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 beautiful disaster - pv

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Jax Doherty
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MessageSujet: beautiful disaster - pv   Mar 2 Sep - 3:41


You wore me out and left me ate up

Je laisse l'eau brûlante ruisseler sur mes épaules, seule source de réconfort depuis le retour des États-Unis. Entre ça et les rations de bourbon, je m'en tire à bon compte. Mon épouse légitime ayant eu la judicieuse idée d'aller visiter une amie à Cardiff, m'offrant au passage l'aimable possibilité de me complaire de ma médiocrité et de méditer sur mon profond sentiment de culpabilité et de honte. Pour ce que j'en sais, je ne me suis jamais remis en question, et pourtant je me retrouve à griller cigarette sur cigarette, incapable de trouver une issue sans dommage collatéral à ce merdier. Je ricane doucement, prenant bien conscience du poison que peut être les charmes voluptueux d'une demoiselle aux mœurs légères et aux sombres motivations tandis que l'homme est faible lorsqu'habillement manipulé. Je m'impose ce rôle de victime tout en le rejetant du revers de la main, selon toute vraisemblance, j'ai foncièrement accepté dans un état second de l'épouser, non? Mes phalanges entrent en contact avec la façade de céramique, la douleur diffusant une béatitude remarquable considérant les tourments qui m'affligent. L'idée de trahir Harley de la sorte, malgré nos différents, nos disputes, nos problèmes, est sans doute le comble de l'ironie. Après avoir maintes fois défendu mon intégrité alors qu'elle soupçonnait l'adultère ou quelque forme de luxure autre, après avoir quitté un métier qui me passionne pour sa présence et d'avoir accepter des compromis auxquels je n'étais pas familier pour m'éviter son départ, je lui donne visiblement raison. Putain de merde, j'ai un problème si j'enfile un jonc, même profondément atteint, et enfonce ma langue dans la bouche d'une demoiselle qui frôle la majorité. Pathétique personnage, je suis que l'ombre de moi-même, m'abaissant à cette impuissance alors qu'elle me tient poing et main liés. On peut même dire que la gamine me tient par les couilles sans le moindre plaisir qu'on puisse en retirer dans différentes circonstances. Je reste immobile pendant de longues minutes, insensible à la brûlure qui macule maintenant ma chair. Faisons pénitence, tiens, c'est pas con comme idée.

« Tu reviens quand, déjà? » que je souffle dans le combiné, une cigarette fumant entre mes doigts. Le regard porté vers l'horizon, la voix de Harley résonne dans mon oreille avec la curieuse impression qu'elle sourit à l'autre bout du fil « Ce vendredi, pourquoi, je te manque? ». Puisse-t-il être amusé ou attendri plutôt que froid et méfiant. Je dois me rappeler à l'ordre, d'éviter de démontrer un fiel trop important d'une affection désespérée. Pour un peu, j'inonderais chaque pièce où elle foule le sol d'une douzaine de roses. Je m'y refuse, trop perspicace pour ne pas y déceler là quelque forme de manipulation. Je me lève de mon fauteuil, m'approche d'une fenêtre sur laquelle je presse mon front « L'odeur de ton parfum fane, comme tes fleurs ». Un silence s'installe, bref, soudainement interrompu par des coups succincts sur la paroi de chêne de la porte de mon bureau « Je te laisse travailler ». Elle raccroche, et je regrette de ne pouvoir m'enfiler une rasade de bourbon avant d'ouvrir. Ma mâchoire se contracte à l'invité qui ne tarde pas à se frayer un chemin à l'intérieur, négligeant foncièrement le fait qu'elle n'y soit pas invité « Nora, allez entre, je t'en prie ».
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Nora Jernigan
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MessageSujet: Re: beautiful disaster - pv   Mar 2 Sep - 9:00


Killing you softly


Mes doigts habiles prennent le temps de rouler minutieusement le joint que je compte me fumer dans moins d'une quinzaine de minutes. Avec cette histoire de mariage, je n'ai pas pu avoir une minute pour moi. Et malgré tout ce que l'on peut en dire, la ganga a toujours été la  pour me donner encore plus d'idées à la con quand il m'en fallait plus pour passer à l'action. Je calle enfin mon joint entre mes lèvres avant de l'allumer pendant que le discours moralisateur d'une fille résonne dans ma tête quant à la bague autour de mon annulaire. A croire que j'ai besoin d'entendre les conneries de quelqu'un d'autre, comme s'il n'y en avait pas assez dans ma propre tête. Je me laisse porter par les bouffées que je prends sur mon joint sans penser à tous les méfaits que je vais causer, ni à ce que me coûte cette bague à moi. Le fait de la garder, c'est fait pour emmerder monsieur Doherty, seule personne qui sait avec qui je me suis mariée, puisque c'est lui. Les autres n'en savent rien et visiblement, cette bague en toc commence à me porter préjudice auprès des mâles. Et ça, voyez-vous, c'est franchement mauvais pour ma santé. Encore plus pour celle de mon mari. Je fume mon joint tranquille, me perdant plusieurs minutes dans une gaieté qui ne m'est absolument pas inconnue. Dans une heure, il faudra que je sois à la fac, ensuite j'irai voir monsieur Doherty. Il serait temps que mes plans entrent en action après tant d'attente. Quoiqu'il fallait bien laisser un peu de liberté au bonhomme avant de l'en priver totalement, avant qu'il ne puisse plus se sentir bien quand il sort dans la rue, avant de filer des crises d'angoisse. Pauvre homme, si seulement il avait su.

