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 REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]

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Invité

MessageSujet: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Sam 24 Mai - 14:40

prénom & nom
i like the way it's hurts

Nom : Anderson, enfin ça c'est le nom de mon futur-ex-mari. Donc j'ai repris mon nom de jeune fille : Cavanaugh. A choisir entre mon mari alcoolique et mes parents, pro de l'adultère tous trois, je choisis les parents. ✏️ Prénom : Rebecca. Les Rebecca sont généralement sérieuses et disciplinées, révélant très tôt leur côté studieux et appliqué. Cependant, ce sont aussi des femmes passionnées et enthousiastes qui croquent la vie à pleines dents. Sociables, elles aiment la communication et le partage. Elles cultivent simultanément leur jardin secret, car elles se veulent avant tout être indépendantes et autonomes. ✏️ Âge : 29 ans, mais je tiens à préciser que je fais au moins 25, donc pas de ride. Pas encore... ✏️ date et lieu de naissance : Le 27 janvier, Saint-Malo, en France, mais vu que j'ai été adoptée, on va dire que je suis née dans ma vraie famille à Londres. ✏️ vos origines : Françaises. Et anglaises. ✏️ Métier : La meilleure chirurgienne néonatale, titulaire adjointe. ✏️ Orientation sexuelle : Hétérosexuelle. J'aime tout particulièrement les fétichistes du bistouri... ✏️ Statut matrimonial : Je couche actuellement avec mon ex-mentor dont je suis tombée amoureuse durant mon internant, tout en voyant chaque papier de divorce me revenir inlassablement de la part de mon troupeau de mules de futur-ex-mari. ✏️ côté financier : Riche. Très riche. Caractère : Pétillante + optimiste + brillante + se relève toujours + malicieuse + légèrement gamine + sérieuse quand il le faut, pas sérieuse quand il n'y a pas besoin + drôle + un chouïa nymphomane + peur de l'engagement + stérile + a tendance à prendre les choses trop à cœur + autoritaire dans le déni + romantique + rancunière + parfois maladroite en relations + amie loyale + attachante + bonne comédienne + affectueuse + peut se montrer toutefois très mordante + fière + bornée + colérique + calme et professionnelle au bloc + accro à la chirurgie + aime avoir le dernier mot + féministe + oublie souvent son bien-être personnel + lunatique + les ascenseurs lui font beaucoup d'effet + athée + réaliste mais rêveuse + réfléchie + franche + attache beaucoup d'importance aux mots + passionnée + sûre d'elle et arrogante au travail + persuasive + a du mal à faire confiance aux personnes quelle ne connaît pas assez et même à certaines qu'elle connaît très bien, en partie à cause de son futur-ex-mari.  ✏️ Groupe : Les présents.

un peu plus sur vous.
✏️ Grâce à ma mémoire photographique et à mes capacités de réflexion, j'ai sauté trois classes et suis restée en avance après ça mais je n'ai jamais eu de vrai ami et suis très peu sortie ; je préférais la compagnie des livres ✏️ j'ai toujours été énormément concentrée sur mes études, quitte à n'avoir eu qu'un seul petit-ami avant ma deuxième année d'internat et à être toujours vierge ✏️ à ma deuxième année d'internat j'ai couché avec mon titulaire qui m'a appris énormément de choses sur... énormément de choses ✏️ j'ai commencé à m'ouvrir au monde et à sortir, à m'amuser ✏️ j'ai rompu avec mon titulaire dont j'étais amoureuse parce que j'étais certaine que celui-ci ne partageait pas mes sentiments et avait déjà eu une vie de couple éprouvante plus tôt ✏️ j'en ai beaucoup souffert mais comme toujours, je me suis relevée ✏️ la preuve, maintenant qu'on travaille à nouveau dans le même hôpital mais en tant qu'égaux cette fois, je couche à nouveau avec lui et je peux vous dire que c'est le pied... erm... ✏️ Je suis une grande maniaque et aime la perfection, le travail bien fait, le moindre détail doit être parfait ✏️ je suis une tueuse en cuisine, dans le sens où tous ceux qui goûtent ce que je mange finissent à l'hôpital, et pas pour me réinviter à dîner ✏️ j'ai un frère adoptif strip-teaser qui déconne légèrement et que je tente tant bien que mal de ramener à la raison...

des questions sur vous.
depuis combien de temps êtes-vous en ville? Cela fait maintenant à peu près deux semaines. Je n'avais pas prévu de m'y plaire, mais c'est le cas, surtout depuis que j'ai appris que je travaille dans le même hôpital de mon très cher et ultra sexy ex-titulaire en chirurgie... miam. C'est bizarre de dire ça (et même inhumain) mais je remercie mon frère de péter les plombs et mes parents de m'avoir prévenue... comment considérez-vous votre vie actuellement? Ma vie, si on y réfléchit bien, part un peu en cacahuète. Mais je suis une grande optimiste alors je mets mes problèmes de mariage de côté, me concentre sur mon travail qui consiste à permettre à des nouveaux-nés difficiles de vivre une vie longue et heureuse, enfin dans la mesure du possible. est-ce qu'il y a une chose que vous voudriez changer? Oui, j'aimerais avoir un utérus normal, si l'on peut dire, et avoir la possibilité de tomber enceinte. J'aimerais aussi que mon fichu futur-ex-mari signe ces fichus papiers pour mener ce fichu divorce à bien. Mais je ne regrette pas de l'avoir épousé, c'est vrai, il m'a offert tant de belles années... et puis je n'ai pas peur de souffrir, j'ai juste peur de faire souffrir les autres, alors...

derrière l'écran.
votre pseudo : renie. ✏️ votre pays : France. ✏️ scénario ou inventé : Inventé. ✏️ votre fréquence de connexion : 5 à 7j/7 sauf exceptions. ✏️ comment êtes-vous arrivé ici? : J'ai cliqué sur votre lien euh non... les martiens m'ont larguée ici... non plus. Aaah, c'était par partenariat... je crois. ✏️ vos commentaires/impressions : Graou ? j'accepte que le pnj intervienne dans mes rps sans me poser de question : Euh oui bon, qu'il prévienne quand même qu'il va squatter hein   
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Invité

MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Sam 24 Mai - 14:40

story of my life
i like the way it's hurts


when i'll be older, i wanna save people by cutting them


L'enfance est soit l'époque la plus heureuse, soit la plus malheureuse de notre vie. C'est généralement lors de cette période qu'on commence à se définir, à avoir de véritables rêves, des projets d'avenir. Oh, bien sûr, dans ces projets, il y a toujours quelques châteaux, princesses et princes charmants, ou bien des astronautes ; enfin, ça dépend pour qui. Pour moi, la princesse cesse de faire partie de mes rêves quand j'ai neuf ans. Déjà, je suis en avance, et je me sers bien de ma mémoire photographique pour graver chaque image intéressante. Oui, parce que les autres, je n'en ai franchement rien à faire. Pour moi, si la princesse est obligation, alors je lui ajoute un masque chirurgical, un bistouri, des gants et un bloc opératoire à la pointe de la modernité et de la propreté. Je connais déjà assez de choses pour me vanter devant mes camarades ; ça m'amuse d'utiliser des termes compliqués et inconnus d'eux, que même moi je peine à comprendre à l'époque. C'est vrai, je suis assez dispersée comme enfant, mais je suppose que mes résultats compensent le manque de discipline : obéir, ce n'est pas mon truc. Ce que je veux, c'est commander, devenir la personne au sommet de l'échelle alimentaire de la chirurgie. Je veux sauver des personnes en les ouvrant : prendre les commandes, êtres plus que douée. Quand j'ai neuf ans, ce n'est qu'un rêve.





because it's only just begun


Je rentre à la maison toute joyeuse, ayant encore du mal à croire ce qui m'est arrivé et ce qui continue de m'arriver. Réussite semble être mon deuxième prénom, et même cette pensée orgueilleuse n'empiète pas si sur mon excellente humeur. Aujourd’hui le titulaire le plus sexy que j'aie jamais vu (bon, d'accord, c'est vrai que je n'en ai pas rencontré des masses, pour na pas dire pas du tout excepté lui... enfin, en le comparant aux élèves de ma classe - ancienne classe, devrais-je dire - on trouve tout de même chez lui une supériorité tant physique qu'intellectuelle non négligeable). Pour notre dernier cours à la fac, avant de rentrer dans le grand bain du travail, dirons-nous, ce titulaire talentueux en cardio-thoracique a été invité pour nous parler de ses opérations miracles (oui, il en a eu plusieurs...), principalement de sa greffe de valve aortique sur un patient pratiquement mort. Ça paraît banal, mais les blessures graves et les problèmes de santé de cette personne ont failli lui coûter la vie, et pourtant ce chirurgien est parvenu à lui donner des dizaines d'années de plus à vivre. Je suis encore toute émoustillée par son regard qui m'a longtemps fixée durant la conférence, puis à la sortie quand je suis allée luis errer la main. Une main sûre, une main talentueuse de chirurgien.

Les chirurgiens ne doivent pas trembler. Bien sûr, on tremble tous, mais les chirurgiens, eux, doivent trembler au minimum. Souvent un simple millimètre à côté avec un bistouri peu coûter la vie au patient. C'est pour ça que je suis certaine d'être faite pour ce métier : mes mains ne tremblent pas, elles sont précises et adroites. Je ne dis pas que ça suffit, non ; ça me permet simplement de me donner l'assurance nécessaire pour commencer mon internant dans quelques mois. Je n'ai pas envie de me mettre la pression : c'est une trop belle journée. J'entends les pas discrets de ma mère qui vient à ma rencontre. « Alors, dit-elle avec un sourire, enfin fini ? » Quoi, elle plaisante ? Parce que c'est loin d'être fini : ça ne fait que commencer...





nobody has warned me


« Fil de soie trois zéro, s'il-vous-plaît. » Voir cet homme opérer avait quelque chose d'irréel. En le voyant en-dehors d'un bloc, d'un hôpital, par exemple dans une fac, parlant de ce qui se passe ici, des miracles qu'il accomplit, puis en l'observant dans ce bloc, on se rend compte que ce n'est pas du tout la même chose. Bistouri en main, il paraît dans son élément, c'est comme s'il était né devant une table d'opération. Bien sûr, il y a beaucoup d'autres raisons d'admirer un tel homme, comme sa voix grave et profonde, son regard intense, son esprit, son humour, son cœur. Oui, parce qu'un chirurgien cardiaque se doit d'avoir un cœur, toute ironie mise à part. Il ne fait pas que prolonger la vie de ses patients : il leur redonne de l'espoir, il réconforte leurs proches, c'est un bon médecin en plus d'être un bon chirurgien. Il sait communiquer et je l'admire énormément pour ça. Mais un homme reste un homme, et je serais stupide de ne pas remarquer la façon dont il me regarde. Il me dévore des yeux, et quand ça ne me met pas mal à l'aise, ça m'excite. Je sens de l'adrénaline courir dans mes veines, comme s'il m'en injectait d'un simple regard caressant. C'est peut-être parce que ce n'est pas convenable, contraire à la déontologie, à ce qu'on nous a répété depuis le début de notre internat. Ou c'est peut-être juste parce que je me sens flattée, unique. Unique qu'il me propose de regarder cette opération à cœur ouvert, ce regain d'espoir qu'il donne à la famille de ce jeune garçon. Je le regarde avec une admiration non retenue (j'aurais eu du mal, de toute façon, et même derrière ce masque, je suis sûre que c'est visible) refermer la poitrine pour, on l'espère tous, la dernière fois. Je ne veux pas me spécialiser en cardio-thoracique : je veux juste voir ce coeur battre normalement pour la première de la vie de ce garçon. Bon, d'accord, je veux aussi voir cet homme à l'œuvre. « Qu'en dites-vous, Rebecca ? » Je souris malgré moi et mes yeux pétillent sûrement alors que je les garde fixés sur les mains expertes du chirurgien. « J'en dis que vous devriez vraiment m'appeler Dr. Cavanaugh », je réponds d'un ton que j'espère convaincant. Difficile avec ce regard braqué sur moi, allant et venant entre la poitrine du jeune garçon et mes yeux baissés. Je sens qu'il sourit sans même le regarder, sans même qu'il retire son masque. « Voyons, fait-il d'une voix faussement sévère, sa voix de mentor diablement sexy, c'est bien trop formel pour des amis. Parce que nous sommes amis, Rebecca. D'ailleurs, vous devriez vraiment m'appeler par mon prénom, vous aussi. » Je secoue la tête en sentant mes joues rosir. Je sens aussi les infirmières de bloc, l'anesthésiste et toutes les personnes présentes dans cette pièce se tortiller nerveusement. Ils doivent sûrement penser qu'on couche ensemble, ou que nous planifions de le faire ; lui, sûrement, et moi... je l'ignore. Je suis quand même en train de flirter avec lui. « J'insiste, vraiment. » Il a un rire bref, si grave et profond, si... lui, que j'en frissonne, et je sens à nouveau des réactions autour de nous. « J'arrivai à vous convaincre, assure-t-il, et effectivement, il est sûr de lui. » Je pourrais l'appeler par son prénom, c'est vrai, et même le tutoyer, mais rien que par fierté, je décide de continuer avec l'habituel Dr. « Sinon, que pensez-vous de cette opération ? » Ah, oui, il a aussi besoin qu'on flatte son orgueil. C'est compréhensible, quelque part. Il s'agit d'un chirurgien cardio-thoracique, après tout. L'un des meilleurs, qui plus est, donc il est normal qu'il soit arrogant et sûr de lui, parce qu'il n'a aucune raison de ne pas l'être. Je lui donne donc ce qu'il veut. « C'est magnifique, Docteur. » Je lui jette un regard et remarque qu'il me fixe avec intensité. « Magnifique, en effet. »



