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  We ain't born typical.

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Michael O'Hara
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les présents
vos messages : 49
Date d'inscription : 26/04/2014

MessageSujet: We ain't born typical.   Lun 12 Mai - 16:32


We ain't born typical.

- ft The O'Hara





«  U R A Fever »

Il se réfugia au domicile dès vingt heures, soupirant des volutes grisâtres depuis le balcon alors que le soleil s'éteignait. Quelque chose le bloquait pour entrer dans son processus nocturne. De coutume, il supervisait sa boite de nuit à cette heure-ci — ayant pris assez de repos en début d'après-midi pour pouvoir être lucide tout au long de la soirée/matinée. Ce n'était ni l'ennui ni le malaise, juste le goût de déroger à ses propres règles, d'être l'investigateur d'une évasion alors que l'on a crée les murs. Sa cigarette avait pourtant un goût amer, la villa lui paraissait froide et l'atmosphère pesante. De plus en plus, ces derniers temps, il remettait en question des idées jusques-là gravées dans le marbre de son existence. Son ambition sans borne était la cible de ses pensées-critiques, sans compter la manière dont il gérait son temps ; dormant, buvant, travaillant. La seule pièce qui ne subissait pas cette régulière marée d'interrogations n'était autre que sa compagne — alors qu'il y avait matière à réfléchir. Un léger vent frais vint le cueillir sur le balcon, le forçant à se replier après avoir écrasé son poison dans le cendrier.

Toujours en costume, il en retira une première partie (la veste) avant de se préparer un fond de cognac. Il lui fallait quelque chose de brûlant, l'élément le plus en corrélation avec de l'acide. Calé dans le salon, il alluma la télévision davantage pour avoir un fond sonore qu'autre chose. Son téléphone vibrait ; à l'autre bout de la pièce, dans sa veste abandonnée sur une chaise. Pendant un temps, il songea à ne pas répondre, soucieux de se détendre loin des affres du travail mais son esprit n'eut qu'à susurrer trinity pour que ses muscles s'exécutent, lui faisant presser le pas pour décrocher l'appel. Il s'agissait bien de sa femme, s'interrogeant sur l'emplacement de son époux. « En compagnie d'une dizaine de prostituées. Non, j'ai préféré rester à notre demeure; disons que je prends un congé. Si tu veux, je peux t'en accorder un également, à quand bien même je ne te promets pas du repos.  »  Il était grivois, pour ne pas évoquer d'autres adjectifs moins soignés, dès lors qu'il s'entretenait en privé avec Trinity. Même si leur mariage était sur un socle bancal et menteur, le temps avait fait son œuvre, les liant inexplicablement l'un à l'autre. Lui qui pensait déjà au divorce avant de donner son nom à la jeune femme n'avait désormais plus que l'envie de la protéger et d'occuper (la plupart du temps) ses pensées. Il raccrocha sans avoir eu de réponse claire, se fixant dans l'esprit qu'elle se ferait plus sérieuse pour compenser son laisser-aller. Le liquide alcoolisé lui brûla comme prévu la gorge, un courant électrique traversant ses membres dans la foulée et lui offrant dès lors un retour à la réalité plus saisissant qu'une gifle.

Il quitta le salon après une dizaine de minutes, hypnotisé par les publicités et les différentes chaînes d'information. Michael se déshabilla dans la salle de bain, lentement, avant de sentir son corps sous l'eau chaude se revigorer. Il lui fallait réordonner ses pensées, redevenir un peu moins laxiste, plus agressif. Mais avant tout cela, il ne pouvait s'empêcher de méditer à une semaine de tranquillité, un moyen de faire descendre la pression et de le remettre au même statut qu'un simple mortel. Pouvoir mordre les plaisirs simples. Utiliser l'argent qu'il possédait, qu'il emmagasinait. Il lui fallait en toucher deux mots à sa femme pour obtenir et son autorisation et sa compagnie à d'éventuels projets.


 
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Trinity O'Hara
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les présents
vos messages : 885
Date d'inscription : 22/04/2014

