ne fasse trop chaud, j’avais décidé d’aller faire un peu de sport.  J’avais pris un abonnement dans une salle en ville que je fréquentais depuis un bon moment déjà.  Au début, ça me faisait passer le temps quand je n’avais plus envie de bosser, pas d’inspiration, et que Sarah n’était pas là.  Dieu sait qu’elle n’étais pas souvent là d’ailleurs, du coup j’y passais de plus en plus de temps et sans que je m’en rende vraiment compte, mon corps s’était sculpté de façon plutôt harmonieuse.

Pourtant je n’étais pas le genre de mec à utiliser ce genre d’atout.  En tout cas je ne l’étais plus.  Ca fait quelques mois à présent que je suis séparé de Sarah mais ce n’est pas le genre de relation dont on sort en un claquement de doigt.  Je ne l’avais pas quittée parce que je ne l’aimais plus, j’avais bien morflé à cause de cette rupture, ce n’était pas pour me jeter à corps perdu dans un jeu de séduction avec la première venue.  C’est con, mais quand je sors et qu’un jeu de regards a lieu avec une jeune femme, j’ai l’impression de tromper Sarah.

Alors non, je ne suis pas ici pour me faire un corps d’Apollon qui fera craquer toutes les filles, mais parce que ça me fait du bien, ça me défoule.  Et vous savez ce qui est particulièrement agréable aujourd’hui ?  C’est que la salle est presque vide.  Je suis seul avec trois copines qui illustrent très bien la ménagère de moins de cinquante ans qui décide de se remette en forme pour continuer à plaire à son mari ventripotent qui commence à regarder les petites jeunettes qui ont la moitié de l’âge de sa femme.  Heureusement, elles sont de l’autre côté de la salle, mais j’entends malgré tout leurs gloussements parfois agaçants.  

Derrière le comptoir d’accueil, les deux employés papotent et viennent parfois faire un tour dans la salle pour ne pas être accusés d’être payés à rien faire.  L’homme regarde les fesses de sa collègue avec une véritable passion quand elle lui tourne le dos et quand nos regards se croisent, il me fait un petit signe complice « entre hommes » auquel je réponds par un sourire.  C’est ça mon gars… Mate.  Amusé, je secoue un peu la tête et décide de changer de machine.  Je quittais le tapis roulant pour le banc de musculation multi-fonctions sur lequel j’étais bien décidé à travailler les bras.  Je fermais les yeux et commençais à contrôler ma respiration, concentré sur mon entraînement.
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Nell Heatley
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Lun 2 Juin - 2:22

Stop trying to fix me


Avant de s’endormir, enivré par une quantité astronomique de spiritueux, il avait daigné lorgner pour mieux me rappeler à l’ordre « Je t’emmerde, O’Connor ». Putain, je peux pas imaginer qu’il osait mentionner que la consommation alcoolique pouvait me foutre un bide quelconque ou même me rendre moins attirante. Sans doute s’amusait-il à mes dépends, comptant jouer là-dessus pour me faire perdre patience et pied afin de que je m’effondre dans son pieu. Peine perdue, ce pauvre connard venait foncièrement de se tirer dans le pied. Je le repousse vivement, lui lève avec un plaisir non feint le majeur bien haut « Va muscler ton poignet droit, pas moyen que j’reste plus longtemps dans la même pièce que toi ce soir, point barre ». Il lève les bras, roule des yeux, tente de rattraper le tout que je m’allume une cigarette au-dessus de la poêle, faisant fi de son existence. Je lui foutrais une raclée en avoir physiquement la capacité, et puis même si sa connerie dépasse l’entendement, mon orgueil froissé encaisse péniblement l’injure. J’inhale mon poison, le laisse s’exprimer comme le ferait un gosse, finit par le contourner pour aller m’enfermer dans la pièce adjacente à sa chambre. Je l’entends jurer et même balancer un truc au bout de ses bras que j’en ai rien à foutre. Mes fesses et moi – grosses ou non, fermes ou pas – on se retrouve sans main baladeuse pour s’y poser. Là-dessus, je philosophe sur ma condition physique, faisant foncièrement fi du tabac inhalé comme facteur contribuant sans doute à… putain. Je peux pas donner crédit à ses conneries, si ? Je lâche un soupir, étendue sur mon lit, retirant peu à peu mes vêtements pour m’endormir faute de ressasser plus longuement les injures et les insultes affluents dans mon inconscient.

Un peu malgré moi, je me retrouve à cette connerie superficielle qu’est le gymnase. À une ou deux reprises, j’y ai posé le pied, mais jamais dans l’intention ferme de participer à quelque activité m’amenant à verser la moindre gouttelette de sueur. Je relève ma chevelure au-dessus de ma tête, serre les dents et suis le parcours d’une femme devant qui, fort heureusement, ne souligne aucunement mon incapacité physiologique à suivre le rythme et la cadence. Je levais le drapeau blanc quand mon regard se porte finalement sur Mylow. D’un trait, je reprends de l’aplomb tandis que je m’installe derrière, croise les bras sur ma poitrine, observe la discipline et la ferveur que met le jeune homme à la tâche. Les choses qu’il peut inspirer… enfin, quand il fait pas le gosse turbulent, la bouche en cœur, à rêvasser d’une connasse qui l’a impunément plaqué pour Dieu seul sait quoi. Après une, voire deux minutes, je finis par en avoir marre et avancer à sa hauteur, posant ma paume sur son bras tandis qu’il soulève un poids semblant obliger chaque fibre musculaire de bander au maximum de ses capacités « Ça te va bien d’avoir l’air d’un homme, tu sais, quand tu cesses de pleurnicher pour une femme quoi ». Je souris, la bouche en cœur. Il retire vivement son bras, comme si mon toucher brûlait sa chair « Oh, ça ira la vierge effarouchée, c'est bien chaste comme contact, personne ne va s'en offusquer ».
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Lun 2 Juin - 19:37

Stop trying to fix me

Je ne me souviens même pas où j’ai rencontré cette fille. Je crois que c’était dans un club, j’avais été chercher des verres au bar pour Sarah et moi et elle était là, à me fixer comme une dépressive fixe un morceau de chocolat noir. Depuis on se croise souvent et si j’ai cru au début que refuser ses avances allaient la décourager, je me suis vite rendu compte qu’elle n’était pas vraiment du genre à laisser tomber facilement. Elle est maligne, elle n’a pas froid aux yeux, et maintenant qu’elle sait que je suis célibataire autant dire qu’elle s’est sentie pousser des ailes ! Comme si ça ne suffisait pas de la croiser régulièrement quand je sors le soir, voilà qu’elle apparaît également de bon matin à ma séance sportive. Bordel…

J’arrête immédiatement ce que je suis en train de faire et retire vivement mon bras sur lequel elle vient de poser sa main. C’est un réflexe, sans compter que je n’ai pas vraiment envie de me faire allumer comme elle sait si bien le faire. Le problème, c’est qu’elle est jolie cette garce ! Et elle sait profiter de la situation, elle attend patiemment un signe de faiblesse de ma part pour finir le travail. Je la toise, le visage fermé, sans prendre la peine de répondre à ses provocations. Qu’est-ce qu’elle sait de l’amour, hein ? Rien du tout bien sûr, ça ne semble pas être le genre de chose qui l’intéresse. Je prends ma serviette et m’essuie un peu la figure. J’espérais quoi… qu’elle disparaisse ? Ca serait trop beau bien évidemment… Elle est toujours là, toujours aussi proche et toujours aussi décidée à me pourrir la vie on dirait !


Nell… Tu sais très bien que je me fiche de tout ce que tu peux dire, alors si tu décampais, hein ?


Ca fait un moment que j’ai renoncé à lui parler avec diplomatie. Au début je restais toujours poli, comme on m’a appris à l’être avec les femmes. Mais elle c’est carrément… Bordel, c’est une prédatrice ! Elle ne comprend pas la douceur on dirait. Remarquez qu’elle ne semble pas non plus comprendre la manière forte. Je serre les dents et reprends mes exercices. Le mieux c’est de l’ignorer, elle finira bien par se lasser, non ? Pour mieux y arriver, je ferme à nouveau les yeux, mais oublier sa présence n’est pas si facile que ça. Je sais qu’elle est là et ça me met mal à l’aise, c’est comme si ses yeux me brûlaient la peau. J’ai presque envie de me lever pour aller taper la causette avec les trois copines en attendant qu’elle s’en aille. Vous voyez où j’en suis ? Je soupire et finis par m’immobiliser à nouveau, tourne la tête vers la brune.


OK… Tu as quelque chose à me dire, à me demander ? Qu’est-ce que tu veux, Nell ?
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Mer 4 Juin - 2:11

Stop trying to fix me


Avant d’approcher ce drôle d’énergumène, j’étais convaincue qu’il n’y avait bien que les femmes pour faire preuve d’un sentimentalisme exagérée. On reconnaît humblement avoir un certain penchant pour ce masochisme que sont les relations amoureuses, du moins la plupart. Au final, elles finissent toujours par foirer lamentablement, et le beau conte de fée véhiculé dans les films de Disney disparaît pour de bon, laissant percevoir la dure réalité où le type que tu fréquentes n’a rien d’autres en commun avec le prince charmant qu’un quotient intellectuel en-dessous de la moyenne. Sans doute se prenait-il pour le prince Philippe celui-là, rêvant que sa dulcinée ne s’éveille un bon jour en se languissant de lui comme lui pouvait le faire d’elle à chaque instant. Je soupire, passant ma main libre dans ma chevelure en croisant le regard d’une demoiselle passant tout près, dévorant ce petit être sensible qu’est Mylow du regard. Je roule les yeux, exaspérée. Ne voit-il pas qu’elles se pâment tous pour sa belle gueule? Imaginons seulement qu’il ne soit pas aussi fragile qu’une poupée et qu’il se shoote pour un temps à la testostérone le temps de se refaire des couilles, Valentyne devient irrésistible, carrément. D’ici là, je me contente de rigoler doucement devant sa malencontreuse tentative de se montrer désagréable « Tout le plaisir est pour moi, Mylow. Je vais très bien merci, et toi ? ». Il fait volte-face, se tâte à reprendre le cours de son existence en faisant fi de ma présence. Je souris, presque attendrie. Il tient vraisemblablement plus du gamin que de l’homme, et quelque part ça agite en moi une singulière envie de lui gâcher la vie. Secoue-toi, relève le menton et redresse les épaules, connard, tu vas en devenir cent fois plus baisable. Peine perdue, ce petit louveteau va nécessiter une intervention plus drastique dans le genre électrochoc…

« Mais c’est qu’il tente de mordre, vilain toutou » que je souffle, une moue habillant mon visage. Je relève mes cheveux au-dessus de ma tête, prenant soin de soutenir son regard noir qu’il tente d’imprimer dans ma mémoire. Il n’a rien compris, mais alors rien du tout; plus il se la joue indifférent, plus il est marrant. Pour un peu, je lui pincerais la joue tellement il ressemble d’un énorme teddy bear maladroit « Ton air bourru te confère un certain charme, je dirais. La hargne, cependant, je pourrais pas en dire autant ». Je me glisse devant lui, le frôlant au passage, prenant place sur le banc de musculation en y croisant les jambes, le sourire aux lèvres, haussant les épaules « Tu t’en sors comment, ces derniers temps? Tu devrais passer au club, j’ai des copines qui sauraient te secouer un peu si je te fais pas envie ». La pointe de malice éclaire mon sourire et mes prunelles, quoi qu’il en dise ou qu’il fasse, son corps se montre bien souvent plus réceptif que son esprit à bien des rapprochements physiques.