*
*_-*


Je sors du bloc avec le sourire et c'est un sourire idiot : les gens se retournent à mon passage, au passage de l'idiote de service. Alors j'efface ce stupide sourire qui n'a rien à faire sur mon visage et je prends un air sérieux. Du moins, j'essaie. J'essaie, de toutes mes forces, mais je ne suis qu'une stupide interne de 22 ans qui est en train de craquer pour un titulaire. Enfin, titulaire adjoint. Je dramatise ? Peut-être un peu, mais il faut voir les choses en face : il me plaît, il me plaît et je n'y peux rien. L'avouer ne fait que m'attirer encore plus vers lui, comme un aimant extra-fort. Et vous savez, quand les sentiments s'en mêlent, on se fait toujours des films. Un simple regard, et on est persuadé que c'est réciproque ; avant que, la seconde d'après, on se rend compte qu'il ne se passe rien et qu'on est déçu. Je ne suis pas douée pour ces choses-là : j'ai un train et même plus de retard. Le seul domaine où je ne suis pas prématurée, c'est pour ça. Je ne sais pas du tout comment réagir, alors je ne fais rien. Du moins, j'essaie. De toutes mes forces.

J'entre dans l'ascenseur en fermant les yeux, en retenant encore un peu mon sourire : la cabine est vide, je vais pouvoir faire mon idiote pendant un petit moment, puis je vais me reprendre. Jusqu'à ce que je le revoie. Et au moment où cette pensée à la fois affolante et alléchante me traverse, j'entends sa voix qui est dangereusement proche de moi. « Attendez, je le prends ! » Et puis il entre dans l'ascenseur avec ce sourire qui ne le quitte presque jamais. Bon, c'est le moment de me mettre à glousser comme une idiote et à parler sans m'arrêter, à dire des choses stupides et niaises pour faire passer le malaise qui finalement est encore plus grand alors que je me ridiculise. Dramatique ? Oh, si peu... Heureusement, il m'épargne et après avoir appuyé sur le bouton de son étage (le même que le mien, d'ailleurs j'avais oublié d'appuyer moi-même), il va se placer derrière moi tandis que les portes se referment. Du moins, je croyais qu'il m'épargnait, jusqu'à ce que je le sente , tout près. Il effleure mon dos et mon coeur manque un battement. Et vous savez ce que je fais ? Absolument rien. En fait, je crois plutôt (non, je suis sûre) que mon corps se penche très légèrement en arrière, aimanté. Pas moi, mon corps. Il bouge encore derrière moi et j'inspire brusquement quand sa main effleure très légèrement la mienne, une simple caresse qui manque me faire perdre la tête. C'est à cause de l'ascenseur, c'est sûr. Sa main remonte lentement le long de mon bras nu qui se couvre de chair de poule après son passage. Nos respirations s'accélèrent. Il écarte mes cheveux de ma nuque et je frissonne presque violemment, et mes jambes flageolent quand il dépose un léger baiser sur mon cou, près de mon épaule. Je ferme les yeux pour savourer son contact. C'est l'ascenseur, c'est l'ascenseur, c'est l'ascenseur... L'attirance monte à son comble et il passe un bras autour de ma taille, comme s'il avait deviné que mes jambes ne sont plus en état de me porter, tout comme mon cerveau n'est plus non plus en état de fonctionner correctement. C'est l'ascenseur, c'est l'ascenseur... et les hormones. Personne ne m'a prévenue. Personne ne m'a dit que ce serait si fort. Je me rends compte que nous haletons tous deux quand un bip retentit et que les portes s'ouvrent.



*
*_-*


Je me dégage brusquement, manque de trébucher en sortant précipitamment de l'ascenseur, ce maudit ascenseur. Je me promets de prendre les escaliers dorénavant. Comme ça, je pourrais au moins m'offrir quelques gourmandises. Mon corps est en feu, je sais très bien pourquoi : j'ai chaud, d'une délicieuse chaleur. Je pousse un soupir de frustration mental (pas besoin de passer pour folle à cet étage, en plus de stupide à l'autre). Je dois me reprendre, parce que si j'arrive les joues rouges, le regard brillant, le souffle court et les jambes tremblantes (tout le corps en fait, mais je suis encore dans le déni) devant les autres internes, ils vont forcément poser des questions, et je sais que ce seront les bonnes. Je fonce tête baissée et actionne quelques poignées, toutes verrouillées, avant que je trouve (alléluia !) une salle ouverte, et surtout, vide. C'est un dortoir, le genre avec des lits minuscules superposés, mais je m'en fiche. Tout fera l'affaire, du moment que ce n'est pas une cabine exiguë saturée d'hormones. Je suis en deuxième année d'internat, plus qu'une et je deviendrai résidente, et je ne dois surtout rien rater. Autrement dit : pas de distraction, aussi alléchante a-t-elle l'air. Je ne peux pas me permettre un échec, parce que les échecs, je n'en ai presque jamais eu. Je ne veux pas commencer maintenant.

Mais le petit bonhomme là-haut n'est pas de mon côté, vu que, ben... je ne crois pas au petit bonhomme là-haut. C'est pour ça qu'il s'assure que j'entende bien la porte se fermer (la porte que j'ai oublié de refermer, soit dit en passant) et le verrou tourner. Je n'ai pas besoin de me retourner pour savoir qui c'est, mais je le fais quand même. Je lève la tête et croise ce regard si intense que j'oublie comment parler. J'oublie comment dire non. J'oublie que je dois dire non. Pourtant ma bouche s'ouvre, et bien sûr rien n'en sort. Et puis subitement, comme par magie, il est tout près. Je ne sais pas si c'est lui ou moi qui fait le premier pas ; ça n'a pas d'importance. Je me colle à lui comme si je ne pouvais pas vivre sans le sentir contre moi, et en ce moment c'est le cas. J'ai besoin de sentir ses mains sur mon corps, et ce besoin m'excite et me fait peur tout à la fois, parce qu'il est nouveau et si intense que j'ai l'impression de perdre la raison. Sa langue joue un instant avec la mienne, puis il n'est plus question de jouer. Je recule et me retrouve en appui contre le mur, et contre lui. Je lui rends ses baisers, même si je suis encore maladroite et inexpérimentée. Il recule légèrement pour m'ôter mon haut, et je l'aide à ôter le sien. Nous nous embrassons à nouveau et je promène mes mains sur son torse nu, sa peau douce, ses épaules larges, ses bras musclés. Lui va voir du côté de ma taille et je me colle encore plus à lui, si c'est possible. En ce moment, j'ai l'impression que tout est possible. Il est bien possible qu'après avoir repris notre souffle, nous nous sommes dirigés vers l'un des lits, où il m'a renversée avant de rendre toutes sortes de choses possibles. Et il est aussi possible que je l'aie laissé faire.