Mes pas se font léger tandis que je sors de mon cours, après tout, c'est mon heure de savourer les biens faits de l'union du mariage. Arrivée devant le bureau de mon cher époux, je toque à la porte. Attendant presque patiemment qu'il vienne m'ouvrir avant de le faire sans son autorisation. Je ferme la porte derrière moi tandis que je le vois au milieu de la pièce. Le sarcasme dans le ton de sa voix me laisse comprendre qu'il n'apprécie guère le fait que je sois dans son bureau. Tant pis pour lui. « C'est un plaisir de vous voir pour moi aussi, monsieur Doherty, ou devrais-je dire cher époux? » Je pose mon regard dans le sien et je remarque qu'il est au bord de l'implosion. A croire que j'en suis la cause au vu du regard qu'il me jette. « Est-ce que je devrais vous tutoyer? » Je prends un air presque soucieux. « Non, en fait, c'est plus excitant comme ça. » Que je finis par ajouter pour moi-même. Concrètement, j'aurais pu tomber sur quelqu'un de beaucoup plus moche. La, c'est presque un cadeau. « Vous savez, monsieur, une compensation pour notre absence de vie commune ne serait pas de refus. » Le laissant ainsi mariner ce que j'allais bien pouvoir lui demander. Puis ça me laissait le temps d'y réfléchir. De toute manière, je vais bien voir comment il compte sacrifier sans lui donner une somme directement. « Tout le monde n'a pas vos moyens financiers et vu que maintenant nous sommes mariés, je me disais que vous ne laisseriez pas votre seconde épouse se débrouiller toute seule? » Je l'observe s'installer à son bureau avant de me lever à mon tour et de faire comme si je regardais ce qui était affiché sur les murs. Je souris, avant de m'asseoir sur son bureau, juste en face de lui. Ma jupe ne laissant que très peu pour l'imagination après que je l'ai remonté sur mes cuisses. « D'autant plus qu'un goût d'inachevé trotte sans cesse dans ma tête. » Dis-je tandis que ma main était déjà en train de caresser son bras et qu'un sourire joueur et puéril était pendu à mes lèvres.
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Jax Doherty
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MessageSujet: Re: beautiful disaster - pv   Mar 2 Sep - 13:25


You wore me out and left me ate up

Elle entre comme la furie qu'elle est, tempétueuse demoiselle qui marche avec des pas de conquérants. De toutes, il fallait bien que je tombe sur une qui soit dotée d'une grande gueule et qui semble plutôt encline à s'en servir dans son propre intérêt. Certes, avoir simplement éviter de lever le coude trop souvent à l'autre bout du monde m'aurait épargné bien des tracas, mais la clôture de cette grotesque scénique où Nora Fernigan décroche le rôle principal est bien le comble. Lorsque la porte se referme derrière elle, enfermant les effluves sucrées de son parfum en même temps que nous deux, le bureau me donne l'impression d'être nettement plus petit. Je contracte la mâchoire alors que je décide de prendre place sur le fauteuil, le toisant d'un regard acier qui exprime un profond mécontentement. Il n'y a aucun aspect légal où elle a ascendant sur quelque possession, jouant nettement plus de celui psychologique de la chose. Pour ce que j'en sais, ce sera simplement tout comme aux yeux de Harley, puis elle, cependant, pourra venir me déposséder de tout ce que je possède, dignité et intégrité raflées au passage « Ce n'est pas exactement le mot qui me vient en tête ». Si j'osais croire qu'elle ne s'abaisserait pas à pareilles requêtes, croyant à quelque part qu'elle puisse avoir la décence d'enterrer cette histoire et me laisser cuver ma propre honte, me voilà désenchanté. Je soupire longuement, tente d'éviter que mes poings se contractent au même moment. Mon regard se braque dans le sien, implacable, ne cillant pas alors qu'elle le soutient sans trop de peine « Tu veux du fric? ». J'éclate finalement de rire dépourvu d'amusement, me redressant légèrement pour imposer ma présence, rapprochant ainsi mon visage du sien « Sais-tu le cataclysme qui risque de céder sous toi et moi si tu choisis cette voie-là? ». Je n'apprécie pas les menaces, qu'elles soient énoncés d'un ton féroce ou encore mielleux. Il n'y a pas de fin où elle s'en sort indemne, et je dois sans doute commencer à appréhender le fait que je sois moi-même traîné dans la boue à un moment ou à un autre « Tu n'aimeras pas ce que tu vas trouver, crois-moi ».