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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Mer 4 Juin - 19:12

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En général ce sont les femmes qui se font harceler par les hommes, non ?  Vous pouvez me dire pourquoi dans ce cas précis c’est tout le contraire qui arrive ?  Je sais, parce que je suis trop gentil.  Ce genre de nana doit aimer les brutes, le fait que je ne cède pas lui donne sans doute envie de réveiller l’ours qui est en moi.  Je ne me souviens pas avoir été un jour séducteur.  J’ai eu quelques petites amies avant Sarah, bien sûr, mais à chaque fois je voulais croire que j’avais trouvé la femme de ma vie, vous voyez le genre ?  Certains diraient trop sérieux, et c’est vrai, peut être que c’était le cas, sans doute parce que c’était dans mon éducation.  J’imagine que ça doit jouer, non ?  En plus, au lieu d’avoir un meilleur pote, j’avais une meilleure amie.  j’étais donc plutôt sensibilisé à ce que les filles pouvaient ressentir.  C’est drôle parce que pendant tout un moment on se donnait des conseils pour attirer l’attention de quelqu’un qui nous plaisait.

Quand j’y pense, j’étais dans ma zone de sécurité à l’époque, je ne me posais pas autant de questions qu’aujourd’hui alors que je ne n’avais pas autant de certitudes.  J’ai besoin de temps pour faire le deuil, pour m’imaginer dans une autre vie.  Et encore, quand ça sera fait ça n’est pas pour ça que je vais changer radicalement pour devenir un dragueur de bar.  C’est pas le genre de conversation que j’ai envie d’avoir avec Nell, on est dans un conflit permanent tous les deux, je déteste sa façon de faire, elle est trop clash, trop rentre dedans.  Mais j’ai beau le lui expliquer en long et en large elle fait la sourde oreille.  D’ailleurs, c’est à nouveau ce qu’elle est en train de faire !  Je lève les yeux au ciel.  Ouais, si j’étais un clébard je pourrais lui mordre les fesses pour qu’elle me foute la paix une bonne fois pour toutes !  Essayer de l’ignorer ne sert strictement à rien et même quand je la fusille du regard elle s’en amuse.  A nouveau elle me cherche, essaie de me faire sortir de mes gonds…  Elle me propose même de me présenter à ses copines !  Non mais je rêve.  Nell est à présent assise face à moi sur le banc de muscu, je me penche un peu vers elle, le visage toujours aussi fermé.


Pour ta gouverne, tous les mecs ne réfléchissent pas uniquement avec leur queue.  Ca doit te sembler dingue au vu de ceux que tu fréquentes, mais je t’assure que c’est vrai !


Merde, pourquoi je rentre dans son jeu de provocation, vous pouvez me le dire ?  C’est ce qu’elle veut, je le sais bien, elle adore quand je me braque, on dirait presque que c’est ça qui la fait tripper.  Je suis tout simplement en train d’apporter de l’eau à son moulin, c’est ridicule.


Dis-moi… Tu n’es pas venue ici pour faire un peu de sport ?  Parce que jusque là tu n’as pas encore beaucoup transpiré !
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Nell Heatley
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Jeu 5 Juin - 1:49

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« Si je savais pas de quoi il en est, je douterais fortement de la possibilité qu’il y en est une dans ton short » que je rétorque d’un trait, amusée par la teinte qui colore légèrement les pommettes du jeune homme. Je croise les bras sur ma poitrine, côtoie mon reflet dans le miroir en faisant abstraction de la présence de Mylow pendant quelques secondes. Sans la connerie de O’Connor, je serais profondément endormie dans mon lit duveteux, en petite culotte et t-shirt volé dans la penderie de mon colocataire. Je me retrouve à détailler chaque parcelle de mon corps à vue, analysant le teint et le galbe de mes jambes, la courbe de mes fesses, la finesse de mes bras… et j’en passe. Je n’ai jamais eu commentaire désobligeant quant à mon apparence, jouant plutôt de mon corps comme un putain d’outil de travail merde. Même ici, même maintenant, j’ai eu l’occasion de relever quelques regards en coin, de sourires à la dérobée, seulement je me tue à daigner de comprendre la psyché d’un brun ténébreux qui a l’âme et la sensibilité d’une fillette de sept ans. Pour un peu, je pourrais m’en remettre à des sports plus typiques, glissant avec du talc sur les doigts sur la barre transversale d’un poids qui se trouve à proximité. Je lève les yeux vers la voix de Valentyne qui m’interpelle, questionnant les motivations de ma présence dans son sanctuaire. Je roule longuement les yeux avant de répondre, lui adresse un sourire qui se veut faussement angélique « J’adore te faire suer, c’est encore plus agréable que de muscler le postérieur ». J’éclate de rire, replace une mèche rebelle qui tombe devant son visage, n’inspirant pas cette fois le même mouvement de recul « À force, je vais t’inculquer un peu de répartie, histoire de trouver et conquérir cette demoiselle qui te fera finalement oublier celle qui hante tes pensées ». Il est tellement bourru qu’il en devient attrayant, allez savoir pourquoi. Je soupire franchement, cède le passage au jeune homme qui reprend place pile au point que j’viens de quitter. Je l’emmerde, je crois, pauvre chou.

« Je connais un moyen sympa qui nous ferait transpirer tous les deux ». Je ricane à la tête qu’il fait, sans doute par crainte que qui que ce soit puisse entendre mes mots soufflés à son intention. Je suis réceptive à trouver une solution pour qu’il s’étire les muscles des bras tout en encaissant une puissante séance de cardio, je suis même attentionnée au point de chercher à lui faire perdre pied dans un entraînement nouveau genre, de celui dont je le sais capable d’en mettre plein la vue malgré son apparent manque de testostérone. Certes, je pourrais lui foutre la paix, ça lui ferait carrément plaisir, mais comme il semble ignorer la plupart du temps comment se dégourdir, vaut mieux le pousser à bout pour tester ses limites…
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Jeu 5 Juin - 22:18

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Qu’est-ce que je disais ? Cette fille attend chacun de mes mots pour les utiliser à une nouvelle estocade. C’est un jeu pour elle, elle s’en amuse, elle aime me voir lui résister. Franchement elle ne se sentirait pas perdue à New-York. Les filles là-bas ont tendance à aimer les défis à relever, ce sont elles qui draguent parce que ça leur donne la sensation d’avoir du pouvoir, d’être libérées, bien dans leur temps. J’ai jamais eu le sentiment qu’il y avait un dominant et un dominé dans le couple que je formais avec Sarah. On était plutôt pour l’équité je crois… En fait on ne se posait même pas la question, c’était pas nécessaire.

Et elle ? Nell… Qu’est-ce qu’elle a dans la tête exactement ? Qu’est-ce qu’elle attend de la vie ? Elle doit bien avoir des rêves, non ? J’ai beaucoup de mal à saisir ce genre de fille, à comprendre ce qui les motive. Je la vois s’observer dans le reflet du miroir qui est derrière moi, apprécier ses propres courbes. Elle peut les apprécier, elles sont effectivement particulièrement harmonieuse. Nell est très jolie, elle le sait et de ça aussi elle en joue, énormément. Peut être même trop. Les hommes la regardent comme un morceau de viande qu’ils aimeraient dévorer et ça lui plaît. Elle ne s’en offusque pas, bien au contraire, être un objet de désir la flatte.

Je n’ai jamais pu regarder une femme de cette façon. Pour moi ça a toujours été un ensemble, un caractère, une association de petites choses qui me font craquer. Alors si ne pas traiter une femme comme un objet sexuel fait de moi un homme qui n’en a pas et bien soit, inutile de la contrarier. Mais qu’est-ce qu’elle fait encore là dans ce cas ? Hormis un ou deux employés du club, je suis le seul mec présent dans la salle. Elle attend que les poissons arrivent pour partir à la pêche ? En général quand on vient dans une salle de sport c’est pour faire du sport, hors jusqu’ici, sa langue est le seul muscle qui a travaillé !


OK, je vois, laisse tomber.


Ca serait trop beau qu’elle laisse tomber, n’est-ce pas ? Elle se marre, super, ça veut dire qu’elle continue de s’amuser et que je n’en ai pas fini avec elle. Et en plus la voilà qui parle de me coacher pour que je trouve celle qui me fera oublier Sarah. C’est une obsession de vouloir me caser on dirait ! Qu’est-ce que ça peut lui foutre de me voir célibataire, hein ?


C’est trop aimable de ta part Nell…


Autant ne pas relever, hein ? Ca lui ferait trop plaisir. Oh et puis merde vous pouvez me dire pourquoi je supporte tout ça ? J’étais juste venu me vider la tête en faisant du sport bordel ! C’est ça, ricane…


Bon et bien… J’ai été ravi de papoter avec toi. Bonne journée Nell.


Sans demander mon reste, je me lève et rejoins les vestiaires sans me retourner. Là au moins je sais que je serai seul, il est tout pour moi et je compte bien prendre le temps de me rhabiller. Avec un peu de chance comme ça Nell ne sera plus dans les parages quand je sortirai. Je décide donc de prendre mon temps pour la douche et profite avec délice de la température parfaite de l’eau qui a le don de m’apaiser.