i can finally learn how to live


Je ne suis plus vierge. C'est assez bizarre, comme sensation. Je me sens changée sans l'être vraiment. Sur le plan physique, je suis différente. Peut-être le suis-je aussi sur le plan mental. Il me faut d'abord déterminer si le fait que je ne suis plus vierge et si les raisons de ce changement sont une bonne chose. Pour l'instant, je suis venue à la fête d'April et je ne sais pas vraiment ce que j'y fais. Elle a invité tous les internes plus quelques-uns de ses amis qui ne sont pas médecins. Elle est riche, comme moi, et en profite bien. Tout sent le luxe dans sa maison : la moquette impeccable, le parquet parfaitement ciré, les meubles en bois coûteux, et même d'anciens tableaux que je soupçonne d'être originaux. Oui, la famille d'April est décidément très opulente, et croyez-moi, je m'y connais dans ce domaine. Je dois avouer que les McGill battent les Cavanaugh sur ce jeu-là, même si notre porte-monnaie n'a rien à envier au leur. Toujours est-il que la dangereuse fêtarde bien trop riche pour son propre bien vient vers moi avec un air mesquin. Oh, elle complote quelque chose... « Viens danser, Rebecca ! Allez ! » Oh, oh... Elle ne me laisse même pas le temps de protester et me traîne sur la poste de danse de fortune (au sens propre) en se déhanchant. Elle roule des hanches, sûre d'elle, dans son élément. On ne croirait pas, comme ça, qu'elle est en phase de devenir un talentueux chirurgien. On croirait juste que c'est une fille qui sait s'amuser. Pour lui faire plaisir, j'essaie de l'imiter et elle éclate de rire devant ma timide hésitation. Elle se place alors derrière moi et se met à danser sensuellement contre moi. Elle bouge contre moi et je suis terriblement gênée. J'essaie de me dégager, mais elle a de la force, cette petite furie qui se déchaîne sur la piste. Elle me retire mon gilet en ignorant mes protestations et je me retrouve en petit débardeur et jean. « Allez ! me crie-t-elle à l'oreille. T'es super canon, amuse-toi ! » Et elle se déhanche de plus belle. C'est vraiment une fille qui sait s'amuser.

Puis c'est le déclic. Une fille qui sait s'amuser. Ces mots ont une drôle de saveur, c'est comme si... ils me faisaient envie. J'ai envie d'être cette fille. J'ai envie de lui ressembler. Je veux m'amuser, pour la première fois de ma vie, je ne pense plus chirurgie. Je ne veux plus me plonger dans mes livres et mémoriser chaque lettre qu'ils contiennent. Lentement, je lève les bras. Je bouge les hanches, doucement. April me crie des encouragements à l'oreille et sa voix peine à couvrir la musique. Je détache mes cheveux. J'entends des sifflements alors que je m'enhardis. Je ferme les yeux. Je m'entends rire alors que je me mets à danser vraiment. Je me laisse porter par la musique, je bouge comme si je l'avais fait toute ma vie. Sensuellement. J'éclate de rire à cette pensée. April continue de m'encourager puis elle s'écarte de moi. Je comprends pourquoi quand je voix un de ses copains s'avancer vers moi avec un sourire. Sans réfléchir, je passe les bras autour de son cou et je me colle à lui. Ses mains sont sur ma taille et descendent par moments sur mes fesses, mais ça ne me dérange pas. En fait, je le prends comme un encouragement et je me retourne. Dos à lui, je pose la main sur sa nuque tandis que je me déhanche en montant, descendant, sur un rythme sensuel et entraînant. Des nouveaux sifflements retentissent et je souris. Je ne pense plus à mes livres. Je ne pense plus à la chirurgie. Je suis vierge, et c'est génial. Je ne pense plus à ce que diraient mes parents de mon audace scandaleuse. Le scandale m'excite. Je suis vierge, c'est génial et je me sens enfin comme les autres. Je croyais que pour réussir je devais être extraordinaire, mais j'apprends à peine ce que c'est d'être ordinaire. Je veux apprendre plus, je veux faire ce que tout le monde fait et pour une fois être au même niveau que les autres. Je ne pense plus à rien. Je danse.





i don't wanna lie to myself


C'est curieux de grandir. Enfin, non ce n'est pas curieux, en fait c'est tout-à-fait normal, et même conseillé. C'est juste... curieux. Je ne trouve pas de mots à poser sur cette métamorphose. J'ai confiance en moi, en mon corps, et en même temps je connais mes limites, je reste raisonnable tout en sachant m'amuser. April me dit que ce n'est pas trop tôt, et je remarque ce regard de la part des garçons qui s'est accentué et que je peux enfin identifier. Je suis désirable. C'est une grande bouffée d'air frais, pourtant... il y a un problème.

Il y a un an, j'ai perdu ma virginité dans les bras d'un titulaire adjoint en chirurgie cardio-thoracique. Je pensais qu'il voudrait faire autre-chose que coucher avec moi (même si je trouve ça super, génial même, enfin je n'ai pas beaucoup de points de comparaison, mais ça reste génial). Je me suis trompée. En fait, il ne veut de moi que du sexe et de l'attention. J'ai appris qu'il a perdu sa femme il y a deux ans, et que depuis il n'est plus le même. C'est peut-être égoïste et naïf, mais j'aurais aimé le connaître avant cet événement tragique. J'aurais voulu savoir quel genre d'homme il était avant de s'éteindre à petit feu. J'aimerais le réveiller, mais je ne peux pas, parce qu'il ne ressent rien pour moi, alors que moi, je... Les mots ont du mal à se former dans mon esprit. Je crois que je... je crois que je l'aime. Je l'aime. Je suis tombée amoureuse de la seule personne dont il ne fallait surtout pas que je tombe amoureuse. Pourtant, on m'a prévenue (oui, notre relation n'est pas restée secrète très longtemps - une semaine, en fait). Mais j'ai pensé naïvement que je ne ressentirais pas de tels sentiments si lui ne les partageait pas. J'ai si peu d'expérience que j'ai cru pouvoir contrôler l'incontrôlable. April m'a prévenue, mais je ne l'ai pas écoutée. J'aimerais dire que ça me soulage de savoir tout ça, mais en vérité j'aurais préféré rester dans ma bulle et ne jamais savoir ce que ça fait de ne pas être aimée.

Je dois y mettre un terme.