Moi qui songeait à sciemment la virer sans plus de cérémonie, voilà qu'elle s'installe avec aisance, féline comme elle ne cesse de l'être de façon détournée depuis le vol de retour. Sa manière plutôt vulgaire d'user de ses charmes est éhontée, n'en reste-t-elle pas moins conscience d'en posséder. Une femme qui sait se servir de ce que la nature lui a donné avec confiance est, inexorablement, une femme dangereuse. J'en sais quelque chose, j'en ai épousé une. Ironiquement, je me fais remarquer que j'en ai même épousé deux. C'est la paume qui parcoure mon bras qui me tire de mes rêveries. Je me lève brusquement, referme avec une délicatesse sommaire ses cuisses entrouvertes avant de poser mes mains sur le bureau, encadrant ainsi la jeune femme « J'espère que tu le sens bien sous ta langue, ce goût amer, parce que c'est tout ce que tu vas obtenir ». Je détaille ses traits du regard, son air mutin, sauvage. À une époque, dans des circonstances différentes, j'aurais sans doute pu poser un regard concupiscent. Seulement maintenant, elle est synonyme d'une malédiction qui s'abat sur ma tête, une putain d'épée de Damoclès. Je me recule prestement, lui adressant un sourire entendu « On peut en rester là, laisser ces conneries derrière et basta, tu retournes à plumer un autre pigeon, d'accord? ».
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Nora Jernigan
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MessageSujet: Re: beautiful disaster - pv   Mar 2 Sep - 14:08


Killing you softly


Visiblement, Doherty était plus mécontent de la voir. Pas tout à fait surprise, je dois avouer que le voir dans cette position inconfortable me force à sourire avec amusement. Cela dit, ma présence n'a pas l'air de le surprendre autant qu'elle l'emmerde. Je pourrais probablement le pousser à bout assez rapidement si je m'y mettais vraiment, mais actuellement, l'envie de négocier était plus importante que l'envie de le gonfler. Quoique faire les deux ne serait certainement pas bien compliqué. En fait, sûrement que mon entrée dans son bureau lui filait déjà mal au crâne. Peut-être que je devrais trouver d'autres façons de m'amuser, mais c'est tellement facile. Tellement facile de provoquer cet homme-là que je ne vois pas pourquoi j'irais chercher à faire quelque chose d'autre. Malgré le fait que ça puisse l'agacer. Après tout, que peut-il faire? M'envoyer me faire foutre? Pas comme si ce serait la première fois qu'on m'enverrait chier à cause de mes talents d'emmerdeuse de première. Ça voudrait même dire que j'ai réussi. Son regard vient se poser dans le mien quand il comprend la requête que je viens de lui faire et je ne le quitte pas du regard, un sourire toujours perché au coin de mes lèvres. Il répond en tentant de me dire que je risque de ne pas apprécier ce qu'il pourrait se passer s'il me filait de l'oseille et je penche la tête sur le côté, un air perplexe fixé sur mes traits tandis que je le laisse rapprocher son visage du mien, ne quittant pas son regard. Certainement que ce sont mon insouciance et mon manque de réflexion poussée qui m'engrènent à ne pas lâcher l'affaire.

« À vrai dire, je ne sais pas qui paierait le plus cher ce mariage s'il venait aux oreilles du monde extérieur. Votre femme, le doyen... Je ne sais pas ce qu'ils en penseraient s'ils l'apprenaient. » Lui dis-je avec un sourire aussi entendu que son regard. Apparemment cette remarque le fait beaucoup moins rire que ma demande d'argent. À croire que nous n'avons vraiment pas le même sens de l'humour. Ou qu'il n'en a pas du tout. Tout est relatif. Je sens d'autant plus son agacement quand je m'installe face à lui, sur son bureau. Non pas que ça me dérange, au contraire, l'aguicher m'amuse. Pratiquement tout m'amuse de toute manière. Et j'imagine que c'est très facilement remarquable quand on me regarde. Il semble ne pas apprécier mes doigts qui effleurent son bras, puisqu'il se relève brusquement, fermant mes cuisses sans douceur tandis qu'il se perche aussi de moi, ses mains sur le bureau et son visage à proximité du mien. Je me retiens de rigoler quand la colère semble gronder dans le ton de sa voix, mais mon sourire montre parfaitement que la situation me plait bien. « Vous êtes d'autant plus torride quand vous êtes énervé, monsieur Doherty. Je devrais venir plus souvent. » Que je lui réponds, ne prenant pas vraiment note de ses paroles précédentes alors qu'il se recule d'un coup. J'humidifie mes lèvres en passant ma langue dessus tandis qu'il me propose avec plus ou moins d'amabilité de dégager. « J'aurais pu envisager cette idée, mais je crois que j'ai pas envie de laisser tout ça derrière nous, voyez. En fait, je prends un certain plaisir à vous voir dans tous vos états. En plus, vous refusez d'accéder à mes requêtes plus que raisonnables, c'est de votre faute si j'insiste. » Finis-je par dire avec gaieté.
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Jax Doherty
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MessageSujet: Re: beautiful disaster - pv   Mar 2 Sep - 21:28