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Nell Heatley
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Ven 6 Juin - 2:19

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Il est susceptible. Terriblement susceptible, en fait. À croire qu’il se prend au sérieux à un point tel qu’il a du mal à considérer l’essence même d’une blague. La moindre vanne prend une ampleur démesurée, et sans doute imagine-t-il les pires atrocités sur mon compte. Si ça peut le rassurer sur la gente féminine et sur la perfection incarnée de la sirène l’ayant ensorcelé par le passé, tant mieux pour lui à quelque part. Je suis considérablement soulagée de ne pas me retrouver coincée à vivre dans le passé, à n’avoir comme comparatif valable qu’une personne qu’on idolâtre sans raison valable. Après tout, elle ne lui appartenait visiblement plus, sans quoi il se tiendrait à carreaux et vivrait sur son petit nuage duveteux dans son univers idyllique où il pourrait constamment lui baiser les pieds. Comment peut-on s’éterniser sur une seule et unique personne autre que soi? Était-ce égoïste de ma part d’être dans l’incapacité viscérale d’aimer quelqu’un suffisamment pour s’en prendre la tête et se retrouver ronger par les regrets et les remords? Peut-être que si, n’en restait pas moins que je trouvais mon sort plus enviable que le sien. C’était d’un ennui mortel que de se restreindre à vivre dans le passé, de se languir d’une personne n’en ayant cure et se prélassant sans doute dans d’autres bras que les siens. Le savait-il seulement? Il semblait plus à même de se voiler la face que de pouvoir confronter l’amère réalité. Rien qu’à le voir fuir, je me surprends à afficher une mine boudeuse et attristée pour son sort. À quoi bon être attrayant si on réserve ultimement ses charmes pour une seule et unique personne…

« Valentyne, pas la peine de courir te mettre à l’abri, je peux être courtoise si j’le veux bien ». Son air perplexe semble penser le contraire, ce qui me fait sourire « Allez, laisse-moi une chance de te convaincre ». J’accélère le pas pour arriver à sa hauteur à la sortie des vestiaires des hommes, sans jeter un coup d’œil derrière. Étonnamment, contre toute attente, il ne s’évade pas avec la même passion qu’au préalable « T’es pas le premier à trouver que j’ai un humour de merde, sans doute pas le dernier non plus ». Je secoue la tête, replace mon sac sur mon épaule, respirant un bon coup avant de continuer « Allez, ce serait pas plaisant de te marrer? Y’a surement des trucs que tu fais qui te font plaisir, non? Des trucs cons comme cap, pas cap, ou encore aller voir les chiots à l’animalerie, quelque chose du genre… ».
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Ven 6 Juin - 22:49

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Je ressens clairement le danger que peut représenter cette fille. Elle a des atouts, elle sait les mettre en avant et je suis fait du même bois que n’importe quel homme, je n’ai rien d’un Saint capable de garder le contrôle envers et contre tout. Si vous pensez que j’ai décidé de ne plus coucher avec aucune fille jusqu’à la fin de ma vie, vous vous trompez lourdement. Je sais que je dois avancer, que la vie continue malgré notre séparation. Je ne suis simplement pas du genre à coucher pour coucher, j’ai besoin d’une attraction qui va au-delà du physique, une femme qui ne me plaise pas que physiquement mais qui a ce petit quelque chose en plus qui fait que j’apprécie sa compagnie. Physiquement Nell a tout ce qu’il faut là où il faut. Je ne vais pas nier qu’elle est très jolie, ça serait ridicule de dire qu’elle ne me plaît pas. Mais en dehors de son physique, elle n’a pas le genre de caractère avec lequel je me sens bien. Je veux garder la tête froide et peu importe si je semble coincé, ça m’est complètement égal.

Je n’ai pas du tout envie de continuer cette conversation stérile avec Nell. Pourquoi discuter d’ailleurs, son seul plaisir est de me provoquer. Je pourrai toujours revenir plus tard si j’en ai vraiment envie, mais là de toute façon je ne peux pas m’entraîner dans ces conditions. Je suis bien décidé à partir, et mon pas est plutôt rapide. Quand la demoiselle m’interpelle pour me dire qu’elle peut être courtoise quand elle l’a décidé, je me contente de lancer par dessus mon épaule :


Non sans blague !


Derrière moi, j’entends ses pas. La jeune femme me rattrape bien vite, on dirait qu’elle n’a pas du tout envie de me laisser partir comme ça. Encore une petite blague bien sentie à me sortir peut être ? Je me tourne vers elle et croise les bras, hausse un sourcil quand elle me demande de la laisser me convaincre. Ah bon ? Elle veut être courtoise ? Et ben dis-donc j’aurai vraiment tout vu ! Nell est à présent à ma hauteur, j’écoute ce qu’elle a à me dire sans broncher, pourtant quand elle évoque un « cap ou pas cap », là pour le coup j’ai franchement envie de rire !


Tu crois vraiment que je suis un triste sire ?


Parce qu’à l’entendre, je suis coincé et je n’ai aucun humour, or c’est totalement à l’opposé de ma personnalité. Nell ne me connaît pas, elle se fait une idée fausse sur moi. En même temps vu le contexte de nos rencontres et vu son attitude, c’est pas vraiment étonnant.


D’accord, je veux bien te donner une chance. Mais j’ai passé l’âge des jeux d’ados quant aux animaleries, je suis contre. Tu viens chez moi et on discute autour d’un verre de vin, peut être que ça nous permettra de nous voir autrement. Vendu ?

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Nell Heatley
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Lun 9 Juin - 2:29

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J’ai rarement endossé le rôle dans lequel je me retrouvais à chercher la compagnie de qui que ce soit, et tout particulièrement lorsqu’il était question de la gente masculine. Pour tout dire, je ne crois pas avoir déjà pris le soin de m’intéresser suffisamment à autrui pour le poursuivre allègrement, sans gêne aucune, à la sortie  d’un gymnase où il s’est effrontément octroyer le droit de me rembarrer. Seulement, il était toujours question de premières lorsqu’il s’agissait de Valentyne, et la chose n’était pas pour me déplaire. Certes, je semblais être celle qui en  tirait le plus de plaisir, n’en restait pas moins que lorsqu’il baissait finalement la garde, je me dis qu’il conçoit d’y trouver le moindrement son compte. Dans tous les cas, je me retrouvais ici et maintenant, les pommettes légèrement rosies d’avoir accélérer considérablement le cas pour arriver à sa hauteur, et ce, dans un temps  record. Il semble jauger la situation, brièvement peser le pour et le contre de se coltiner ma présence pour quelque moment supplémentaire. Putain, je dois être plus cinglée que je le croyais pour m’en remettre à son jugement et de m’abandonner à sa volonté. Je ravale un sourire, préfère ne pas le convaincre davantage du fait qu’il est en  position de force. Ça me fait déjà suffisamment horreur sans qu’il soit nécessaire d’en ajouter une couche…

« En toute honnêteté, tu as la même joie de vivre qu’un poisson mort. À moins que ce soit ma présence qui t’assombrisse à ce point, j’en sais fichtrement rien » que je réponds franchement à sa question franche. Je hausse les épaules, j’ai certainement jamais pris le soin de m’intéresser à d’autres états d’âme que sa mort sentimentale alors qu’il s’accroche avec véhémence à un amour perdu. Sans vouloir m’attarder plus longtemps à ce comportement auquel je comprends que dalle, je rigole doucement à la première portion de sa réponse « Y’a que moi que ça continue d’attendrir les chiots et chatons rassemblés? Faut définitivement que je grandisse un peu ». Je préfère franchement qu’il ne relève pas, mon comportement vis-à-vis de lui démontrant une singulière immaturité quant à mon incessant besoin de m’amuser. Peut-être ne prendra-t-il pas la perche perdue, qui sait? « Adjugé! ». Le verdict tombe, et je lui adresse un sourire sans arrière-pensée. Des premières, je disais, un nombre incalculable de comportements sans précédents « Tu fais quoi dans la vie, Valentyne? » lâchais-je, m’allumant une cigarette au passage pour ensuite prendre le temps d’inhaler profondément mon poison, suivant la cadence de son pas en m’en remettant à ses directions pour atteindre la destination. C’est O’Connor qui va s’en ronger les sangs de m’avoir poussé involontairement vers la salle de sports, finalement. La trame de fond peut être modifiée, même si l’escapade s’annonce puritaine, manipuler la vérité n’a jamais été un vice dont j’pouvais me passer.
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Lun 9 Juin - 21:29

Stop trying to fix me

La même joie de vivre qu’un poisson mort ? Je ne sais pas pourquoi mais ça m’a fait rire. Je ne suis pas du tout quelqu’un de triste, c’est juste que Nell a une certaine tendance à me taper sur les nerfs et que j’ai du mal de ne pas faire la gueule quand elle est là. Alors bien sûr elle ne me voit jamais autrement. Je ne sais pas pourquoi elle me poursuit comme ça, si c’est son habitude de s’accrocher quand un homme lui résiste, si c’est juste pour me faire chier ou je ne sais quelle autre raison absurde. Ce qui est certain, c’est qu’elle ne manque jamais une occasion de se rappeler à mon bon souvenir et que je n’ai pas du tout l’impression qu’elle laissera tomber. Je n’ai pas forcément envie de lui prouver que je n’ai rien d’un gars triste et ennuyeux. Jouer la comédie n’a jamais été mon fort, je ne peux donc pas garantir que je vais pouvoir me détendre, ça va dépendre d’elle. Si son truc c’est le jeux puérils comme « cap ou pas cap » ou « mensonge ou vérité », je ne risque pas de réussir à lui montrer mes bons côtés. Quand à son idée d’animalerie.


C’est pas ça, moi aussi je craque devant les animaux. C’est juste que les animaleries génèrent un trafic monstrueux où on vend les chiens au kilos et où on les sépare de leurs mères quand ils ont juste 5 semaines. Je préfère la SPA.


Et oui, mon ex est vétérinaire, je connais cet univers d’un côté que la plupart des gens n’imagine même pas possible. Sinon à ce niveau là je suis aussi gosse qu’elle. Mais l’histoire des jeux… Définitivement on oublie. Bon dieu vous vous rendez compte ? On a réussi à échanger deux phrases sans se bouffer le nez. Miraculeux, non ? Quand je dis que Nell ne me connaît pas, c’est vrai aussi dans l’autre sens. Plutôt que des jeux débiles ou une sortie quelconque, peut être que la meilleure chose à faire pour enterrer la hache de guerre c’est boire un verre et simplement discuter. Si ça peut permettre de moins stresser quand on se rencontre, je suis preneur. Nell semble aimer l’idée, je vois même sur son visage apparaître le premier sourire sincère qu’elle m’adresse ! Ca change des autres, je préfère largement.


Parfait alors, allons-y.


Si on m’avait dit quand je conduisais pour venir ici que je ferais le chemin inverse avec Nell sur le siège passager, j’aurais carrément éclaté de rire ! Qu’en plus l’idée vienne de moi et je crois que j’aurais directement pris rendez-vous avec un neurologue pour un shake-up complet ! Pourtant c’est bien ce qui va se passer. Mais comme la demoiselle a décidé de fumer une cigarette, je ralentis l’allure. Tant qu’à faire, autant m’en allumer une aussi, mais pas dans la voiture. J’expulse une première bouffée puis répond à la question de la jeune femme.


Je suis illustrateur, je travaille pour une maison d’édition et je crée des couvertures de romans. Ma spécialité c’est les livres pour enfants. Et toi ?