J'ai une inspiration tremblante et j'entre dans le bloc, le masque devant le visage. Je dois le faire tout de suite, sinon je n'y arriverais jamais et je me ferais souffrir inutilement. Ce n'est pas que j'ai peur de souffrir, mais je sais que ça ne m'apportera rien de bon. Même si je me relève toujours, là j'ai un sérieux doute quant à ma capacité à encaisser. J'ignore quelle sera sa réaction. Je ne sais même pas quoi dire. J'ai au moins le masque pour masquer le tremblement de ma lèvre inférieure. En revanche, on voit bien mes yeux briller. Il relève les yeux à mon entrée et ses paupières se plissent quand il sourit derrière son masque. Il est en train de greffer des nouveaux poumons à un jeune homme atteint de la tuberculose. Ça fait déjà la deuxième fois. Il a gâché sa première paire de poumons en continuant à fréquenter sa petit-amie atteinte de la même maladie, et c'était trop dangereux pour lui d'être proche d'elle à longueur de journée. Il a pourtant été prévenu. Heureusement pour lui qu'on lui a trouvé des organes de remplacement à temps. « Rebecca, tu viens voir mon incroyable travail ? » s'enquiert-il de sa voix si guillerette, insouciante et sexy. J'inspire et il remarque que mes yeux brillent. « Tout va bien, Rebecca ? » Je hoche la tête en forçant un sourire. Je sais que ce n'est pourtant pas le bon moment, mais je vais me dégonfler d'une minute à l'autre. Je fais un immense effort de volonté et lâche : « J'ai parlé à sa copine. » Il soupire. « Tu t'es heurtée à un mur. ». Je hoche la tête. « Mais on peut lui parler, à lui. », fais-je en désignant le patient endormi sur la table, la poitrine ouverte sur ses organes endommagés. Le chirurgien hausse les épaules. « Il est aussi têtu qu'elle. » Je baisse les yeux en inspirant à nouveau. Il faut que je lui dise en le regardant dans les yeux. Je plonge mes prunelles dans les siennes alors que celles-ci vont et viennent entre le patient et moi. « Je pense quand même qu'ils pourraient comprendre, si on le leur dit de la bonne façon. » Il a un soupir amusé qui dit mieux que les mots que c'est peine perdue. « C'est vrai, j'insiste. On devrait leur dire ce qu'ils risquent à rester ensemble. Comme ils vont souffrir quand l'inévitable arrivera. » Il relève la tête en remarquant mon ton. Je continue sur ma lancée en captant son regard et cette fois-ci je n'ai plus peur de laisser les mots sortir. « Ils vont peut-être avoir un semblant de bonheur entre l'amour et la maladie, mais ils sauront quel risque plane au-dessus de leur tête. Ils sauront qu'ils finiront par être séparés de la pire façon qui soit, et qu'ils souffriront. Ils se rendront compte que cette relation n'est pas ce qu'ils leur faut. Pour lui parce qu'il ne peut pas se le permettre avec ses nouveaux poumons, et pour elle parce qu'on final elle va se faire du mal à elle et à lui. » Il me regarde comme s'il voulait dire quelque chose, et je sens que les mots n'arrivent pas à sortir. Je lui épargne l'effort, parce que tout ce que je veux qu'il dise, c'est que je reste. Je veux qu'il me retienne. Mais ma raison l'emporte cette fois et je l'empêche de dire quoi que ce soit. « Ils ont toute la vie devant eux. Ils ne doivent pas la gâcher pour quelque chose qui est finalement éphémère, contrairement à ce qu'on peut croire au début. » Je fais volte-face et sors du bloc le plus vite possible, avant de revenir sur ma décision et de retirer mes paroles. Mon cœur saigne, bien plus que je ne l'avais présumé.



*
*_-*


Je suis assise sur le banc des vestiaires des internes. La salle est vide, ils sont tous trop occupés à devenir chirurgiens. Mon regard se promène dans le vide alors que j'ai du mal à saisir ce que je viens de faire. J'aimerais dire que je n'ai aucun regret, mais je suis rongée par ce sentiment lancinant. Ça ne me quitte plus, j'ai l'impression d'avoir le poids du remords sur mes épaules. J'entends la porte s'ouvrir et essuie une larme qui m'a échappée. « Rebecca, ça va ? » Je lui tourne le dos. J'essuie discrètement une autre larme et je dis d'une voix un peu tremblante : « Ça y est, je l'ai fait. » J'inspire avant d'ajouter avec difficulté, parce qu'il est toujours dur d'avouer la douloureuse vérité : « Je l'ai quitté. » Je la sens s'asseoir derrière moi, soupirer. « Tu sais, c'est normal que tu aies mal. » Je secoue énergiquement la tête. « Je vais bien. ». Je l'affirme avec une telle certitude que j'arrive presque à y croire. Elle se rapproche de moi, pose une main sur mon épaule. J'éclate en sanglots. « Je vais bien... je vais bien... » Je le répète jusqu'à ce que l'absurdité de ces mots me fassent trop pleurer pour avoir à le répéter encore. Elle reste là, à rien dire, et m'enlace. Je serre sa main sur mon ventre, je la serre de toutes mes forces.





i don't recognize my own life


J'ai toujours voulu faire de mon mieux. J'ai toujours fait de mon mieux, et les autres sont tellement habitués à mon excellence qu'ils ne prennent même plus la peine de remarquer chacune de mes réussites. Ils ne prennent plus la peine de s'inquiéter pour moi. Ils croient que tout est programmé pour moi, que c'est comme le destin. Mais c'est stupide, parce que je ne crois pas au destin. Ni aux âmes-sœurs. Ni à Dieu. Je crois aux faits, à la science, à ce qui est réel. Pourtant il y a cette part de moi qui veut croire sans preuve, qui veut croire sans avoir besoin de se torturer pour trouver une explication plausible, un semblant de raison à l'existence d'une chose incroyable. Je crois en l'amour, même si mon cœur vient d'être brisé en mille morceaux. Je crois au cœur non physique, celui qui est encore plus fragile que l'autre, l'autre qui se trouve dans notre cage thoracique. Je crois en des sentiments si forts qu'ils finissent par faire mal. Je crois aux liens plus forts que ceux du sang. Je me relève toujours, et le fait que mon cœur soit brisé est finalement une bonne chose. Ça veut dire que je crois encore à toutes ces choses improbables, ça veut dire que je suis encore capable d'aimer. Mais suis-je capable de pardonner ? Suis-je capable d'oublier les souffrances causées, le manque d'attention et de considération ? Suis-je capable d'ignorer ce qui saute aux yeux et qu'on aurait cru pas gênant au premier abord ? Mais finalement, quand ça arrive, que c'est sous nos yeux, on est écrasé par des sentiments auxquels on ne s'attendait pas. Ce n'est pas nous qu'on a trahi, pourtant on se sent trahi. On ne peut même plus les regarder.