You wore me out and left me ate up

Du putain de chantage, voilà en quoi j'en suis réduis, à devoir écouter la voix chaude de l'étudiante qui doit jouir de cet ascendant qu'elle peut avoir sur autrui. Si des principes ne m'étouffaient pas, je lui replacerais les idées d'une droite bien sentie, ou bien minimalement une gifle pour la sortir de ses projets fantasmagoriques. Sans doute n'a-t-elle pas reçu suffisamment de raclées étant gamine, puisqu'elle daigne nonchalamment s'en prendre à ceux à qui elle doit le respecter. J'imagine que c'est comme ça qu'elle prend son pied, la gamine, à jouer les troubles fêtes et à défier l'autorité, ce qui pourrait m'amuser si je n'étais pas son tout récent caprice. Mon regard se voile lorsqu'elle mentionne impunément Harley alors que mes phalanges me démangent, comme quoi je pourrais serrer quelque peu ce cou gracile entre ceux-ci, sans doute ferait-elle moins le paon en plein triomphe une fois soulevée de terre. Ma respiration s'accélère, le rythme de mon coeur qui se débat comme un malade dans ma poitrine. Je ferme les yeux, tente de faire le point et de retrouver une certaine zone sereine dans mon esprit pour ne pas jouer à son petit jeu de gamine capricieuse « Je perdrais absolument tout ». Le ton est implacable et ne laisse pas place à l'interprétation; on me tiendrait responsable de cette mascarade, et mon épouse légitime obtiendrait finalement la preuve que je suis indigne d'elle. Sans parler de tout ce qui vient comme réprimandes sociales vu ma position autoritaire sur Nora Jernigan. Je la questionne du regard, cherche à déceler quelque réponse à mon interrogation silencieuse sans y trouver ce que je cherche. Je lui demande donc de but en blanc « C'est pas un jeu, tu vas faire un putain de fracas avec ça, c'est à moi qu'on s'en prendra, mais on t'éclaboussera au passage. J'imagine que c'est pas ta première arnaque, hein gamine? ». Du moins, à l'habileté avec laquelle elle tient les rênes de notre petit entretien, j'ose imaginer qu'elle se montre au moins aussi intransigeante et mutine plus souvent qu'autrement...

« À force de jouer avec le feu, on se brûle ». Elle n'est pas un phénix, elle ne renaîtra pas toujours des cendres qu'elle laisse derrière elle. Son aura est incendiaire et sa gestuelle sensuelle pourrait me couper le souffle si Nora ne me tenait déjà pas par la gorge, d'une manière ou d'une autre, et tenter de raisonner un esprit pareil risque de me demander de l'énergie et du temps que je n'ai pas envie de lui consacrer. Je passe la main dans mon visage, faisant volte-face pour regarder à travers la fenêtre du bureau, espérant qu'elle puisse avoir un éclair de génie qui lui souffle d'aller voir ailleurs si j'y suis. C'eut été trop beau, sa voix résonne de nouveau derrière moi, et l'envie de la remettre à sa place avec une douceur toute relative m'assaillit de nouveau. Son air triomphant que je sens sans avoir à la regarder dans les yeux, supérieur, comme quoi elle est invulnérable « Il n'est pas trop tard pour opter pour le théâtre comme cursus universitaire ». Une furieuse envie d'en griller une me prend à la gorge, œsophage criant, hurlant pour une rasade de courage liquide. Je me fais violence pour ne pas céder à ces vices répréhensibles, du moins en plein bureau gracieusement mis à ma disposition par la fac « Allez, histoire qu'on se marre bien, quels sont tes termes précisément? ».
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Nora Jernigan
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MessageSujet: Re: beautiful disaster - pv   Mar 2 Sep - 22:00


Killing you softly


On ne peut pas vraiment dire que le doute m'envahit malgré les risques que je peux moi-même encourir, mais après tout, je pourrais très bien me faire passer par la pauvre victime du professeur manipulateur de ces jeunes demoiselles. Au vu de mon âge, on me croirait certainement plus que lui et même si j'en prendrais pour mon grade moi aussi, ce serait certainement moins pire que lui. Après tout, je ne suis pas déjà mariée, moi. Certes mes méthodes ne sont pas très orthodoxes, mais je ne crois pas avoir déjà fait quelque chose de naturellement bien sans aucune raison. Non pas que je le fasse toujours exprès, mais il s'avère qu'avec du recul, toutes mes actions me rapportent quelque chose au bout du compte. Probablement pour ça qu'on me dit souvent que je suis beaucoup trop chanceuse pour mon propre bien. Connerie de karma qui devrait un jour me retomber sur le coin de la gueule. Pas que ça m'effraie le moins du monde. Je n'ai pas le temps de penser à ce qui pourrait arriver, préférant largement penser à ce que je fais la, maintenant, tout de suite sans jamais me préoccuper de l'avenir, ou alors très peu. Briser sa vie? Ce n'est pas mon problème s'il a fait l'erreur de m'épouser. Il avait qu'à faire plus attention et surtout porter son alliance ce soir-la, certainement que s'il avait été plus prudent, rien de tout cela ne serait arrivé et il n'en serait pas là aujourd'hui. Moi, je ne fais pas que profiter de la situation en tant que jeune femme ambitieuse qui se voudrait retirer quelque chose de ce mariage bateau. « Ce serait terrible si ça arrivait. » L'ironie dans le ton de ma voix montre sûrement à quel point je me contre fous de ce qui pourrait bien lui arriver. Qu'il perde tout? La encore, pas mon problème. Quoique ce serait de ma faute, mais je n'ai pas à me préoccuper de son bien être. Surtout quand Monsieur commence à me faire la leçon.