Ouais, je sais, j’ai pas la tête de l’emploi, pourtant c’est comme ça. Depuis que je suis gosse j’ai un crayon à la main et je dessine tout et n’importe quoi, je n’aurais pas pu faire autre chose. Je prenais le temps pour qu’on puisse finir notre cigarette et une fois terminée, j’ouvrais la portière de ma voiture à Nell. Je n’habitais pas en centre ville mais à l’Ouest de celle-ci, dans un coin tranquille où la nature avait la part belle. Ca me changeait de New-York, assurément, mais j’aimais beaucoup le petit cottage que j’avais trouvé. Lorsque je mis le contact, les enceintes crachèrent un morceau de Radiohead et je baissais un peu le volume, histoire qu’on puisse s’entendre durant le trajet qui ne serait pas trop long.


Alors dis-moi… qu’est-ce que tu foutais à la salle de sport si tôt ?

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Nell Heatley
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Mer 11 Juin - 2:48

Stop trying to fix me

J’ai passé tellement de temps planter devant la vitre me séparant de quelque canidé, les contemplant avec les yeux brillants, tendant les phalanges pour calquer la pulpe de mes doigts pour les laisser lécher avidement le verre comme pour y retrouver la chaleur d’une caresse humaine. Si je vivais de quelconque stabilité, sans doute aurais-je depuis un moment déjà opté pour cette solution informelle à posséder un compagnon de vie à quatre pattes, qui aime inconditionnellement en ne demandant que la réciproque en retour. Rien de compliqué, aucune forme de nuance applicable, seulement un échange de bons procédés fournissant à l’un et à l’autre de combler des besoins inassouvis. Si je me lassais avec une absence totale de retenue de la plupart des êtres humains, j’étais persuadée que je m’accrocherais à ces petites bêtes bien plus qu’à qui que ce soit. Leur regard plein d’espoir, leur énergie dépensée afin d’obtenir ne serait-ce qu’une bribe d’attention, leurs gestes maladroits et le trop plein de vie les habitant me charmait bien au-delà de qui que ce soit. C’est pourquoi j’agite la tête en grimaçant légèrement aux propos du jeune homme. Si j’accepte en non-dits cette vérité choquante et abominable, l’entendre de vivre voix était quelque chose d’intolérable en soit « Faut pas s’attarder sur le sujet, je vais me mettre à brailler pour de bon et, crois-moi, tu ne veux pas être témoin d’une scène pareille » lançais-je promptement afin de prévoir l’improbable. Je n’avais pas versé de larmes depuis avoir dessécher mon corps à sa mort à elle. Ça ne me manquait pas outre mesure, alors si je pouvais passer mon tour pour cette fois.

Je respire une bouffée avec un plaisir non-feint, éprouvant une satisfaction profonde à inhaler ma cigarette, étanchant quelque chose au plus profond de mes entrailles. Bien que le retour de sa question fût légitime, je m’étouffe en riant en lui rétorquant, avec cette franchise qui me caractérise « J’ai plaqué la fac pour bosser dans un club de striptease, rien que ça ». Son boulot semble plus transcendant que d’agiter les fesses afin d’obtenir quelques billets sous les cordes fines d’une culotte de dentelle. Plus noble, aussi, mais n’en restait-il pas moins que je retrouvais un sentiment de pouvoir à manipuler les âmes en perdition vouant leurs soirées à contempler quelque chose qu’ils n’auront visiblement jamais. Exhalant mon poison fétiche, je hausse les épaules en continuant sur ma lancée « L’âme d’un artiste hein? Ça explique quelques trucs ici et là ». Elle était comme ça, elle aussi. Différente, d’une sensibilité marquée et d’une fidélité sans borne. Je reste silencieuse un moment, jusqu’à ce que je pénètre l’habitacle de son véhicule. Il se charge de nous dispenser de ce silence un peu lourd avec un changement de sujet qui tombe à point « Le connard qui me sert de colocataire m’a invité prestement à sculpter mon outil de travail sur un tapis roulant ». Cette mention concernant O’Connor me déleste de quelque poids sur mes épaules. Jaugeant Valentyne, je me dis qu’il est plus dévoué à la tâche que je ne puis l’être moi-même « Tu y prends ton pied, toi, en salle de muscu? C’est régulier comme activité? J’veux dire, j’ai toujours eu du mal à capter qu’une personne se souciant de sa santé s’encrasse sciemment les poumons ».
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Mer 11 Juin - 19:54

Stop trying to fix me

Une sensible, hein ? C’est un bon point, je préfère largement ce point de sa personnalité à celle qu’elle m’a montrée jusque là. Je ne vais pas me moquer quand elle m’avoue qu’elle est prête à chialer quand on parle de maltraitance animale je serais mal venu… Tous les mois je vais porter un grand paquet de croquettes à la SPA du coin ! Je sais que je vais bientôt adopter un chien, j’attends le coup de coeur, mais ça fait un moment que c’est un projet pour moi, on en avait même discuté avec Sarah. Mais revenons à nos moutons… Nell me demande ce que je fais dans la vie, je pense qu’il est logique que je lui retourne la question. C’est sans la moindre honte apparente qu’elle m’avoue avoir quitté la fac pour entrer dans un club de striptease. Ca la fait marrer, moi je souris et hausse les épaules.


Quand on voit ce qu’une stripteaseuse peut se faire en une soirée, on peut penser que les plus intelligents ne sont pas forcément ceux qu’on croit.


Je suis américain, mais pas puritain pour autant. Je fais partie de ceux qui pensent que les bordels sont nécessaires à la société et que les interdire ne peut d’accroître un trafic et des conditions épouvantables pour les filles qui vendent leur corps. C’est le plus vieux métier du monde, vouloir l’interdire est carrément ridicule. Quant aux stripteaseuses je suis persuadé que les hommes qui s’insurgent sont assis au premier rang pour les mater.


Ah bon ? Et qu’est-ce que ça explique comme trucs ?


Je quitte une seconde la route des yeux pour la regarder avec un petit air amusé. Ca m’intéresse assez de connaître ses théories, les idées qu’elle se fait sur moi. De ce qu’elle m’avait dit jusqu’ici elle ne semblait pas avoir de moi une image très brillante. Ce n’était qu’une image évidemment, tout comme celle que j’ai d’elle. Jusqu’ici elle ne m’avait montré que son côté allumeuse effrontée et provocante, tout ce que je déteste, aussi bien chez les femmes que chez les hommes d’ailleurs. Là je pense qu’on est en train de briser la glace pour de bon. On réussit à se parler sans s’envoyer chier, y’a du progrès. Mais quand je lui demande pourquoi elle était si tôt à la salle de sport, sa réponse m’intrigue.


Ton coloc’ ? Quoi c’est ton agent ou un truc comme ça ?


Je me rends compte qu’elle n’a peut être pas envie de parler de ça vu la mention « connard » qu’elle a jumelé avec le coloc’ en question.


T’es pas obligée de me répondre.


C’est pas forcément un milieu brillant, si ça se trouve elle a de sérieux problèmes. C’est peut être son petit ami, des affaires trop privées pour être discutées. Ca n’a rien à voir, mais je n’aime pas beaucoup parler de choses trop intimes avec les gens. Quand on essaie de me tirer les vers du nez, j’ai même plutôt tendance à me refermer comme une huître et à devenir désagréable. Autant reprendre une conversation moins personnelle.


J’essaie d’arrêter mais j’ai aucune volonté, c’est terrible… Et puis je ne fais pas de sport pour ma santé mais pour draguer les filles, tu devrais le savoir que je suis un séducteur sans pareille, non ?

Ah… Vous voyez que je peux avoir de l’humour ? Je lui fais un petit sourire en coin et tourne dans l’allée qui mène chez moi, un petit cottage légèrement en retrait de la route. Ici j’étais en retrait de la civilisation, sans en être trop éloigné. C’est ce qui me plaisait dans cet endroit, j’y étais au calme pour travailler.


Voilà on y est.
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Jeu 12 Juin - 2:20

Stop trying to fix me

Je dois admettre avoir été prise de cours par la répartie de Valentyne. Je m’attendais à tout, sauf à un mot d’esprit dans le genre. Un léger sourire s’étale sur mes lèvres tandis que je passe la main dans mes cheveux, vraisemblablement amusée par l’ouverture d’esprit du brun. On m’a laissé sous-entendre à de nombreuses occasions que je ratais la chance de faire un truc de bien dans ma vie, que le boulot serait moins marrant une fois que je serai grosse et moche, bref, ce genre de choses qui me font simplement dresser automatiquement le majeur et me montrer plus salace et vulgaire que faire se peut. Putain, les gens ratent souvent une belle occasion de se taire, parlant sans jamais réellement connaître quoi que ce soit, pensant avoir tout vu et tout vécu, jugeant ainsi opportun de diffuser leur savoir et expérience de merde à d’autres qui n’en ont rien à foutre. De par sa profession peu orthodoxe, quoique tout à fait respectable, il aurait été en position de se montrer odieux, moqueur ou d’exprimer foncièrement son dédain. En somme, c’est une stripteaseuse qui prend place dans son véhicule, pose son derrière maintes fois exposé sur le siège passager. Je détourne la tête, le dévisage quelques brèves secondes en détaillant ses traits, n’y trouvant rien allant à l’encontre de ses propos « Tu vois, c’est la première fois qu’on me sort un truc dans le genre. C’est rafraîchissant, en fait ». À peine éteinte que je trépide d’impatience d’allumer une nouvelle clope, heureusement distraite en chemin alors que mes phalanges s’agitent à la recherche du paquet dans mon sac à mains. Je capte au passage son regard interrogateur, lui répond par un haussement d’épaule « Les artistes sont extrêmement sensibles, foncièrement masochistes et rêvant de monts et merveilles. Du moins, ceux que j’ai eu l’occasion de côtoyer ». La généralité n’est pas une cause que je cautionne habituellement, seulement cela m’apparaissait comme une évidence dans le cas de Tally. Elle avait du grain, Tally, et pas qu’un peu. Lui aussi, me semblait-il.