Ce soir-là quand je suis rentrée, j'ai pensé aller me réfugier dans les bras de ma mère. J'ai pensé que c'était la personne que j'aime le plus monde, j'ai pensé que je l'étais aussi pour elle. Les liens du sang sont insignifiants quand on a un tel amour et une telle confiance en quelqu'un. Mais peut-on réparer les dégâts causés à cette confiance, quand la trahison est si immense qu'elle ne nous touche pas uniquement ? Elle touche chaque personne de notre entourage. Mais le pire n'est pas la trahison. C'est le mensonge. Cette façon de prétendre qu'on n'a rien fait de mal, et que l'autre personne, celle qu'on a trahie, le mérite bien parce qu'au final elle nous a fait la même chose. Je n'ai même pas réussi à lui dire combien c'était stupide de s'abaisser à son niveau. Elle aurait dû le quitter au lieu de prendre comme lui des amants. Elle aurait dû se montrer plus digne. Avoir un semblant d'amour-propre. Je n'ai pas essayé de comprendre. Je ne me suis pas dit qu’elle souffrait trop pour réfléchir clairement, qu'elle souffrait tellement qu'elle voulait faire souffrir autant et même plus qu'elle souffrait. Elle venait juste de briser toutes mes convictions, d'ébranler mes croyances. Ce soir-là, en rentrant à la maison pour chercher du réconfort, je suis face à des inconnus et l'un deux a le visage de ma mère. L'un deux a la voix de ma mère, cette voix qui dit qu'elle ne fait que retourner la « monnaie de sa pièce ». L'un deux a les yeux de ma mère qui me regardent mais qui ne me voient pas. Elle ne voit pas quelle souffrance je ressens en cet instant, quelle souffrance elle cause, et pas seulement à moi. Elle ne me voit pas comme je suis réellement, parce que je me suis trouvée alors qu'elle n'était pas là, alors qu'elle était dans d'autres lits. C'est peut-être impulsif, c'est vrai, mais d'un seul coup j'ai juste envie de mettre le plus distance possible entre cet endroit et moi, car toute cette souffrance est liée aux personnes qui y vivent. Je ne pense plus clairement, je ne suis pas faite pour la vraie vie, celle qui est dure et impitoyable. Je ne la reconnais pas, cette vie, parce que je ne peux pas croire que c'est la mienne. J'aurais beau prétendre pouvoir m'y faire, mais cette fois il me faudra plus que du temps pour me relever. J'ai besoin de distance, j'ai besoin d'un nouveau départ. On ne saisit que rarement sa chance, et là je le fais, je saisis ma chance de voler de mes propres ailes, tout simplement parce qu'elles sont tout ce qui me reste pour avancer.





now i'm older


Ma grande philosophie, mon mantra : positiver. Je sais ce que vous vous dites ; plus facile à dire qu'à faire. Mais vous savez ce qui est encore plus difficile ? Moi je sais : c'est de vivre sans essayer de positiver. On a même pas l'illusion que tout va bien, parce que tout va vraiment mal, et on s'enfonce. Je vais vous dire, pour moi, ça tourne vite au masochisme et je n'ai pas envie de me lancer sur cette voie-là, même si je ne vous cache pas que j'ai ai parfois très envie : j'en ai envie, là, maintenant. Mais cette envie-là, je la refrène (contrairement à d'autres...) et, je sais que ça ne constitue pas une très bonne thérapie, juste une façon de repousser des émotions bien trop difficiles à gérer. Alors j'inspire un bon coup et je prête plus attention au chef de chirurgien, Wagner, qui m'explique le fonctionnement de son service et par la même occasion, me fait visiter les lieux : l'hôpital a les moyens d'être grand, bien équipé et d'avoir parmi ses rangs les meilleurs des meilleurs ; et il ne s'en prive pas. Parmi son équipe, on compte des chirurgiens célèbres : le titulaire en neurochirurgie, Anderson (que j'espère rencontrer très bientôt), puis une petite femme mais très féroce qui s'occupe de la pédiatrie : un titulaire en néonatale (que j'ai déjà rencontré et avec qui j'ai hâte de travailler) et un autre en chirurgie générale. Je ne dénigre pas les autres : s'ils sont parvenus à se hisser au sommet du monde hospitalier de New York, c'est qu'ils sont doués. Wagner continue son petit speech alors que je reprends courage. J'ai dépendu bien trop longtemps de ma famille, il est temps que fasse le reste du chemin toute seule. Je suis résidente à présent, et je compte bien épater tout le monde avec mes talents en néonatale.

Plus tard, je rencontre enfin Anderson, qui est ma foi un spécimen d'une rare virilité qui me fait déjà saliver. Je mets ma libido de côté, étonnée qu'elle fonctionne encore alors que je viens de me briser moi-même le coeur (enfin, les deux ne sont peut-être pas toujours reliés...). Je serre sa main. La poigne est ferme, les doigts promettent déjà des opérations épatantes, ses yeux sont d'un bleu intense et... oh, ses cheveux et sa barbe de trois jours... Je sens que je vais avoir du mal à me concentrer lorsque je serais dans son service. Curieusement, cette perspective me motive davantage ; quand je dis que je suis fêlée... « Anderson. » se présente-t-il, et je fonds en entendant sa voix grave et profonde qui fait naître des papillons dans mon ventre. « Cavanaugh. » je réponds d'une voix fluette. Maudite libido ! Il me serre un peu plus la main, et le temps qu'elle passe dans la sienne dépasse la simple politesse. Ça fait du bien de se sentir désirée et de désirer sans qu'aucun sentiment ne vienne tout gâcher. Il se penche un peu, l'air inquisiteur. Je comprends avec une seconde de retard, distraire par son regard magnétique. « Rebecca. » Finalement, voler de ses propres ailes, ça n'a que du positif.

Le reste de ma première journée se passe bien, très bien même, et j'en viens à me demander si je vis un rêve. Je flirte toujours avec Anderson, et ô qu'il sait y faire celui-là... Je passe de nombreuses heures au bloc en compagnie de différents titulaires, mais le plus excitant pour moi reste la néonat' : je crois que j'ai définitivement choisi ma voie. Toutefois il y a un petit bémol dans cette affaire. Anderson tente de m'inviter à dîner, souvent, et il voit bien mes réticences. Si ça continue, il va se lasser et me laisser tomber. Mais comment lui dire que je ne suis pas prête, que mon coeur bat toujours mais très faiblement, parce qu'il est abîmé, cassé, et que tout mon corps est encore tourné vers Londres ?





that's my thing


Je ne sais pas pourquoi j'ai accepté. Je sens bien que c'est une mauvaise idée, pourtant j'ai accepté, ignorant la petite voix dans ma tête qui me répète incessant que je ne suis pas prête. Mais si je ne le suis pas maintenant, j'ai peur de ne jamais l'être, et ça je ne peux pas l'accepter. Pour la première fois en des semaines, je ne me force pas à aller de l'avant : j'en ai envie. Toutefois je ne fais pas ce qu'il faut pour soigner mon coeur. J'aurais tant aimé pour y aller moi-même : inciser, atteindre l'organe palpitant et suturer moi-même chacune des plaies...