« Monsieur Doherty, vous devriez sérieusement penser à arrêter d'essayer de me raisonner. C'est franchement inutile et ça nous fait perdre du temps. » Quant à la question qu'il m'a posé, je suppose que mon sourire narquois lui suffit comme réponse. Tirer une situation à mon avantage est en effet une chose que je fais assez souvent. Je passe une main dans mes cheveux alors que je l'écoute parler. Les sous-entendus dans ses mots me semblent évidents. S'il essaie de me dire que je pourrais regretter cette conversation dans le futur, je ne pense pas que ce soit le cas pour ma part. « Qui a dit que je n'aimais pas me brûler? » Mon sourire n'a pas du quitter mes lèvres depuis le début de notre entrevue et il est clair qu'il ne compte pas se faire la malle de sitôt. S'il pense que je compte quitter la pièce sans avoir obtenu quelque chose, alors c'est qu'il ne me connaît pas vraiment pas. D'ailleurs, il ne me connaît pas. Quel mauvais époux. Je l'observe me tourner le dos et une envie de me rapprocher ne serait-ce que pour le tester une nouvelle fois s'empare de moi, mais j'hésite plusieurs secondes. « Le théâtre? Non, je préfère assister à vos cours, c'est plus intéressant de croiser votre regard fuyant devant votre classe. » Que je lui réponds, m'avançant pour me retrouver à une certaine proximité de lui. Puis je l'entends me demander les conditions de notre accord et à nouveau, une vague d'assurance s'empare de moi. Quoique cette dernière ne m'a jamais vraiment quitté. Je viens me poster dos au mur à côté de la fenêtre où son regard est posté. « Pour commencer, je ne compte pas avoir de mauvaises notes en économie. C'est ma spécialité, voyez et ce serait bête que je me la loupe. » Ça, c'était la partie évidente. « Ensuite, je nous verrais bien aller faire une virée à Cardiff. Je suis gentille, je nous éloigne de chez nous. Du shopping et un restaurant classe, ce serait vraiment le strict minimum. Pourquoi pas passer la nuit la-bas dans un hôtel quatre étoiles. Mais je vais commencer gentiment. Je vais pas complètement vous user tout de suite, ce serait vraiment déplacé de ma part, pas vrai, monsieur? »
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Jax Doherty
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MessageSujet: Re: beautiful disaster - pv   Mar 2 Sep - 23:02


You wore me out and left me ate up

Impitoyable, elle l'était. Pour une fois que ce genre de tempérament jouait contre moi, j'avais pour habitude de les voir venir à un kilomètre à la ronde, préférant les acculer au mur pour me permettre de jouir de leur talent lorsque je gérais encore les affaires, à Cardiff et autres métropoles anglaises ou galloises. Je me montrais sans doute plus insatiable qu'elle en affaire, les miennes avec une gloire plus reluisante que quelques misérables dollars à la clé. Non, avec des négociations éreintantes, la victoire avait un goût bien meilleur sur la langue alors qu'un adversaire défait devait s'en remettre à Dieu pour regagner son honneur perdu sur le champ de bataille. Voilà que je me faisais donner des leçons par une gamine opportuniste, jouissant d'une immunité précaire, quoique difficilement évitable. Je contracte la mâchoire à l'intonation que revêt la réponse offerte lorsque j'ai tendu la perche pour tenter de titiller une moindre once de conscience qui serait plus forte que sa cupidité. N'en reste-t-il pas moins que c'était bien trop beau pour être vrai, et la demoiselle se fait un plaisir de remuer le couteau dans la plaie sans attendre. Je croise son regard amusé et moqueur à la fois, mord l'intérieur de ma joue pour retenir des injures qui ne m'apporteront rien de bon, après tout, elle est bien capable d'enregistrer la conversation dans son propre intérêt.

« C'est bien dommage, moi qui te croyait suffisamment intelligente pour savoir où arrêter ». D'un point de vue académique, elle se tenait dans la moyenne supérieure, sans doute trop occupée par des machinations similaires pour réellement se dédier à ses études. Peut-être sa raison était trop profondément enfouie sous des amas de puérilité et d'immaturité pour être interpelé par cet appel au calme « Puis à te voir agir et te pavaner, je crois deviner que tu as bien du temps à perdre ». À son âge, je régissais déjà ma première entreprise, montée de toute pièce avec un camarade de cours, qu'on a su revendre à bon compte à la fin de la fac, s'enfilant des profits intéressants considérant notre inexpérience dans le domaine. Je crois qu'il s'agissait d'un service dans le domaine de l'informatique, je ne m'en souviens pas exactement. Je me garde bien de commenter sa réponse préprogrammée, me rappelant que je parlais à une demoiselle qui frôlait à peine la majorité. C'était déjà ça de pris, Doherty, t'en a choisi une qui sortait de la puberté plutôt que du primaire, excellent choix « À ce propos, évite les décolletés plongeants, c'est terriblement déplacé ». Paternaliste, histoire de clouer correctement son cercueil, pourquoi pas? Si elle était pour se moquer ouvertement de cette absurde parodie de mariage, valait mieux s'y mettre histoire de m'empêcher de perdre la maîtrise de moi-même. Je garde le cap vers l'horizon, me refusant à lui accorder le bénéfice de braquer mon regard dans le mien. Je l'écoute patiemment tandis qu'elle énonce ses conditions ridicules, finissant par ricaner en haussant un sourcil « Visiblement, tu n'as pas assez jouer la princesse quand tu avais la couche aux fesses, c'est-à-dire il y a pas si longtemps ». C'était complètement ridicule, et je peinais à réprimer une foncière envie de rire aux éclats. Je finis par détourner partiellement la tête dans sa direction « Et combien de temps ça durera avant que tu en demandes plus, une semaine? Qu'est-ce que j'y ai à gagner, de toute façon, outre le fait qu'on me prenne soit pour un macro ou encore pour ton père? ».
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Nora Jernigan
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MessageSujet: Re: beautiful disaster - pv   Mar 2 Sep - 23:37