« C’est le mec chez qui je crèche depuis que je suis débarquée ici, comme quoi il peut pas se passer de moi » lançais-je, amusée. Je n’en restais pas moins persuadée qu’il était plutôt vrai qu’il pouvait difficilement se défaire de son habitude de m’accueillir dans ses draps après des nuits difficiles pour le foie ou l’orgueil, ou simplement parce que j’ai horreur de pieuter complètement seule. Pathétique dans un sens, heureusement il est le seul au courant et a eu la judicieuse idée de ne pas me relever la chose jusqu’à maintenant « J’ai peu d’inhibitions règle générale, c’est pareil pour ce genre de trucs. Y’a peut-être bien une chose ou deux qui m’écorchent au passage quand le sujet sort, mais fort heureusement c’est plutôt rare ». Peut-être est-il lui-même plus avare de répondre aux interrogations, ce ne serait pas tellement compliqué. En fait, je me fiche éperdument de la portée de mes paroles la plupart du temps, puis j’assume pleinement les conséquences de mes actions. À quoi bon s’emmerder à l’introversion dans ce cas? « Bah tu vois, tu te ramènes une demoiselle de la salle de sport, t’es plutôt doué dom Juan ». Je rigole doucement, répondant du tac au tac à cette curieuse complicité. Je m’efforce de me tenir en descendant de la voiture, regardant la résidence puis Valentyne, Valentyne puis son chez-lui « T’es assez confortable toi-même, même pas besoin de danser en slip pour être propriétaire digne d’une banlieue londonienne ». Je lui tends une cigarette, l’allume au passage avant d’en prendre une au passage « Tu vis seul là-dedans? ».
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Jeu 12 Juin - 21:36

Stop trying to fix me

C’est pas mon genre de juger les gens en fonction de leur job ou des études qu’ils ont fait. Ma sympathie ira plus facilement à un serveur qu’à un huissier de justice et pour moi une avocate n’a pas plus de valeur qu’une caissière. Une stripteaseuse ne fait rien de mal en dansant et en s’effeuillant sur une scène, ça permet à des hommes de briser leur solitude le temps d’un spectacle et à d’autres de se détendre ou de s’amuser pour un anniversaire ou un enterrement de vie de garçon. Mais de toute évidence je fais figure d’exception à avoir ce genre de raisonnement, Nell me confie que c’est la première fois qu’on réagit comme ça face à cette révélation et qu’elle trouve ça rafraîchissant. Tant mieux dans un sens, j’imagine que ça ne doit pas être simple de ne pas savoir comment annoncer son métier sans être jugée. Telle que je la connais, j’imagine très bien que sa réponse doit alors être d’une franchise absolue ! Elle a raison sur ce coup là, les gens ont tendance à juger un peu trop facilement et les jugements sont rarement motivés. Et en parlant de jugement, la demoiselle semble en avoir un bien défini sur les artistes. Ah bon ? Curieux d’en savoir un peu plus, je l’interroge, histoire de savoir ce qu’elle a en tête. C’est plutôt interpellant et me donne à réfléchir. Sensible ?


Sensible, c’est vrai.


En même temps je trouve que c’est plutôt une qualité. Je préfère être sensible qu’un bloc de glace, je ne fais pas partie de ces hommes qui estiment qu’un véritable mec ne pleure jamais, c’est de la connerie pure ça ! Et puis la sensibilité c’est essentiel pour sentir les choses et les sublimer, je ne pourrais pas faire mon métier correctement si je n’étais pas sensible. Voilà donc un point où je suis d’accord avec elle. Masochiste ?


Masochiste par contre je ne pense pas.


Qu’est-ce qui peut lui faire penser ça ? Parce que je pense encore à Sarah ? Je la connais depuis l’enfance, on était hyper proches, ce n’est pas une nana que j’ai rencontrée au détour d’un chemin et avec laquelle je suis sorti quelques mois, c’est logique qu’il me faille du temps pour me remettre de cet échec ! En plus je ne suis pas parti parce que je ne l’aimais plus, normal que j’ai du mal de faire le deuil de notre relation… Ca ne fait pas des années non plus, trois petits mois… C’est rien ça dans un vie. Alors non, ce n’est pas parce que j’ai besoin de temps que je suis masochiste. Etre masochiste c’est aimer souffrir et je déteste ça.


Quant à mes rêves ils ne sont pas si terribles. Je veux juste fonder une belle famille et être heureux. C’est si extraordinaire tu crois ?


Peut être que ça l’est, peut être que l’être humain n’est pas fait pour être heureux, peut être que le bonheur n’existe pas. Pourtant je l’ai connu, ce fameux bonheur, j’ai su ce que c’était de se réveiller le matin sourire aux lèvres et de se coucher en se disant qu’on est un sacré veinard et que la vie est magnifique. Le problème quand vous avez connu cet état fantastique, c’est qu’une fois que vous en êtes privé vous passez votre temps à cogiter à un moyen de le retrouver parce que ça vous manque… Comme une drogue qui crée un état de dépendance.


T’es là depuis quand ?


Elle vient de me parler de ce gars chez qui elle vit en précisant que c’est depuis qu’elle a débarqué à Caerphilly. Heureusement elle n’a pas mal pris ce qui pouvait sembler être de la curiosité quand à sa relation avec ce type et me précise qu’elle est assez ouverte à la discussion. C’est bien, je le suis aussi, mais contrairement à elle pas vraiment sur des sujets trop intimes, j’ai tendance à garder mon jardin secret bien à l’abri et caché du monde.


Evidemment que je suis doué ! D’ailleurs je n’ai même pas à aller les chercher, elles viennent jusqu’à moi sans que je fasse quoique ce soit !


Un clin d’oeil clôture ce jeu de réparties plutôt étrange entre nous. Nous sommes enfin arrivés à destination et Nell peut découvrir l’endroit où je vis. Pour moi qui ai grandit à New-York, c’est plutôt étonnant de choisir ce type de maison, j’imagine que ça peut surprendre. Pourtant je me sens bien ici, je n’échangerais pas cette maison contre un superbe loft en centre ville.


N’exagère pas, c’est à la campagne donc déjà moins cher qu’en ville et c’est vraiment pas grand.


Je rigolais en prenant la cigarette qu’elle me tendait et en tirait une bouffée en hochant la tête.


Y’a bien Nuts l’écureuil qui vient me rendre visite de temps en temps mais oui, je vis seul ici.


J’ouvre la marche vers la porte d’entrée et l’ouvre, m’effaçant pour laisser passer Nell. Je l’invite à s’installer confortablement et pendant ce temps là, je m’occupe de sortir deux verres de vin et une bonne bouteille de bourgogne. Je ne bois pas souvent de vin, mais quand je le fais j’aime le faire bien et boire une bouteille de qualité.


J’espère que tu aimes le rouge, je n’ai pas de vin blanc.
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Nell Heatley
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Ven 13 Juin - 0:33

Stop trying to fix me

Il aurait été facile de rester dans le droit chemin, de perpétrer ce cheminement exemplaire malgré un caractère de merde où je me serais retrouvée détentrice d’études en journalisme. Ce n’aurait pas tellement été une fierté que de me borner à croire qu’à son départ, tout pouvait continuer d’être tel que cela avait toujours été. Franchement, s’il n’en avait tenu qu’à moi, sans doute mon cheminement aurait été différent. Être resté, c’était plutôt un signe de faiblesse, de lâcheté, d’entêtement à ne pas voir la réalité en face. Elle n’aurait pas eu ce sourire aux lèvres qui habillait son visage chaque fois que je prenais une décision saugrenue, mais qui se calquait à mon ressenti avec exactitude. Alors j’ai tout plaqué, ramassé mes affaires et pris le premier bus disponible pour aller connaître autre chose, vivre différemment, me reconstruire loin des souvenirs douloureux et de ce passé révolu. Je ne regrette rien, c’est quelque chose qu’on ne comprend pas, là d’où je viens. J’ai espacé mes signes de vie jusqu’à tout à fait interrompre la moindre communication avec la famille, histoire de cesser les engueulades stériles et les crises de larmes hystériques d’une mère se manifestant trop peu, trop tard. Bref, j’assume être ici et maintenant, et je crois que ç’aurait pu être bien pire comme dessein que de converser avec une civilité étonnante avec Valentyne.

« Vous vous accrochez à des choses qui vous procure au moins autant de souffrance que de plaisir, la plupart du temps. Mais je peux avoir tord pour le coup, ça arrive pas tellement souvent, mais j’ai le bénéfice du doute » dis-je, une pointe d’amusement dans la voix, un brin nostalgique aussi. Heureusement, je me retrouve tirée de celle-ci avec l’annonce sans surprise de Valentyne, s’efforçant d’être d’autant plus mature et terre à terre qu’il eut l’’occasion de le faire par les entretiens passés. Je le jauge quelques secondes, perplexe, mais sans être surprise. Putain, pour ma part, c’est mon pire cauchemar que devoir trimballer un gamin au moins avant une bonne décennie « Disons que c’est pas si commun que tu sembles le croire. Des types biens, ça court pas les rues, ni ici à Caerphilly ou ailleurs ». J’en ai côtoyé un nombre impressionnant, choisissant souvent bien mal mes fréquentations, n’en restait-il pas moins qu’une mentalité comme la sienne était plutôt rare « Un an et demi, à peu près, je sais plus trop. Toi, t’es du coin ou? ». Le temps passe foutrement trop vite, c’est inquiétant. Puis pas grand-chose me retient ici, seulement j’y trouve encore mon compte pour le moment. Je ris doucement à ses propos, leur donnant crédit pour le coup « Je ne vois pas du tout ce qu’elles te trouvent pourtant ». Il tendait la perche, puis je suis plutôt amatrice de joutes verbales, qu’elles soient plus agressives ou tendancieuses. Il l’a surement capté depuis le temps que j’gravite dans le coin…

« Enfin bon, Nuts et toi, vous n’êtes pas mal pris, quoi qu’il en coûte pour crécher ici, c’est plutôt classe ». Je souris, tire une bouffée tout en sentant la brise venant soulever mes cheveux. Le ciel s’assombrit, et ce, malgré un soleil éclatant en début de matinée. C’est plutôt rare que j’en sois témoin, plus du genre à m’y coucher qu’à m’éveiller «Je prends ce que l’on m’offre ». Je le remercie, passe la langue sur mes lèvres « On boit à quoi, Valentyne? ». Je retire ma veste, la dépose sur mes genoux alors que je m’assois en tailleur, même si on me reproche l’habitude continuellement « Il te manque qu’un chien et du feu dans le foyer, du moins, en attendant la femme et les gosses ». Ça lui irait bien, j’imagine, surtout que ça le branche assez.
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Sam 14 Juin - 10:45

La poche qui buzz, le bruit de la messagerie mail qui sonne. Un brun amoureux de son ex et une brune qui essaie tant bien que mal de mettre le mettre dans son lit.


Nell:
 
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Sam 14 Juin - 23:30

Stop trying to fix me

Est-ce que je m’accroche à Sarah ? J’en sais rien… Mais il est clair que j’ai du mal de l’oublier. Ca me semble tout à fait logique par contre, et ce n’est pas comme si je n’avais pas envie d’avancer puisque j’ai eu deux aventures depuis notre rupture. Ca n’a pas été concluant, mais je suis resté en bon terme avec ces filles malgré tout, et je ne regrette pas de les avoir rencontrées, d’avoir tenté le coup avec elles. C’était juste… Trop tôt. Mes rêves quant à eux, Nell les jugeais peu communs. Moi qui pensais que c’était ce que la plupart des gens avaient en tête pour leur avenir, voilà qu’elle m’affirme que je suis une exception… Un type bien ? Peut être… Oui sans doute, mais je n’en tire aucune gloire, ce n’est pas pour ça que j’ai réussi à rendre la femme que j’aime heureuse.