« Qu'est-ce que tu commandes ? » me demande Anderson de sa voix si virile. Je reviens à la réalité en battant des paupières, me rendant compte que je tiens le menu ouvert en fixant le vide depuis déjà quelques minutes. Très prévisiblement, le neurochirurgien m'a amenée dans un restaurant chic. Je lui en suis reconnaissante, parce qu'il l'ignore peut-être mais je me sens dans mon élément. J'ai peur que ce soit mal, alors je repousse cette pensée. « Je ne sais pas, je réponds en toute honnêteté. Tu veux choisir pour moi ? » Il opine joyeusement et je tente de lui offrir mon plus beau sourire, mais il n'est pas dupe. « Rebecca. J'ai bien remarqué comme tu es mal à l'aise quand je ne fais pas que flirter avec toi. Je tiens à te dire que tu peux prendre tout le temps qu'il te faudra. J'attendrai. Bon, peut-être pas éternellement, mais j'attendrai. » Cet aveu si sincère me fait monter les larmes aux yeux. Il sourit en le voyant. Je sens que ces mots brûlent de sortir depuis quelque temps déjà, et que le courage de les dire est enfin venu.

Plus tard, la discussion est à nouveau comme à l'hopital : nous sommes tous deux détendus et nous nous entendons bien. La pensée me vient souvent que pour une fois ce n'est pas moi qui désire avoir une relation sérieuse. Enfin, pour l'instant, j'espère de tout coeur. Je sens qu'il était vraiment sincère au début du dîner : il peut vraiment attendre. A un moment dans la soirée, il me pose la question que personne ne m'a encore posée : « Dis-moi, pourquoi la néonat' ? » Ça n'a rien de moqueur, c'est une vraie question. Quelque part, j'attends depuis longtemps pour pouvoir y répondre, sans vraiment avoir trouvé de véritable réponse. « Pourquoi la neuro ? » je demande malicieusement. Il sourit à son tour. « J'aime les cas désespérés, et tu n'en trouveras jamais autant qu'en neuro. J'aime en apprendre plus chaque jour sur le cerveau, et j'aime cette part de mystère qu'il entretient pour nous. » C'est dit avec une telle désinvolture. Soudain je sais quoi répondre à la question, parce que ça a toujours ça, et ça le sera à jamais. « La néonat', eh bien... Disons que les prématurés et moi, on est pareils. On se comprend » Je crois qu'il comprend. Ça n'a pas vraiment d'importance. « Je vois, dit-il. C'est ton truc. » Je souris de toutes mes dents. « Oui, c'est mon truc. »





family is finally the most important


Comment fait-on pour positiver alors que notre monde s'écroule pour la seconde fois ? J'ai l'impression que je viens de tout perdre. J'aimerais tellement retourner en arrière, faire en sorte que ça n'arrive jamais... Mais c'est arrivé, et la seule chose que je peux faire, c'est encaisser. Je peux encaisser l'alcoolisme de mon mari. Je peux encaisser ses sautes d'humeur, ses regards absents, son ton sec, cette distance qu'il a prise avec tout le monde. Ce que je suis incapable d'encaisser, c'est cette dure et froide trahison qu'il m'a lui-même avouée. Je lui ai pourtant parlé de mes parents, du mal que cela m'a fait de découvrir leurs sales secrets ; il n'y a pas pensé alors qu'il me trompait avec je-ne-sais-quelle profiteuse qui a bien dû remarquer qu'il n'était pas dans son état normal : ses poches sous les yeux, ses cheveux totalement en bataille, son menton et ses joues mal rasées... perdre cette patiente alors que toutes les chances étaient de son côté, la perdre à cause d'une petite mais fatale erreur de sa part... ça l'a brisé. Et le pire pour moi, c'est que je ne peux rien faire. Il refuse mon aide, il refuse même d'en parler. Je ne connais pas cet homme-là, celui qui m'a convaincue d'avancer, d'aller de l'avant, celui qui m'a épousée. Je lui ai tout donné, et voilà ce que j'ai en remerciement.

Après la tristesse et le sentiment viscéral de trahison, il y a la colère, une rage sans nom qui me donne envie de frapper quiconque oserait me regarder. Je ne veux pas souffrir, j'en ai marre. Je ne peux pas continuer à vivre ainsi. S'il ne veut pas que je l'aide, alors inutile d'essayer en vain. Je sais où aller : j'ai un endroit où aller. Plus tôt dans la semaine, j'ai consulté une ancienne adresse mail dont j'avais jusqu'à oublié l'existence : mes parents avaient tenté de me contacter à plusieurs reprises. J'ai été surprise de ne voir aucune excuse pitoyable qu'il auraient pu me servir. J'ai été encore plus surprise de découvrir qu'Ellias, mon petit-frère, a lui aussi touché le fond. C'est curieux, n'est-ce ? Même avec un océan tout entier pour nous séparer, nous étions encore proches, mais cette fois-ci dans nos malheurs. Je me demande s'il sait pour maman et papa ; d'un côté j'espère que oui, pour que je ne sois pas seule à leur en vouloir, pour me dire que j'ai raison de leur en vouloir. D'un autre côté, il vaut mieux qu'il ne sache pas : s'il n'est pas au courant et qu'il vient à l'apprendre, ça le détruira. Oui, ça je peux faire : penser aux autres et oublier mon malheur. Ellias souffre peut-être plus que moi. La famille, c'est finalement le plus important.





don't let your tears waste your new life


Je suis arrivée il y a une semaine et j'ai très vite trouvé du travail. Je suis maintenant titulaire adjointe dans ce petit hôpital qui commence à peine à s'agrandir. J'ai aussi fait un don, parce que sinon il m'aurait été impossible d'y travailler alors que je pouvais faire un don (être riche, ce n'est pas si mal). Et puis j'ai aussi puisé dans le compte commun de notre mariage. J'ai décidé de me présenter ici sous mon nom de jeune fille. Quitte à choisir entre des parents menteurs et un mari alcoolique, tous trois professionnels de l'adultère, je préfère encore les parents. Je sais bien que je ne suis pas objective, amis à quoi y penser sans cesse ? Je vais continuer à envoyer ces fichus papiers de divorce jusqu'à qu'il accepte, ce troupeau de mules. J'ai bloqué tous ses appels, supprimé tous ses mails, mais je n'en ressens aucune satisfaction : chaque que j'entends mon téléphone sonner, chaque fois que je vois l'intitulé "Nouveau Message" dans ma boîte de réception, je brûle d'aller voir : je brûle que ce soit lui. Et puis à la dernière seconde je me souviens de ce qu'il m'a fait.