Killing you softly


S'il pensait pouvoir m'atteindre avec quelques remarques cinglantes, il risquait d'être déçu. Malheureusement pour lui, ce n'était pas des phrases se voulant plus ou moins méprisantes qui calmeraient mes ardeurs. Lâcher l'affaire n'était pas une option que je comptais envisager de sitôt. Profiter de l'instant, de sa colère et de son regard se voulant assassin. L'irrationalité de l'excitation qui me parcoure à l'idée de le mettre en rogne, lui, le prof qui semble toujours bien perché sur son trône doré dans une sérénité bien moins paisible à l'heure actuelle. Excitation qui, d'ailleurs, était probablement palpable dans l'air quand on y faisait bien attention. Mais la encore n'était pas la priorité. Si on me considère comme sauvage, je ne peux qu'admirer le self-control dont il fait preuve. Je ne pensais pas qu'il en serait capable. Immature et insolente: deux adjectifs qui pourraient me qualifier, particulièrement en ce moment et si je pourrais tenter de me rattraper en lui disant qu'en fait, je pense que lui faire du chantage est stupide; ça ne sera pas le cas. Je ne compte pas me rétracter quoi qu'il puisse en penser. J'ai toujours été têtue après tout - et plutôt trop que pas assez - et ce n'est pas pour la belle gueule de monsieur Doherty que ça va changer. Je me contente d'un haussement d'épaules nonchalant quand il me sort qu'il me surestimait dans ma capacité de revoir mes plans. Et je souris, parce que ses tentatives ne fonctionnent pas. Il ne parviendra pas à me convaincre et ça me ferait presque de la peine pour lui tant il va en chier tant qu'il n'aura pas céder. Capricieuse? Probable, mais après tout, la, j'ai une bonne occasion de l'être et je ne compte pas m'en priver.

Du temps à perdre? Peut-être bien, après tout, quand je ne fais pas de conneries, je m'ennuie. C'est plus fort que moi, il faut toujours que je trouve quelque chose à faire sinon l'ennuie me guette de beaucoup trop près. Dommage qu'il soit ma nouvelle cible. Je souris à sa remarque sur mes choix de tenue vestimentaire. « Ah parce que vous vous amusez à détailler les hauts de vos élèves en plus de les épouser? Je ne sais pas lequel de nous deux est le pire. Si je me souviens bien, ma poitrine vue n'est pas une vue qui vous a foncièrement déplut au lendemain de notre mariage... » Cette fois-ci, mon ton est beaucoup plus joueur qu'autre chose. Et il sait que ce que je viens de dire est vrai. Il était plutôt content de me voir ce matin-la, même dans l'inquiétude qui avait pu se lire sur tous ses traits. Quand je termine de lui annoncer la liste de mes envies, je l'entends rire avec mépris et s'il hausse les sourcils, je me contente de froncer les miens, gardant tout de même mon sourire sur les lèvres, parce que je sens déjà des mots doux s'échapper de mes lèvres quand j'entends sa réponse. « Tout le monde n'est pas né dans la même partie de la ville, monsieur. Alors je compte en profiter un peu maintenant que vous êtes mon cher et tendre époux. Après tout, il faut bien que vous serviez à quelque chose. » Que je lui réponds en levant les yeux au ciel avant de reposer mon regard sur lui, croisant presque le sien avant qu'il ne le fuit à nouveau. Tenterait-il de contenir des pulsions meurtrières? C'est possible. Et fortement réjouissant. « Quand même pas une semaine, monsieur. Faut pas exagérer, je dirais au moins un mois. Après tout, il faudra vous trouver une excuse pour vous éloigner de votre domicile. » Et par domicile, j'entendais sa femme. Le sarcasme dont j'avais fait preuve n'avait certainement pas été perdu à ses oreilles et je m'en délecte fortement, tandis que j'espère qu'il a été suffisamment rapide pour comprendre le sous entendu. « Ce que vous voulez, monsieur Doherty, hormis le fait que je vous laisse tranquille, sauf sur une durée déterminée sur laquelle nous serions tombés d'accord. Et que cela vous plaise ou non, je suis tout de même votre femme. Je pourrais certainement, moi aussi, faire quelques concessions. » Dis-je sur un ton qui se voulait plus sérieux que précédemment. Je ne suis pas non plus insensible, je sais être sympathique.
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Jax Doherty
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MessageSujet: Re: beautiful disaster - pv   Mer 3 Sep - 5:37