Et toi tes rêves ? Parce que tu es aussi une artiste je te signale !


Même si c’est un art différent de celui que je pratique, c’en est un, et il n’est pas donné à tout le monde. La danse déjà, tout le monde ne sait pas danser, encore moins bouger son corps sur une musique lascive pour faire baver les hommes. N’est pas stripteaseuse qui veut, ça ne se décide pas le matin au réveil pour se réaliser le soir. Je n’ai jamais vu Nell dans le cadre de son job, et je n’ai pas envie de la voir. Maintenant qu’on a fait connaissance, les choses sont différentes et… Je ne sais pas, je crois que ça me gênerait d’une certaine façon. Bon, je vais me garder de lui dire ça parce que c’est tendre le bâton pour me faire battre, elle ne va pas me louper !


Ne me dis pas que j’ai perdu mon accent ! Je suis américain… De New-York plus précisément.


Et oui, la Big Apple. Ca avait tendance à impressionner les européens et je ne savais vraiment pas pourquoi. C’est juste une très grande ville, avec du béton à profusion, des embouteillages, des gens pressés qui se bousculent dans la rue… Je préfère vivre ici, la preuve c’est que je suis resté malgré ma rupture d’avec Sarah. J’aurais pu rentrer chez moi après tout, c’est moi qui l’ai suivi jusqu’ici pour ses études et plus rien ne me retenait en Europe maintenant. Et puis à New-York il n’y avait pas de petit cottage comme celui dans lequel j’avais emménagé, ça change tout ! Les salles de sport sont toujours blindées, les gens ne se parlent pas et si vous avez le malheur de demander l’heure à une fille, vous vous retrouvez devant le tribunal pour harcèlement ! En fait, si on avait été chez moi, Nell serait derrière les barreaux au moment où je vous parle ! Ca me fait rire intérieurement, comme cette conversation étrange que nous avons.


Il faudrait en choper une pour le lui demander et percer le mystère.


La jeune femme semble apprécier la maison et j’avoue que je n’imaginais pas que ça serait le cas. C’est pas forcément le type d’habitation que les jeunes apprécient, ils préfèrent ce qui est plus… Moderne. Moi qui m’attendais à de nouvelles moqueries, je suis surpris de la voir apprécier les lieux. Ca fait plaisir, et puis surtout je me dis que finalement elle disait peut être vrai tout à l’heure, elle peut être courtoise si elle le veut. C’est complètement détendu que je nous sers un verre de vin et que je m’installe sur le canapé, non loin de Nell qui me demande à quoi on boit.


Buvons… A la courtoisie.


Parce que finalement sans elle, nous ne serions pas là en ce moment et on continuerait à se bouffer le nez. Je cognais mon verre contre le sien avant d’en boire une gorgée. Les premières gouttes de pluie s’abattaient sur les vitres et au vu du ciel, les orages promis par la météo n’allaient certainement pas tarder à éclater ! Du temps à l’anglaise quoi.


Oh mais je compte bien avoir un chien bientôt ! Quant au feu, je vais en faire un, ça va égayer un peu vu le temps qui s’annonce.


Aussitôt dit, aussitôt fait, je me levais pour aller mettre des bûches dans l’âtre et lançais les flammes grâce à des allume-feu disposés à des endroits stratégiques. Ce n’est qu’après avoir vérifié que ça avait bien pris que je revenais vers mon invitée. Comme prévu, le tonnerre grondait à présent et semblait même se rapprocher assez rapidement. La luminosité était en chute libre, heureusement le feu nous envoyait une douce lumière rassurante. Je me réinstallais à côté de Nell et reprenais mon verre.


Je crois que ton téléphone a sonné…


Son sac n’était pas loin de moi et elle ne semblait pas avoir entendu la petite sonnerie qui devait annoncer un mail ou un SMS. Pendant qu’elle récupérait son téléphone et regardait de quoi il s’agissait, je buvais une gorgée de vin en l’observant sans vraiment m’en rendre compte.


Tout va bien ?
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Nell Heatley
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Mar 17 Juin - 2:19

Stop trying to fix me

Je n’espère rien de demain. Je n’ai aucune confiance ni foi dans le futur, le Destin étant bien capable de me foutre en l’air une nouvelle fois. Je m’acharne à vivre pleinement le présent, à ne pas pousser ma réflexion plus loin qu’aujourd’hui et faire fi de demain, du mois prochain ou de l’année à venir. Du coup, la conception de la vie que possède Valentyne me fascine autant qu’elle m’ébranle. Après avoir perdu cette femme à laquelle il tient tant, il continue de croire dans cette finalité où il sera heureux, entouré d’une femme et de gamins. Il rêve, il aspire à cette existence pleine de quiétude et de tranquillité. En observant bien les lieux, en croisant le regard de Mylow, je prends conscience de la force de ses convictions. C’est étrange, difficilement concevable, mais intéressant comme point de vue quelque part. Si cela lui vient avec aisance, ma propre conception de mes aspirations futures sont floues, voire même inexistantes. Fort heureusement, la suite de ses propos me fait éclater d’un rire cristallin, d’une franchise étonnante. Il n’a rien de ces personnes que j’ai fréquenté, en fait, je n’ai jamais rencontré qui que ce soit qui démontre une telle ouverture d’esprit et faisant preuve d’une telle honnêteté dans ses propos qu’on ne peut qu’en être étonné « Tu viens vraiment d’une autre planète » soufflais-je, amusée, avant de continuer « Je préfère ponctuer de plaisir chaque jour plutôt qu’aspirer à quelque chose qui pourrait m’en procurer dans le futur, en fait ». Peut-être que voyager pourrait être une éventualité envisageable, partir sur un coup de tête pour une destination décidée à la dernière minute. Après tout, c’est dans l’optique de tout pouvoir décider de façon égoïste que j’ai sciemment décidée de ne m’attacher à personne.

« Un compatriote, sympa. Je suis d’Anchorage, en Alaska ». Certes, c’était beaucoup moins sympa que d’être natif de Manhattan, mais ce genre d’habitation qui avait su lui plaire me rappelait un peu ce qui m’apparaissait être une autre vie. Combien de fois j’avais parlé de me barrer, de rejoindre des lieux moins reculés et surtout de nouveauté loin de cette routine qui avait pris grand soin de me rendre à moitié cinglée. La mort de Tally n’avait été que le coup de pied au cul qu’il me fallait pour quitter tout ce que je connaissais et entamer quelque chose de mieux, ailleurs. Le tintement des verres résonne encore lorsque je porte la coupe à mes lèvres, appréciant le liquide grenat et son goût sur la langue. Le vent s’étant levé, la bourrasque amène rapidement les nuages gorgés de ces averses quasi quotidiennes qui viennent ponctuer chaque jour que Dieu fait. Je me retrouve à frissonner, l’humidité du coin me causant encore quelques soubresauts occasionnellement, remerciant d’un regard l’initiative de Valentyne. Je me dirigeais vers la source de chaleur qu’il m’interpelle alors que vibre dans mon sac ce qui devait obligatoirement être mon portable. J’extirpe le combiné, jauge avec hilarité et incompréhension le contenu du SMS « J’ai visiblement vexé une de tes conquêtes à la salle de sport ou ailleurs » lançais-je, lui tendant l’appareil pour lui exposer la situation qui me fait sourire « Les gens se croient curieusement informés de tout, c’est malencontreux ». Même s’il dédaignerait sans doute l’admettre, je connaissais l’épiderme sous ses vêtements pour y avoir pressé les doigts, à une occasion par le passé. Tout ceci sans que je ne me retrouve coupable de viol, faut bien le savoir. Je prends une copieuse rasade de vin, hausse les épaules ensuite « Si tu veux éviter que ta réputation prenne un coup à mon contact, je comprendrais ». Après tout, peut-être qu’il en avait quelque chose à battre de l’opinion général, lui.
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Mar 17 Juin - 21:36

Stop trying to fix me

Il paraît que je viens d’une autre planète.  Et pour quelqu’un qui a toujours estimé être la personne la plus « normale » du monde, c’est assez étrange à entendre.  Mes goûts, mes rêves, mon parcours… Je n’ai jamais rien vu d’exceptionnel en moi, mon seul talent se situant dans le dessin.  Et encore, là dessus aussi j’émettais des réserves, je suis bon, oui, mais je ne suis pas non plus un génie.  Je prends ça comme un compliment et je suis aussi content de voir qu’au final Nell est en train de me découvrir autrement.  Elle a ouvert la porte pour ça, ne s’est pas bornée à ses premières impressions…  C’est bien parce que moi aussi je la découvre autrement et je me rends compte que c’est une fille bien plus sympa qu’elle ne me l’a laissé paraître.  Je ne suis pas le genre de gars qui est à la recherche perpétuelle de nouveaux amis, j’ai toujours pensé que la qualité était plus importante que la quantité.  Ce n’est pas non plus mon genre de vouloir plaire à tout le monde… Déjà je sais que c’est totalement impossible, et puis quel intérêt ?  Y’en a aucun, vraiment.  Ce n’est donc pas pour remonter dans l’estime de la demoiselle que j’ai décidé d’accepter de lui donner une chance de me montrer qu’elle pouvait être cordiale.  Alors pourquoi ?  Je ne pense pas qu’il y ait une raison précise.  J’étais peut être un peu curieux de voir si effectivement elle pouvait me surprendre…  Ou alors c’est parce que je crois aux secondes chances.

Toujours est-il que je ne regrette pas.  Cette fille est finalement de compagnie agréable, elle a de l’esprit et de l’humour et je crois qu’on pourrait s’entendre.  Si on m’avait dit ça plus tôt ce matin…  Croyez-moi je vous aurait ris au nez !  Comme quoi il ne faut jamais dire jamais.  En plus on avait ce point commun d’être américains tous les deux, même si la demoiselle venait d’un autre Etat.  L’Alaska…  Rien que d’y penser ça me fait frissonner.  Les été New-Yorkais me manquaient, ils étaient bien plus chauds que ceux qu’on connaissait dans cette partie de l’Europe.  En fait je crois que je suis fait pour la chaleur.  D’ailleurs je décide de faire un feu pour palier à l’atmosphère lugubre que promet l’orage qui arrive.  Rien de plus agréable que des flammes qui dansent dans l’âtre, c’est chaleureux.  Nell semble apprécier l’initiative puisqu’elle n’hésite pas à se lever pour aller le feu qui crépite à présent joyeusement.  Mais à peine a-t-elle pu profiter un peu du feu que son téléphone vibre pour annoncer un nouveau message… Message qui semble intriguer Nell au premier abord, mais qui ensuite la fait carrément éclater de rire.  


Quoi ?