Je n'ai pas repris contact avec mes parents. Je leur ai seulement dit que j'étais arrivée et que j'allais essayer de voir ce qu'a Ellias. Ils ne s'attendent tout de même pas à un miracle, non ? Surtout si c'est à cause d'eux qu'il est dans cet état. Je serais vite fixée. En attendant, je viens d'apprendre que mon ex-titulaire en cardio-thoracique et mon ex tout court aussi, est ici, en ville. Bizarrement, le fait que nous travaillons dans le même hôpital ne me fait ni chaud ni froid. En fait, la première fois que j'ai recouché avec lui, c'était plus par vengeance envers mon futur-ex-mari que par désir pour lui. Oh, bien sûr, il y a toujours l'attirance, mais je ne m'engagerais jamais, plus jamais sur ce terrain-là. Je pleure déjà assez chaque nuit dans mon lit froid, seule sous les draps. Je ne dois pas laisser mes larmes gâcher ma nouvelle vie : même si celle-ci s'annonce imprévisible et que ça me fait peur.


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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Sam 24 Mai - 15:32

Officiellement bienvenue et bonne chance pour ta fiche. Si tu as des questions nous sommes là. Smile
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Sam 24 Mai - 16:04

bienvenue mademoiselle I love you
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Ellias Cavanaugh
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les imparfaits
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Date d'inscription : 18/04/2014

MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Sam 24 Mai - 17:09

Soeurette     
Bienvenue officiellement   

_________________
I am here still waiting though
With a broken heart that's still beating ✻ I'm falling apart, I'm barely breathing.With a broken heart that's still beating.In the pain is there is healing. So I'm holdin' on, I'm holdin' on, I'm holdin' on
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Sam 24 Mai - 17:13

Frérot Very Happy  Twisted Evil   
Merci beaucoup à vous tous Wink
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Sam 24 Mai - 17:32

Te voilà! Very Happy

Bienvenue chez nous!
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Nolan Morris
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les conditionnels
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Date d'inscription : 08/05/2014

MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Sam 24 Mai - 17:49

Bienvenue
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Sam 24 Mai - 21:09

Merci   
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Trinity O'Hara
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les présents
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Date d'inscription : 22/04/2014

MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Sam 24 Mai - 21:27

Bienvenue parmi nous ma jolie.  Twisted Evil 

_________________
Purple haze, all in my brain !
I follow the Moskva, down to Gorky Park. Listening to the wind of change ! An August summer night, soldiers passing by listening to the wind of change ! The world is closing in, did you ever think !
 
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Dim 25 Mai - 10:43

Bienvenue   
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Dim 25 Mai - 10:46

Merci   
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Invité

MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Dim 25 Mai - 12:18

Welcome
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Dim 25 Mai - 13:14

bienvenue I love you
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Dim 25 Mai - 16:29

HA te voilà!

Bienvenue par ici!  Twisted Evil 
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Dim 25 Mai - 16:45

Oui, me voilà
Merci   
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Lun 26 Mai - 15:40

Ashley   
Bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche   
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Lun 26 Mai - 15:45

Bradley   
Merci   
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Ven 30 Mai - 22:14

bienvenue I love you
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Devon Nightingale
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les présents
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Date d'inscription : 20/04/2014

MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Sam 31 Mai - 17:06

Bonjour à toi mon petit.

Ton délai se termine aujourd'hui. Si tu as besoin d'aide ou de temps supplémentaire, il ne faut pas hésiter à avertir un membre du staff. Pour le moment, ta fiche sera déplacée dans la partie des fiches en danger. Il suffit de nous donner signe de vie pour que nous te remettions au bon endroit.

En espérant que tu restes parmi nous.

_________________
set me free. leave me be.
Something always brings me back to you. It never takes too long. No matter what I say or do, I still feel you here 'till the moment I'm gone.@ ALASKA.

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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Jeu 5 Juin - 15:09

Waaa comment ça se fait que j'aie pas vu mon mail  scared 2 
Boon j'ai plein de temps libre donc je compte bien finir cette fiche  

Dimanche au plus tard j'aurais fini  Embarassed 
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Ven 6 Juin - 13:23

bienvenuuue I love you
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Ellias Cavanaugh
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les imparfaits
vos messages : 1878
Date d'inscription : 18/04/2014

MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Ven 6 Juin - 13:39

D accord on te laisse jusqu à imanche pour finir ta fiche  Razz 

_________________
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MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Ven 6 Juin - 15:04

Merci /o

EDIT : vala, terminée comme promis <3
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Ilan Avery
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les futuristes
vos messages : 316
Date d'inscription : 23/04/2014

MessageSujet: Re: REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]   Dim 8 Juin - 17:20

« tu es validé(e), bravo   »

Cette histoire  Twisted Evil  est très complète. J'ai adoré la lire, ton personnage est intéressant, hâte de voir ce que cela va donner .

Pour débuter ta vie sur le forum, il ne faut pas oublier de remplir correctement ton profil. C'est très important de venir recenser ton avatar et ton pseudo. Pense à venir demander un logement si tu ne veux pas dormir dans la rue. Il faut en profiter pour jeter un coup d'oeil au reste des demandes et au système de point. Tu peux passer par l'agence de rp si tu souhait que le pnj te trouve une idée de rp avec un des membres. Maintenant que tu as fait toutes ces étapes ennuyeuses, nous t'invitons à te créer ta fiche de lien et à la compléter le plus vite possible. Il y a une fiche de lien à votre disposition, pour suivre les couleurs du forum et pour vos fiche tentez de ne pas déformer le forum avec vos fiche, c'est un maximum de 430px. merci. Il faut poster la fiche de lien avec le nom de votre personnage en premier puisque les fiches sont classées en ordre alphabétique. C'est important de faire parvenir par message privé au compte pnj des rumeurs/secrets (et de nous préciser ce qu'elles sont) au sujet de votre personnage, qu'elle soit vraies ou fausses, question que nous puissions les utiliser pour vous mettre des bâtons dans les roues. Vous ne pourrez commencer à rp qu'une fois que cela sera fait. Juste un petit rappel pour les posts rp, si vous mettez des cadre et tout, veuillez à ce que cela ne dépasse pas 450px en largeur, pour ne pas déformer le forum. merci. Une fiche a été construit pour vous ici : fiche pour les posts rp . N'oublies pas de passer par la partie communication, un tas de chose t'attends. Et surtout. Have fun.  

_________________

ordinary act of bravery
When you feel my heat Look into my eyes It's where my demons hide It's where my demons hide Don't get too close It's dark inside It's where my demons hide
dusty scarecrow.
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REBECCA ¤ Parce qu'il faut savoir lâcher prise. [TERMINÉE]

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