You wore me out and left me ate up

Il fallait bien qu'elle s'enflamme l'esprit pour si peu alors qu'elle sous-entend à profusion depuis qu'elle a passé le pas de la porte de mon bureau. Et même si une portion des conneries qui fusent d'entre ses lèvres est véridique, tout ce qui précède rend l'argument invalide « En toute franchise, il n'y avait rien de transcendant à admirer sous tes hauts ». Certes, c'est sans dessus aucun, ni pigeonnant, ni armature qu'il fallait s'avouer qu'une poitrine était la plus mise en valeur. Je n'ai jamais compris ce que les femmes cherchaient à se prouver en se faisant endurer l'inconfort de l'armature ou encore la contraction du tissu plus ou moins élastique venant enserrer le haut de la taille. Comme elle cherchait à faire ressortir ce moment où j'ai été pris au dépourvu, aussi bien lui admettre que si elle n'avait pas été délesté de cet atout par dame Nature, elle n'en était pas pour le moins aussi irrésistible qu'elle semblait croire pour en jouer de cette façon, tenant des paris risqués en battant des cils « C'est dans l'intérêt des quelques vertus qui te restent, si tant est que tu n'as pas tout balancer au gré de tes caprices ». Elle était une gamine, c'était un fait indéniable, mais Nora semblait tirer plaisir de faire passer ses caprices et désirs avant la convenance ou même les manières. Comment diable pourrait-elle acquérir une quelque maturité si elle se contentait des plaisirs physiques tels la cupidité et l'envie plutôt que de profiter de ses capacités à voir plus grand, imaginer des commerces florissants qui ne font pas dans l'extorsion et qui n'inclut ni mon mariage, ni mon avenir professionnel « Je me trouve maints usages plus utile que de pourvoir à combler les envies ponctuelles d'une opportuniste, j'en suis navré ». Ou pas. C'est bien ce qu'elle est, après tout, et que j'exècre en chaque point où elle a la conscience de pouvoir causer préjudice rien qu'en manipulant avec habileté cette vérité tortueuse où j'ai inexorablement loupé le droit chemin au passage...

« Est-ce que tu t'entends parler ou ne fais-tu qu'écouter le son de ta voix? C'est utopiste de croire qu'on peut s'en tirer à si bon compte, pour toi comme pour moi ». Comment diable croit-elle que je pourrais même trouver une indication expliquant à mon épouse que j'ai à m'éloigner de nouveau alors qu'elle m'a plus ou moins amené à prendre un poste exigeant près d'aucun déplacement? Comment expliquer à une connaissance rencontrée de façon fortuite la présence d'une jeune femme alors que Harley est à la maison? Si elle pensait que sa simple volonté suffisait, elle était d'autant plus sotte que je le soupçonnais. « On ne sort pas la carte de la sensibilité ni même de la pitié, autant me flinguer de suite » que je lâche, agacé par la tournure de la situation « Le simple fait que tu imagines entrevoir des concessions possibles dénote de ton manque d'expérience flagrant de la vie ». Avec les bons outils, en faisant preuve de générosité auprès de son avocat et même de jouer sur les précédentes frasques de la demoiselle, il y a sans doute moyen de désamorcer la bombe. Ce n'était simplement pas le bon moment de dévoiler son jeu, alors c'est avec un soupir que je conclus mon discours, irrité autant que faire se peut « Que comptes-tu obtenir aujourd'hui, histoire de patienter calmement jusqu'à ce que je vois ce que je peux faire pour notre arrangement temporaire? ».
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Nora Jernigan
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MessageSujet: Re: beautiful disaster - pv   Mer 3 Sep - 9:13


Killing you softly


Visiblement, la conversation semble vraiment dériver sur des sujets plus ou moins intéressants. Ma poitrine est certainement un sujet sur lequel certains mecs ont déjà dû débattre avec entrain, tout comme mon cul, mais la n'est pas la question, si? Sauf qu'il paraîtrait que nous sommes lancés maintenant sur ce sujet et je dois avouer que ça m'amuse de voir monsieur Doherty me lancer des piques à la-dessus. Cela dit, quoiqu'il puisse envoyer, je me sens suffisamment bien dans mon corps pour ne pas avoir besoin de le prendre mal. « Je vous renvoie le compliment à propos de ce qui se cache dans votre pantalon, rien de réellement palpitant. » Si on est dans le foutage de gueule maintenant, alors c'est avec plaisir que je peux me lancer dans ce genre de discussion, mais ce n'est pas dit qu'il ne trouve pas ça trop immature pour sa grandeur... Je hausse un sourcil, amusée. « Désolée de vous décevoir, monsieur, mais je crois bien que ma vertu est partie en courant quand je suis tombée dans la débauche. » Dis-je en haussant les épaules au passage, parce que c'est intéressant de le voir prendre un air plus décontracté. Ou tout du moins plus décontracté que depuis que je suis entrée dans son bureau. Certainement que je l'emmerde toujours autant et que ça n'est pas prêt de s'arrêter. Il est vrai qu'il se défend plutôt bien face à mes attaques et c'est sûrement pour ça que notre conversation en est d'autant plus intéressante. C'est bien dommage qu'il préfère faire autre chose que m'être utile, mais il va quand même finir par l'être. Pour son bien. Et le bien de son couple. Et le bien de sa carrière.