Une de mes conquêtes ?  Franchement y’en a aucune qui pourrait faire preuve de jalousie, je ne suis sorti qu’avec deux filles depuis ma rupture avec Sarah, ça a duré peu de temps et je suis resté en très bon terme avec elles.  Intrigué à mon tour, je me lève du canapé et la rejoins devant la cheminée pour voir quelle est la teneur exacte du message.  Mes sourcils se froncent, je ne comprends vraiment pas qui pourrait être l’auteur de cette connerie !


Franchement y’en a qui n’ont vraiment que ça à foutre de leurs journées…


La bêtise humaine n’a pas de limite mais elle réussit toujours à me surprendre malgré tout.  Quel intérêt d’envoyer ce genre de message ?  Y’en a aucun, c’est totalement infantile.  A la remarque de Nell, je me contente de retourner vers la table basse pour prendre la bouteille de vin et nous resservir un verre.


Quelle réputation ?  Celle de de pas aimer les filles cinglées ?


Comme si j’allais me formaliser de ce genre de connerie.  Il en faut bien plus croyez-moi.  Et si j’ai bien appris une chose au cours de ma vie, c’est que quoi que vous fassiez, quelles que soient les décisions que vous preniez, vous serez toujours jugé en bien ET en mal.  Les gens sont comme ça, ils aiment cracher leur venin, à croire que ça les aide à mettre du piment dans une vie trop ennuyeuse.


Je me fiche totalement de ce genre de ragot et puis… Finalement t’es pas si folle que ça !


Ouais je sais… Je suis hilarant…
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Nell Heatley
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Mer 18 Juin - 2:07

Stop trying to fix me

On ne doit pas chercher bien plus loin, il s’agit là d’un délire profond d’une personne fortement dérangée pour même s’illustrer qu’il puisse y avoir une once de vérité là-dedans. Certainement celle d’une femme, qui plus est. Je pourrais m’en offusquer, j’en aurais le droit, pourtant je choisis d’en rire, mais alors franchement. Moi qui croyais avoir eu droit à suffisamment de complaintes en provenance de petites-amies ou d’épouses courroucées par le passé, me voilà de retour à confronter cet agaçant manège. Je dépose mes lèvres contre le verre, avale une gorgée du vin qui glisse dans mon œsophage. Certes, j’ai déjà plus d’une fois jeter mon dévolu sur des hommes mariés, oubliant volontairement leur alliance pour mieux annoncer la nouvelle, la bouche en cœur, croyant fermement pouvoir gérer son mariage et l’adultère. Seulement parfois, voire même souvent, je n’avais pas plus envie ni manifester quelque intérêt à maintenir le contact une fois rhabillée. Je prenais tout autant mon pied à les rembarrer sans gêne que celui que j’avais pu soutirer à l’horizontal. Dans le cas présent et mon manque de constance considérant mes caprices et désirs impétueux, y compris le plaisir non-feint que je prends à lui soutirer à la fois de l’agacement et aujourd’hui des confidences. Je n’étais pas un dommage collatéral à une relation dans laquelle était engagé Valentyne, considérant qu’il fut esseulé et qu’il n’eut jamais le cœur à ne même que poser les yeux sur une autre si sa précieuse Sarah lui appartenait toujours. Sans doute fut-il lui-même pris par surprise, et l’agacement fut palpable dans son expression faciale à l’instant même où son regard enregistra l’information maculant mon  téléphone, émanant de nulle part « C’est ta faute, tu les rends folle, monsieur le séducteur » rétorquais-je, moqueuse « J’invente rien, c’est toi qui l’a signifié plus tôt ».

Je rembarre mon téléphone, relisant brièvement cette bonne blague avant d’accepter avec joie l’ajout de contenu couleur grenat au creux de ma coupe. J’ai connu bien des gens qui se préoccupaient de leur image au point de prendre au sérieux une telle situation inusitée. Mes propres parents, anxieux à l’idée qu’on  puisse médire à leur propos ou même questionner leurs décisions concernant leur manière d’élever des enfants, entre autres. Putain, ce que c’était harassant et épuisant de donner du crédit à autrui, de suivre à la lettre les convenances et les dictats de la société pour mieux s’y fondre et y disparaitre lentement, mais surement. La libération avait été un soulagement total, et même s’il m’avait fallu mettre une croix sur l’appartenance à cette famille, je m’en sortais bien mieux maintenant. Elle m’avait ouvert les yeux, elle et sa disparition précoce; on ne peut compter que sur soi, le reste n’est certainement pas éternel. Je m’intéresse, finalement, à la vision de Mylow sur le sujet, considérant qu’à boire son vin sous son toit, je me devais obligatoirement d’en prendre considération « Celle de ne pas fréquenter une stripteaseuse avec un caractère de merde, accessoirement barge au passage ». Je hausse les sourcils, dépose mon verre pour m’installer en tailleur « C’est toi la victime et moi le grand méchant loup dans l’histoire après tout ». Franchement, je ne peux qu’être que d’une humeur légère avec ce qui vient de se produire. J’éclate de rire, enserre de mes phalanges le pied de la coupe et la lève, à l’attention de Valentyne « La vie est moins chiante avec un brin de folie, non? On trinque à ça? ». Je descends une quantité non négligeable de vin, passe la langue sur mes lèvres pour y cueillir une gouttelette égarée « Tu me permets une question indiscrète? ». Puis comme il ne manifeste pas de résistance immédiate, je n’attends pas bien longtemps « Qu’est-ce qui t’a éloigné de ton ex, Sarah? Visiblement, tu l’as dans la peau. Ça vient d’elle? ». Je reprends mon souffle, passe les doigts dans les cheveux « J’aimerais comprendre comment c’est, en réalité, tomber en amour, le demeurer et tout ça, histoire de trouver le moyen de m’en tenir aussi loin que possible… ». Au moins, le SMS m’aura appris le nom de ce fantôme qui poursuit Valentyne, finalement.
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Mer 18 Juin - 18:47

Stop trying to fix me

A croire que Nell a raison et que je les rends folles… Pfff, n’importe quoi ! Je suis plutôt le genre de mec qu’on remarque en dernier, contrairement à d’autres qui ont le jeu de la séduction dans la peau. Il faut voir dans quel état ça met les filles… Elles minaudent, se frottent, n’arrêtent pas de jouer avec leurs cheveux. Tant mieux si je ne suis pas de ces hommes qui attirent les femmes comme des mouches, ça m’évite de devoir supporter ce genre de manège. En attendant, je n’ai vraiment aucune idée de qui aurait pu envoyer ce message. Ca n’avait aucun sens d’ailleurs et Nell avait bien raison d’en rire parce que c’était clairement ridicule. Ca c’est un problème qu’on n’a pas à New-York, en tout cas beaucoup moins. Dans les petites villes, tout le monde se connait, ou connait quelqu’un qui vous connait. Les nouvelles se transmettent à une vitesse assez impressionnante et le téléphone arabe joue bien son rôle. C’est le sport numéro un et quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse, on finit toujours par être l’objet d’au moins une rumeur.


Pauvre de moi…


Je baisse la tête et la secoue avec un dépit théâtral. Victime ouais… Après tout si ça les amuse ils n’ont qu’à voir les choses comme ça. Au moins si un jour quelqu’un me tend un mouchoir dans la rue je saurai pourquoi ! A coup sûr si je m’étais déjà remis en couple, le discours aurait été autre. Là je serais passé pour le gars sans coeur, coureur, qui saute sur la première venue tant qu’il ne reste pas seul. Un séducteur sur lequel une femme ne peut pas compter. C’est dingue ce que les gens aiment baver quand même. Enfin… Buvons au brin de folie, il est vrai que ça ne fait pas de mal. A nouveau je cogne mon verre contre le sien, bois une longue gorgée de vin. Il est excellent et se boit comme du petit lait. En plus je n’aime pas boire du bon vin seul, alors autant profiter que j’ai de la compagnie. Je me penche pour prendre à nouveau la bouteille mais je m’arrête dans mon geste. Nell vient de me poser une question, je ne m’attendais pas à ce qu’elle arrive dans la conversation. Enfin si, un peu quand même… Mais non. Bordel. Je n’aime pas parler de mon histoire avec Sarah et des raisons de notre rupture. Après tout c’est quelque chose de privé, non ? Mais il est aussi logique que les gens s’interrogent. Après une micro interruption, je reprends ce que j’étais en train de faire et remets du vin à mon invitée. J’ai du mal à ouvrir la bouche d’un coup et elle doit sentir le malaise parce qu’elle tente une espèce de justification sur la raison pour laquelle elle m’a demandé ça.


Si jamais tu trouves ce moyen, fais le homologuer parce depuis la nuit des temps des gens essaient sans succès. C’est pas le genre de chose que tu choisis.


Ca se saurait… Et ça faciliterait tellement les choses. Plus de coeurs brisés, le cerveau contrôle tout et le coeur n’a rien à dire, la panacée. Mais c’est pas comme ça que ça fonctionne. Et je vais vous dire, même si c’était le cas, ce n’est pas pour ça que je déciderais de ne pas tomber amoureux de Sarah. Ce n’est pas parce qu’il y a eu rupture que les bons moments ne comptent plus. Et on en a eu des bons moments… Des tas, énormément. Je ne voudrais pas perdre ça.


Sarah est véto, elle est du genre passionnée par son métier et… Disons que ça lui prenait trop de temps pour qu’elle puisse en consacrer à sa vie privée.


Ca a l’air simple et con dit comme ça, hein ? Pourtant il ne s’agissait que de ça. Pas d’histoire malsaine de tromperies, pas d’amour qui s’éteint, pas de mensonges ou de trahison, de train-train qui lasse, rien de tout ça. Je vidais à nouveau mon verre. Ca n’avait pas été simple de parler de ça et je n’avais pas vraiment envie de continuer.


Tu… Tu as envie de manger quelque chose ?
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Ven 20 Juin - 1:45

Stop trying to fix me

Je fais tourner le liquide grenat dans ma coupe, un sourire aux lèvres. Franchement, je ne m’attendais pas du tout à ce que la journée s’anime de cette façon, loin de mes distractions habituelles et mon cercle de fréquentations. Ce genre de conversation mature, entre deux grandes personnes, était quelque chose que j’évitais, règle générale. Voilà que, coup du sort, elle devenait encore plus immature que mes comportements et échanges habituels. Du moins, si on prend en considération ce SMS émergeant de nulle part. Puis même s’il est vieux jeu dans ses agissements et ses aspirations, Valentyne s’avère être de bonne compagnie. Peut-être coincé, peut-être aux antipodes de la racaille que j’ai habitude de côtoyer, mais il a du caractère, bien camouflé sous ses airs de gentil garçon. Je le balade en pressant ma paume contre son épaule, consciente de ne pas être en mesure de l’ébranler pour de bon, effleurant bien plus qu’autre chose au passage « Y’a pire dessein que celui d’éveiller les passions, Valentyne » soulevais-je avant de porter le vin à mes lèvres. Considérant le travail que je fais qui consiste à vendre du rêve et à inspirer les fantasmes pour soutirer de la thune, je me dis que c’est pas plus mal si on s’énerve un peu parce que Mylow traîne dans mon sillage, un peu malgré lui.