MessageSujet: Re: We ain't born typical.   Dim 25 Mai - 16:33


We ain't born typical.
Ft. Michael & Trinity O'Hara

La musique résonnait dans son esprit, des notes lancés dans cet endroits, des chahutements perceptibles à chaque coin de cet endroit. Des faisceaux de lumière perçait la pénombre de ces lieux alors que son regard divaguait de part et d’autre, à la recherche d’une silhouette familière, de cette carrure éveillant en elle ce besoin inaliénable. Trinity se perdait dans ces recherches, en vain. Délaissant les serveuses, elle attrapait son téléphone portable avant qu’un sourire puisse casser ce moment solennel, sans une once d’inquiétude, seul cet air inquisiteur vint se dessiner sur le visage angélique de la jeune femme. Les réponses apportées par son mari ne furent pas celles escomptées, une inquiétude, à peine perceptible vint envahir son esprit. Lui, cet homme dont le professionnalisme régnait dans chacune de ces soirées, dont le regard perçait ceux des habitués, ce regard qui lui permettait de rester là, présente dans ces lieux et tentait de chercher cette approbation constante. Au plus profond d’elle, ne pas le voir en cet instant lui fit ressentir un vide constant. Certaines directives furent lancées et ses talons résonnaient dans ce couloir étroit menant au bureau de son compagnon. Attrapant deux, trois, choses, elle laissait ce club derrière elle afin de pouvoir le quitter. La musique se fit de moins en moins perceptible alors qu’elle pénétrait dans son véhicule. La pénombre de la nuit perçait dans le ciel de Caerphilly et son véhicule s’engageait au travers de cette ville. Un sourire était, constamment, présent sur le minois de cette demoiselle, son esprit semblait vouloir se rassurer. Ce n’était pas dans les habitudes de son partenaire, de s’octroyer un instant de répit dans l’agitation des affaires. La demoiselle voulait en avoir le coeur net. Le poids des années agissaient sur elle comme un élément destructeur. Ressentant cette envie de le voir, de sentir cette protection conjugale, n’être qu’une simple poupée dans les bras d’un marionnettiste, ressentir cette étreinte protectrice qu’il lui assurait. D’un point de vue extérieure, leur couple s’était crée sur de solides bases, dont l’amour était l’élément clé, pourtant dès leur rencontre, une affaire était en négociation. La vie commune avait laissé la complicité, l’affection prendre part à cette union.
Le club était loin d’elle, seul le calme régnait dans cette partie de la ville. Au bout de la rue, elle aperçut son domicile ainsi que la voiture de son compagnon, effectivement il était bien chez eux. Se garant devant cette immense villa, elle se perdait souvent dans les méandres de sa nouvelle vie. Trinity est une jeune femme droite, loyale, issue d’une famille croyante où les principes d’altruisme, de générosité, d’amour sont les hymnes constantes. Sa voiture avait rejoint la propriété, une silhouette blonde en sortit afin de presser le pas. Elle avait beau travailler dans le monde de la nuit, elle n’appréciait guère se promener, seule, lorsque la nuit était présente. Remontant l’allée centrale, la porte fut à portée de mains, elle pénétrait dans ce lieu. A première vue, ce lieu contrastait avec leur vie au club, pourtant cet endroit était son havre de paix, sa parcelle de bien-être lorsque son esprit se voulait orageux. Entrant avec insistance, chez elle, elle signalait sa présence simplement. « C’est moi ! ». Laissant ses talons trôner dans l’entrée, elle laissait tomber sa veste par la même occasion, laissant cette robe noire prendre toute sa tenue. En empressant le pas, elle ne vit aucune trace de son mari dans les différentes pièces parcourues. Dans le salon, seule la télévision marquait le signe de sa venue. La jeune femme montait l’escalier l’emmenant vers leur part d’intimité. Certains bruits se firent entendre dans la salle de bain, sans prendre la peine de s’annoncer cette fois-ci, elle pénétra dans cette pièce jouant sur la discrétion. Il se tenait bel et bien là, la fumée s’échappant de la douche et ce corps se dessinant, de manière subtile, le lui prouvait. Refermant la porte derrière elle, elle s’approchait doucement, se contentant de s’adosser contre le lavabo et croiser les bras face à sa poitrine. Sa voix se fit insistante, afin de passer au travers les éclats de l’eau contre la paroi. « Tu ne m’en veux pas, j’ai renvoyé les prostituées chez elle. Je trouve qu’une dizaine, cela aurait diminué l’attention que tu m’accorderais.  » Cet air licencieuse se dessinait sur ses traits, alors que son regard ne quittait pas cette paroi. « Certaines personnes furent surprises de ne pas te voir au club ce soir, il y avait une autre raison à ton absence ce soir ? Hormis le fait que tu souhaites prendre congés, bien entendu. » Décroisant les bras, elle se tournait afin de faire face au miroir jonchant le mur et sa main passait dans ses cheveux, replaçant cette pince, retenant cette crinière indomptable.   

_________________
Purple haze, all in my brain !
I follow the Moskva, down to Gorky Park. Listening to the wind of change ! An August summer night, soldiers passing by listening to the wind of change ! The world is closing in, did you ever think !
 
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