D'ailleurs, pour ce bien-être dans lequel il vit qui est bien précaire, il ferait mieux d'arrêter de contrer toutes mes demandes, sinon je pourrais rapidement être très agacée. Et mon agacement ne serait pas une bonne chose pour lui. Mais ce n'est pas ma vie qui est en jeu. Alors je me fous de ce qui pourrait se passer, mais lui devrait être plus prudent dans ses refus avant que je m'emporte et balance tout au monde entier. « Vous allez quand même devoir trouver une solution, parce que je risque de vraiment mal le prendre si vous ne me donnez rien. » Qu'il trouve des excuses auprès de sa femme, peu importe lesquelles; le fait est que je m'en fous. Tant que j'obtiens ce que je veux. Il devrait déjà l'avoir compris. Si je trouvais qu'il était amusant à regarder rager intérieurement, l'entendre parler et chercher des excuses pour me dire non est cela dit vraiment agaçant. Il devrait voir à se reprendre. Vraiment. Je le dévisage sans même prendre la peine de lui répondre, parce que ce n'est pas en ayant une discussion stérile que je vais obtenir quoique ce soit. Je croise mes bras sur mon ventre tandis que je l'entends finalement me demander ce que je veux aujourd'hui. Je tourne la tête vers lui, croisant son regard et remarquant un sourire, que je sais hypocrite, sur ses lèvres. « Aujourd'hui? Oh, j'aurais bien une idée, mais je sais déjà que vous ne serez vraiment pas d'accord. » Je conclue mes propos en laissant ma main venir frôler sa chemise, tout en me mordant la lèvre en souriant. « Je n'aurai pas à patienter longtemps, parce qu'en fait, je vous laisse une semaine. Vous pouvez encore me sortir une ribambelle de propos désagréables, sauf que ce n'est pas négociable. Je ne compte vraiment pas attendre un mois pour obtenir ce que je veux. Désolée, monsieur Doherty, mais si vous vouliez une vie tranquille, vous n'auriez pas du m'épouser. » Et dans quelques minutes, je vais devoir me rendre à mon cours de marketing, alors il va vraiment falloir qu'il accélère pour me donner satisfaction.
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Jax Doherty
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MessageSujet: Re: beautiful disaster - pv   Jeu 4 Sep - 4:41


You wore me out and left me ate up

La joute verbale était éreintante, ce qui habituellement me permet d'obtenir un certain degré de satisfaction. Pourtant, il n'y avait rien d'amusant à tirer de ces entretiens avec la demoiselle qui s'amusait à provoquer des choses qui risquaient de faire foirer tout ce que j'avais péniblement mis en place ces quinze putain d'années. S'il y avait bien une chose que je refusais, c'est de laisser une gamine me voler la quiétude à laquelle j'aspirais et j'exigeais avoir droit après des années de dur labeur à me tailler une place dans le panthéon des requins des affaires. Je n'avais qu'à honorer les responsabilités et les rôles du boulot d'enseignant pendant quelques années, trois ou quatre, puis je me retirais en grand en profitant de la quarantaine. Je comptais le faire auprès de Harley que je peinais à reconquérir après une décennie de mariage, songeant que de mettre en valeur sa peau d'albâtre avec des tenues seyantes au cours de soirées pour des œuvres de charité était une époque révolue. Il y avait mieux à faire pour simplement me délecter sa beauté que le temps ne fait que magnifier et je me complaisais à l'idée d'avoir les vingt prochaines années pour trouver comment. Voilà que c'est justement à ce travail que je pensais être la clé de la salvation de mon mariage alors qu'il venait tout juste, de façon arbitraire, de m'offrir l'occasion de tout foutre en l'air. Cette gamine en tirait plaisir, et il n'en fallait pas davantage pour me faire sortir de mes gonds.

« Et il se pourrait que je me montre moins conciliant avec tes conneries si tu continues avec tes menaces » que je lâche d'un ton irascible, témoignant de mon exaspération grandissante. Il lui en restait visiblement beaucoup à apprendre sur l'art de la négociation, et ce n'était visiblement pas de cette façon qu'elle parviendrait à trouver un terrain d'entente, du moins le temps que je trouve un moyen de lui faire perdre l'ascendant qu'elle croyait acquis. Un silence interrompt les monologues de la jeune femme et mes réponses aussi brèves que faire se peut. Derrière les portes fermées donnant accès à un couloir fréquenté de l'université, les rires fusaient et des bribes de voix se faisaient entendre. L'atmosphère entre ces quatre murs était loin d'être aussi conciliante, malheureusement « J'imagine que tu as bien conscience que d'un point de vue légal, ton argument n'a aucun poids? ». Malgré l'absence de mon alliance au moment où il aurait pu m'éviter bien des maux de tête, il n'était heureusement question que de Harley dans toute documentation notariée. D'ailleurs, et même si ça en choque quelques-uns, on ne reconnaissait pas en terre galloise la polygamie. Pour les autres arguments, Nora pouvait sans doute les brandir allègrement, mais l'ironie du mot époux sortant de sa bouche m'harassait particulièrement « C'est à se demander si tu es brillante, cinglée, ou les deux à la fois » lançais-je, perplexe, en croisant son regard. Je passe ma main sur mon visage brièvement, soupirant longuement, une fatigue m'envahissant soudainement « La cour, juste sous cette fenêtre, vendredi prochain ». J'ai besoin d'un remontant, et vite « Et maintenant, tu m'excuses, j'ai à faire ».
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