Sans doute était-ce un peu trop vite, mais la question me brûlait les lèvres depuis ses franches tentatives pour me rembarrer par le passé. Il idéalisait tellement cette femme qu’il était intéressant de comprendre comment, quand et pourquoi il dépensait autant d’énergie afin de reconquérir cet amour perdu ou du moins refuser de tourner la page. De mon côté, j’ai eu la chance de ne jamais être suffisamment entichée de qui que ce soit pour surnager tant bien que mal dans la réalité où elle n’évoluait pas à mes côtés. Le silence s’installe, lourd, chargé de l’hésitation et du malaise de Valentyne. Peut-être était-ce une mauvaise idée. Surement, même, mais ça a été plus fort que moi. J’avoue que je tente de me justifier, de balbutier quelque chose d’intelligible afin de trouver un argument quant à mon questionnement à son propos. J’en étais à l’option de m’approprier le goulot de la bouteille pour noyer l’inconfort qu’il finit par dire, les lèvres pincées, le visage fermé comme s’il lui semblait douloureux de démystifier son mystère. Je braque mon regard dans le sien avant de lui répondre, un sourire se voulant compatissant sans être condescendant s’illustrant sur mes traits « J’ai réussi à m’en prémunir jusqu’à aujourd’hui, j’ai peut-être l’antidote à ce fléau qui coule dans mes veines ». C’est ma manière de gérer la proximité, l’éviter à tout prix, pas de celle qui est physique, mais celle d’un point de vue émotionnel. Ça fonctionne bien jusqu’à maintenant, et j’en remercie le putain de bon Dieu.

« Donc du jour au lendemain, elle n’a plus rappelé quoi? » lançais-je, de but en blanc, en arquant le sourcil à sa réponse. Je secoue la tête vivement, descend une lampée de vin rouge au passage « Elle te mérite pas, point barre ». Après tout, si on cherchait à se caser avec un mec bien, Mylow Valentyne était le candidat potentiel le plus intéressant des environs, il va s’en dire. Le sujet semble l’harasser, tentant une pathétique diversion qui m’inspire une envie de le serrer dans mes bras. C’est malheureux qu’on se foute ouvertement du sérieux qu’il implique dans les différents pans de sa vie. Je me redresse légèrement, attrapant des phalanges la bouteille pour remplir sa coupe « Je peux commander quelque chose, considérant que t’a fourni le vin, ce serait la moindre des choses ». Qui eut cru que j’étais, malgré les apparences, bien élevée? Certainement pas lui, soyons honnête « Chinois? Pizza? Histoire de rentabiliser le passage à la salle de sport ». Tentative boiteuse pour tenter de chasser son malaise, mais j’ai au moins la certitude d’avoir essayé au final.
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Ven 20 Juin - 20:30

Stop trying to fix me

L’amour… Drôle de maladie n’est-ce pas ? Y’a pas de vaccin, pas de remède miracle. Une fois que ça vous tombe dessus, vous avez intérêt à prier pour être tombé sur la bonne personne parce qu’en guérir est extrêmement difficile. En tout cas ça ne se fait pas du jour au lendemain, surtout quand votre histoire est si longue et si profonde. Je comprends que ça puisse faire peur d’être à ce point impliqué dans une relation, à ce point lié à quelqu’un, mais quoiqu’il en soit je ne regrette pas du tout d’avoir vécu cette histoire. Je doute fort de revivre ça un jour, je sais que Sarah est et restera toujours LA femme de ma vie. On a vécu trop de choses ensemble pour que ça ne soit pas le cas. Par contre nous ne sommes plus ensemble et je ne jure pas mes grands dieux que je suis perdu pour l’amour. Qui sait, je pourrai dans l’avenir faire une rencontre et revivre une nouvelle histoire. Ca sera forcément différent, le lien ne sera pas le même, mais ça peut être bien aussi. Mais quand vous vivez ce genre de chose, vous êtes sans doute plus exigeant, vous refusez de vivre quelque chose qui ne sera pas grandiose.


C’est juste que tu n’as pas encore rencontré celui qui peut éveiller ça chez toi.


Et parler d’amour fait immanquablement venir le sujet « Sarah » sur le tapis. Parler de tout ça, évoquer la rupture, ses raisons, la vie que j’avais avant, c’est loin d’être facile. Surtout que Nell n’est pas une de mes proches, un vieux pote ou une vieille amie qui me connaît bien, et que nos rapports ont été jusque là plutôt tendus. Je ne sais pas trop comment répondre… Quoi répondre. L’envoyer balader ? Justement je l’ai fait tout le temps depuis qu’on se connait, on essaie de passer au dessus de ça et de se connaître autrement, ça serait donc mal venu. Mentir je ne peux pas, c’est tout simplement pas mon genre et je le fais de toutes façons très mal. Alors un peu malgré moi je décide de lui livrer la vérité, dite à ma façon sans doute, mais la vérité quand même.


C’est moi qui suis parti.


Mais cette précision ne changeait pas l’avis de Nell sur la chose, c’est à dire que Sarah ne me méritait pas. Je pinçais les lèvres, préférant ne pas répondre. Sur ce point je n’étais pas du tout d’accord avec elle. Nell ne connaissait pas Sarah, moi je la connaissais mieux que personne. C’est une fille en or, quelqu’un de bien, plein de courage et d’autodérision, d’humour et de gentillesse. C’est pour ça que c’est difficile de passer à autre chose, pour ça qu’elle me manquait tellement. Pendant des années, avant d’être ma petite amie elle avait été ma meilleure amie. Celle à qui je me confiais, celle avec qui je riais, celle avec qui je refaisais le monde et qui connaissait tous mes secrets. Histoire de couper court à cette conversation qui me mettait plus que mal à l’aise, je proposais à mon invitée de manger un bout. Je buvais une longue gorgée de vin pendant qu’elle me répondait, finissant par jeter un oeil vers la fenêtre.


Ca aurait été avec plaisir mais… Regarde le temps qu’il fait. ils ne sortent jamais quand il pleut comme ça.


Le débit de l’eau était assez impressionnant, ils avaient prévenu à la météo que des trombes d’eau allaient s’abattre sur la région et pour une fois ils ne s’étaient pas trompés et n’avaient pas exagéré. L’orage était plutôt violent et dans ce cas là on conseille toujours de rester chez soi si on n’est pas obligé de sortir. Ce genre de service à domicile prenait toujours leurs conseils à la lettre !


Mais si tu veux rentabiliser notre passage à la salle de sport je peux nous faire des penne crème-jambon.


Je buvais une nouvelle gorgée de vin.


Ou bien si tu as peur que je t’empoisonne j’ai une pizza surgelée au congélateur !
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MessageSujet: Re: Stop trying to fix me - PV Nell   Ven 27 Juin - 2:45

Stop trying to fix me

Je le dévisage franchement, incapable de comprendre ce qu’il semble trouver de merveilleux dans ce sentiment merdique qui vous explose inexorablement à la gueule un jour ou l’autre. Lui-même, utopiste jusqu’à la moelle, semble ardemment convaincu du bien fondé de la chose, de la portion inévitable également. Ça me file un frisson qui parcoure longuement mon échine. Aimer autrui, c’est s’abandonner littéralement aux caprices et lubies de celui-ci. Je ne conçois pas une telle chose, nettement trop égoïste pour accepter de dépendre d’un regard, d’une attention ou d’un sentiment aussi volatil que peut l’être l’existence éphémère de l’Amour avec ce grand A qui fait tant rêver. Je l’envie quelque part de croire, d’espérer et d’aspirer à retrouver cette sensation perdue auprès de cette personne qui lui en inspire tant. Seulement, j’ai une sacro-sainte horreur de la sentimentalité qui affaiblit et persécute l’esprit et la droiture de caractère. Je souris du bout des lèvres, avec une légère retenue pour être tout à fait honnête. Je ne peux pas lui en vouloir, après tout, je suis sans doute dans un déni perpétuel à me buter à croire que je peux maintenir une distance que je juge saine entre les autres et moi. À mon sens, c’est une question de survie, rien de plus, rien de moins. « Et crois-moi, je prie chaque jour le Seigneur que cela n’arrive jamais, ou alors dans très, très longtemps » que je murmure à mi-voix, plongeant les lèvres contre la coupe afin d’abreuver mon œsophage des saveurs douces sur les papilles de ce vertueux rouge.

« Oh ». C’est tout ce que je trouve à dire, mes phalanges se coinçant avec fermeté sur le pied de mon verre alors que Valentyne s’évertue à lâcher quelque propos concernant sa défunte relation avec la fabuleuse et éponyme Sarah. Il semble que, pour une raison qui m’est inconnue, il puisse avoir pris sciemment la décision de s’éloigner d’elle. Une multitude de questions me brûlent dès lors les lèvres, mais je les scelle avec une discipline et une fermeté que je ne me connaissais pas. Sans doute était-ce toujours à vif, cette sensation de manque à ses côtés de cette personne qu’il semble tant apprécié et placé sur un piédestal. Le comment du pourquoi, qu’il le garde pour lui, si je suis piquée dans ma curiosité, je n’accorde pourtant guère d’importance à ce qui l’a mené ici aujourd’hui. Ça fait partie de cette tactique de maîtrise des relations interpersonnelles qui permet de n’aimer véritablement que moi, de considérer les autres comme des figurants au sein de ma propre majesté.

« Ils sont douillets de ce côté de l’Atlantique bordel, c’est pas croyable ». D’accord, les précipitations sont diluviennes, n’en restait-il pas moins qu’outre une envie singulière d’en griller une de nouveau, mon estomac commençait lentement, mais surement à gronder de façon ponctuelle. Je constate tout de même l’étendue des dégâts alors que le ciel éclate en faisant un boucan infernal. Je roule les yeux, soupirant en posant la coupe sur la table basse à portée de main « Tu cuisines en plus? Merde, tu peux énoncer un défaut que je me rassure que tu portes pas l’auréole divine au-dessus de ta tête, dis? ». À tâtons, j’obtiens une cigarette dans mon sac, songeant vraisemblablement à sortir sur le perron afin d’en griller une. Il ne désire absolument pas rencontrer ma personnalité si je manque de nicotine dans le sang « Tu veux braver le déluge avant de te placer devant les fourneaux, chef Valentyne? » que je souffle, tout de même amusée, considérant que ça pourrait être marrant vu les conditions météorologiques particulièrement merdiques. Une vraie gamine, quoi.
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